30.10.2006

Mani, messager de lumière

Texte issu de Mani, Christ d'Orient, Bouddha d'Occident, sur la vie de Mani.

http://mani.blogspirit.com/archive/2006/09/14/f-favre-textes.html

19.10.2006

Dits de Jan van Rijckenborgh: La voix du coeur solaire

Ecoutez. Vous devez apprendre à travailler avec les forces de votre âme! Beaucoup d'entre vous sont encore enfermés, liés fermement à la chair, fortement prisonniers de la puissance d'attraction magnétique de la matière inférieure. Dorénavant ceci doit changer. A cette fin, il est nécessaire que vous appreniez à connaître consciemment l'Autre-envous. Cette prise de conscience débute par l'auto-observation de vos pensées, de vos sentiments et de votre façon d'agir. Elle s'effectue dans le calme intérieur: dans la paix du coeur, loin de l'agitation journalière.
Conscient, l'élève le devient dans un endroit serein, dans de purs éthers. C'est seulement dans un champ étherique pur, que vous êtes en état d'expérimenter l'Autre-en-vous. Alors vous respirez dans sa force qui circule dans votre être-âme. L'Autre-en-vous vous enveloppe dans le tourbillon de sa lumière d'or. Et votre conscience perçoit alors son existence.
Si vous l'approchez ainsi, vous vous approchez du feu. Quittez les sensations de votre stature corporelle et entrez dans la Maison de votre Seigneur. Alors l'Autre-en-vous, dans votre nouvelle demeure, vous apprendra de quelle manière sont actives les forces de l'âme nouvelle. Car vous approchez de l'Autre sans le fatras des connaissances du monde de l'illusion, sans le périssable. Si vous approchez ainsi l'Autre, sans les ornements artificiels de l'être périssable, vous êtes le bienvenu dans la maison de l'âme. Alors, l'Autre-en-vous, vous conduit à sa vie propre, la vie originelle qui est Amour.
 
Jan VAN RIJCKENBORGH, Réveil 

18.10.2006

Dits de Gadal: la trace des initiés

Nous avons compris que la trace caractéristique laissée par les initiés est en vérité la Gnose, la Gnose de la nouvelle Naissance, que nous appelons de droit: l'Ere christique.

 

Antonin GADAL, Le triomphe de la Gnose universelle,

In de Pelikaan, Amsterdam, Pays-Bas, 2006. Distribution en France: éditions du Septenaire 
http://www.ritmanlibrary.nl/c/p/pub/av/av_25.html 

16.10.2006

Commander

Le livre « Mani Christ d'Orient, Bouddha d'Occident » est édité par les Éditions du Septénaire.
Le livre « Les mystères de Jésus » est édité par les Éditions Aléthèia et distribué par les Éditions du Septénaire.
 
Les Éditions du Septénaire
Les Éditions du Septénaire - www.septenaire.com
« La littérature gnostique à l'ère actuelle »

Les deux livres peuvent être commandés sur les sites suivants:

 

Nota: Pour le moment (12/09/2007), le livre de Timothy FREKE et Peter GANDY, Les Mystères de Jésus, n'est disponible que sur le site PRICEMINISTER, à l'adresse suivante:

http://www.priceminister.com/offer/buy/57735747

 

 

 

 

 

 





 

04.10.2006

Courrier des lecteurs: Les jardins de lumière

Le 03/10/06, Néocéphale<neocephale@wanadoo.fr> a écrit:

Bonjour,

Qu'avez-vous pensé des «Jardins de lumière» d'Amin Malouf?

Merci.

 

R: C'est un livre formidable. Ce fut d'ailleurs le point de départ de ma recherche. Le fondement historique est sûr, mais il est littéralement transcendé par le point de vue du romancier. C'est «le» livre à conseiller à toute personne voulant découvrir le personnage de Mani.

Toutefois, ce livre a ses limites. Entre autres, il n'aborde que très peu le véritable enseignement de Mani et toujours de manière consensuelle... Réhabiliter l'enseignement du prophète iranien et en montrer le fondement ésotérique et initiatique, généralement ignoré par les spécialistes, était mon objectif lorsque j'ai entrepris ma recherche.

J'espère y être parvenu... Etant donné le petit nombre de publications concernant Mani, je ne peux que vous conseiller la lecture de mon ouvrage en complément du roman de Maalouf.

 

Cordialement.

François Favre 

Le signe du Paraclet

«Jésus, premier Né, sauve-moi, s’écrie le psalmiste manichéen. Je veux ôter ce (vêtement) terrestre: ... l’ancien... je l’abandonnerai. Le feu du... de la ruse, et le camp des ennemis, je les soumettrai par l’armure du Paraclet. J’ai renoncé à toi, ô Satan. Les anges de (la lumière m’ont aidé à vaincre les)… des démons. Je m’extrairai de (la gangue) de ce monde et (je me détournerai) de la fausse lumière émanant de la quintuple étoile. Je détruirai la ruse des Archontes que je porte en moi et je rayonnerai dans le signe du Paraclet.»

Quand le moment est venu, quand les six phases du mystère chrétien d’initiation ont été réalisées par le candidat à la vie libérée, les deux corps, le corps matériel et le corps vital porteur de l’Âme nouvelle, peuvent être séparés l’un de l’autre. Cette rupture et ce détachement du vêtement de lumière s’accomplissent en six endroits: la tête (1), le cœur (2), les deux mains (3 et 4) et les deux pieds (5 et 6). Ces six aspects correspondent aux fameux stigmates du Christ crucifié et aux six points d’attaches du corps vital avec le corps physique. Le cœur est le siège de la rose; la tête, le siège du pouvoir mental, donc de l’esprit; les centres des deux mains sont les organes du pouvoir d’action; les centres des deux pieds sont les organes de l’activité motrice.

Chez les cathares ce processus de «détachement de la croix» s’accomplissait au cours de la cérémonie du consolamentum qui avait lieu dans la grotte de Bethléem, à Ussat-les-Bains dans le sud de la France, près de Tarascon sur Ariège.

Lors de cette puissante célébration, le futur parfait recevait le baptême du feu par imposition des mains, puis prenait place dans le Pentacle gravé dans la roche, avant d’être revêtu de la robe noire de l’Ordre, symbole de son nouvel état d’Âme vivante reliée au champ de l’Esprit.

Le rite manichéen de «la main droite», qui s’accomplissait de plusieurs manières à l’intérieur de l’Église manichéenne, remplissait probablement la même fonction que la cérémonie du consolamentum: le baptême de l’Esprit «consolateur» était conféré par les Anciens à celui qui était parvenu au terme de son processus d’endoura (la dissolution du moi et du Soi supérieur), celui en qui les «trois jours» (de douze heures) avaient triomphé des «deux nuits» et des «cinq sortes de grands combats».

Ce «saint baptême de Jésus-Christ» consacre ou confirme dans le candidat la séparation définitive des deux Principes, Lumière et Ténèbres, Matière et Esprit. «Va-t-en ainsi, joyeuse, est-il dit de l’âme victorieuse, entraînée vers la terre de lumière, scellée de ton sceau, avec tes couronnes [= chakras, roues de feu] qui ne se fanent point; Ceux qui portent la couronne reçoivent un saint baptême. Ils entrent dans le repos parfait [libération]».

Pour la «créature nouvelle», pour l’Homme parfait, la fin des temps, le «temps postérieur» s’est accompli. Il a intérieurement rétabli la tri-unité Esprit, Âme et Corps, symbolisée dans les textes manichéens par le vêtement de l’Ame, la couronne de l’Esprit et le sceptre de la nouvelle conscience, attributs du véritable prêtre-roi. Du cœur de l’homme pneumatique jaillit alors cet antique chant de louange, dédié au Mani de tous les temps: «Tu nous as délivrés de la douleur, ô Seigneur. O Paraclet, tu as répandu sur nous la joie. Toutes les églises célèbrent ton Mystère. Nous donnons aujourd’hui notre rose, comme les arbres donnent leur fruit, afin qu’elle devienne une couronne que tu poseras sur notre tête.» À cette invocation et ce témoignage spirituel il était ainsi répondu:

Salut à toi, ô Âme, qui a mis fin à la lutte en jubilant. Tu t’es échappée de la tanière du lion, de la demeure des voleurs, du corps de la mort, pleuré de tous. La mer et les vagues, tu les as vaincues par la foi. Les monstres qui voulaient envahir ton bateau, tu les as vaincus sur ta route. Ils ne t’ont ni reconnue ni comprise. La force du péché gémit, parce que tu lui as échappé soudainement. Car tu n’as pas suivi l’erreur et par ta Vertu grandissante, tu as éteint le feu de ses démons. Tu as confondu les chasseurs qui voulaient te capturer. Tu as déroulé leurs filets. Maintenant, ils s’étonnent de la beauté de tes ailes, parce que tu t’élèves avec la force de l’aigle jusqu’au colombier de la liberté.

 

François Favre, Mani Christ d'Orient, Bouddha d'Occident 


Le Trésor des cathares

Imaginez le développement d'une Jeune Fraternité Gnostique qui apporte en temps voulu le message de salut à l'humanité chercheuse dans la nature de la mort, et a pour tâche directe de récolter la moisson et de la faire rentrer. Prenons par exemple la Fraternité des Cathares [mais ceci vaut aussi pour les manichéens ou les rosicruciens d’aujourd’hui]. Quelques êtres libérés selon l'Âme et l'Esprit guidèrent cette Fraternité dès le début de son travail. Ceux-ci avaient accès au Champ universel de l'Esprit et donc à la totalité de l'Esprit Septuple. Les sept rayons de l'Esprit opérant ensemble en eux, ils possédaient intérieurement, au sens de la Gnose, la Connaissance de première main. Ils étaient emplis de l'Esprit Saint et accomplissaient leur travail dans et par l'Esprit Saint. Quel travail? Celui de semer et de moissonner. Semer l'Enseignement Universel, c'est-à-dire fixer magiquement la semence dans un sol qui lui était hostile, faire croître cette semence afin qu'en son temps, la moisson soit récoltée.

Comment ce travail s'effectuait-il? Comment s'effectue-t-il à l'heure actuelle? Selon une ligne directrice universelle? Immuablement la même à travers les temps? Non! les guides des Cathares durent, comme les guides de toutes les Fraternités gnostiques, tenir compte du temps, du lieu et des circonstances. Le monde change sans cesse; il passe par des stades de développement différents dont les travailleurs dans la Vigne du Seigneur doivent tenir compte. Les serviteurs doivent oeuvrer selon la conscience qu'ils ont acquise, dans une responsabilité totale.

Suivant les lignes directrices de l'Unique Loi qui transmet le message universel du Salut, ce message doit être actuel, dynamique, libérateur et pratique dans chaque ère où il se révèle. Car dans le monde de la mort tout message ancien est altéré, tronqué, atrophié et par conséquent rendu inefficace ou impossible à utiliser. C'est pourquoi les guides des Cathares durent en leur temps et de nouveau, libérer un enseignement, une méthode et son application, puisant directement dans la connaissance de première main au champ de l'Esprit Universel. Il n'y a pas d'exception à cette règle. Et comme cela va de soi, le tout est synchronisé aux rayonnements de l'Esprit Universel Septuple du moment. L'orientation du travail ainsi renouvelée, porte des fruits.

Les guides des Cathares ne disposaient donc ni de vieux livres, ni d'écrits anciens où puiser la connaissance et la sagesse, n'ayant plus en suite qu'à la transmettre et à la vivre? Non, ils étaient tenus de libérer pour eux-mêmes cette connaissance, cette sagesse et cette méthode à partir de l'Enseignement Universel même, par l'Âme-Esprit.[…] Les Cathares rédigeaient eux-mêmes leurs écrits, formulaient leur méthode, composaient leurs rituels et exerçaient leur magie.

[…] Nous avons la certitude que lorsque les guides des Cathares composaient et appliquaient leurs rites et leurs formules, leurs sacrements et leur magie, il y avait à la base de leurs compositions et de leur application, une connaissance de première main, transformée en vue de son emploi dans la nature de la mort et adaptée à la force des Rayonnements et des Lois du moment. Autrement dit: Trésor immatériel transformé en matériel, en substance.

 

Catharose de Petri, 24 décembre 1980 (ouvrage non disponible)

La résurrection de l'homme intérieur

Notez bien que le temple du corps né de la nature sert au réveil de l'âme, lequel a lieu dans le double éthérique, le corps vital. Ce corps est de même forme et de même structure organique que le corps matériel. C'est pourquoi notre Ecole Spirituelle dit que lorsque l'âme est arrivée à la maturité dans le corps vital, l'homme-âme est relié à ce corps vital, ce qui est naturel et logique.

Voilà pourquoi ces deux corps, le corps matériel et le corps vital, doivent s'arracher l'un à l'autre quand le moment en est venu. Le corps vital doit être détaché de la croix de la nature. Ce détachement de la croix est un phénomène très précis et très particulier. Il exige la survivance des deux corps, la résurrection des deux corps, et il attire votre attention sur six endroits, six points de la personnalité:

le coeur

la tête,

les deux mains,

les deux pieds.

C'est en ces six points que le corps vital de l'âme est relié à l'ensemble du véhicule que nous appelons le temple du corps né de la nature. Le coeur est le siège de la rose. La tête, le siège du pouvoir mental, donc de l'esprit. Les centres des deux mains sont les organes du pouvoir d'action. Les centres des deux pieds sont les organes de l'activité motrice.

Ce système entier peut être symbolisé par l'étoile à cinq branches, l'étoile de Bethléem, l'étoile de Golgotha, le chemin de croix du Christ. Ce chemin de croix n'a pas été un supplice mortel, et ne l'est toujours pas; il représente la résurrection absolue. Le chemin de croix christique est donc la résurrection du corps vital de l'âme, et en même temps la grande fête du but atteint par l'homme-temple. Car le temple du corps né de la nature et l'homme-âme demeurent dans le même microcosme, sont enfermés dans le même microcosme. En tant que tels, ils ne font qu'un et pourtant ils ne sont pas un.

Ce travail libérateur fut accompli dans le passé par la Fraternité précédente, la Fraternité des Cathares; il l'est aujourd'hui par la Jeune Fraternité Gnostique. La puissante célébration qui avait lieu dans la grotte de Bethléem à Ussat-les-Bains, dans le sud de la France, concernait le détachement, la libération de la nature de l'homme-âme, de l'homme-temple. Ce n'est qu'à partir de cet instant que l'homme-temple devient réellement un prêtre. Quelles que soient les violences commises envers un tel homme-âme, rien ne peut plus lui nuire. Il est libéré, pour toujours!

 

Catharose de Petri, La parole Vivante 

02.10.2006

Mani, un fou de Dieu

Article de Jean Daniel Dubois, Historia Thématique, «Les hérétiques».

http://www.historia.presse.fr/data/thematique//82/0820290...

Venus d'Iran au IIIe siècle, les manichéens sont perçus comme des Perses, vieux ennemis des Romains. Leurs détracteurs jouent sur le nom de leur prophète, Mani, pour le rapprocher du terme méprisant de folie (mania , en grec). Lire la suite...

Bohaira, moine «manichéen»

Dans La vie de Mahomet, le romancier roumain Virgil Gheorghiu décrit, conformément à la Sira (la biographie officielle), la rencontre en Syrie entre Mahomet, alors âgé de 12 ans, et le moine «manichéen» Bohaira. Celui-ci voit dans le jeune homme le «sceau des prophètes», le Paraclet annoncé par les Ecritures. Ces deux appellations étant d'origine manichéenne, un lien métahistorique est ici établi par la tradition musulmane entre les deux prophètes. 

Voir texte 

 

Texte extrait de Mani, Christ d'Orient et Bouddha d'Occident:  

Le grand projet de Corbin, «le projet d’une vie», fut de «ressusciter» la sagesse de l’ancienne Perse, «monde médian et médiateur» entre Orient et Occident, et de mettre à jour ces fameuses continuités qui permettent de concevoir l’ensemble iranien, de la Perse zoroastrienne à l’Iran chiite, comme formant un tout: religion de la Lumière (zoroastrisme, mithraïsme, manichéisme, chiisme), philosophie de la Lumière (tradition orientale.

L’exemple suivant suggère au mieux l’idée de ces «continuités iraniennes» et «gnostiques» dont l’affirmation fut le propos essentiel de son Grand Oeuvre philosophique: certaines traditions musulmanes veulent que, lors d’un voyage en Syrie, Mahomet, à l’âge de douze ans – l’âge de la première révélation de Mani et de la rencontre de Jésus avec les docteurs de la Loi dans le Temple à Jérusalem, la ville sainte – fut reconnu formellement comme le Sceau des prophètes – titre que s’était déjà attribué Mani – par un moine manichéen du nom de Bohaïra, mot qui en syriaque signifie «l’Élu»; c’est encore lui [= Georges] qui confirmera Mahomet dans sa vocation prophétique et attestera la réalité de ses visions lorsque celui-ci, en proie au doute, sera conduit à lui par sa femme Khadija; ajoutons pour finir que Bohaïra serait, selon certains témoignages d’origine chiite, le dernier Imam de Jésus.

L’analogie de structure entre la perspective manichéenne et la perspective musulmane est bien évidemment frappante, et il faudrait beaucoup de légèreté pour ne voir dans ces similitudes qu’un artifice littéraire, la méditation «transversale» des textes permettant au contraire de déceler l’existence d’un réseau d’intentions et d’orientations communes à ces approches spirituelles distinctes. Plus décisive que le recours à une causalité historique toujours contestable, s’impose ici l’évidence d’une rencontre sous un horizon commun.

Le principal mérite de Corbin demeurera certainement d’avoir rappelé aux chercheurs occidentaux l’existence du «monde imaginal» (= Moyen-Orient), intermonde entre le sensible et l’intelligible où prennent forme les visions prophétiques, les songes visionnaires et les perceptions suprasensibles.

Il fut aussi l’un des rares penseurs occidentaux modernes capable d’entrevoir que l’herméneutique du «sens caché» du Coran, telle que la pratiquaient les ésotéristes musulmans, avait non seulement la puissance de nous ouvrir «le secret des âges et des espaces de l’Iran, mais aussi celui de notre tradition spirituelle, à nous occidentaux». «Lisez le Livre avec extase du cœur, émotion intérieure et réflexion subtile. Lisez le Coran comme s’il n’avait été révélé que pour votre propre cas», écrira Sohravardi à ses disciples.

 

François FAVRE 

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