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30.10.2006
Mani, messager de lumière
Texte issu de Mani, Christ d'Orient, Bouddha d'Occident, sur la vie de Mani.
http://mani.blogspirit.com
09:39 Publié dans 02. Gnose manichéenne | Lien permanent | Envoyer cette note
19.10.2006
Dits de Jan van Rijckenborgh: La voix du coeur solaire
13:45 Publié dans 04. Gnose moderne | Lien permanent | Envoyer cette note
18.10.2006
Dits de Gadal: la trace des initiés
Nous avons compris que la trace caractéristique laissée par les initiés est en vérité la Gnose, la Gnose de la nouvelle Naissance, que nous appelons de droit: l'Ere christique.
Antonin GADAL, Le triomphe de la Gnose universelle,
In de Pelikaan, Amsterdam, Pays-Bas, 2006. Distribution en France: éditions du Septenaire
http://www.ritmanlibrary.nl/c/p/pub/av/av_25.html
10:00 Publié dans 03. Gnose cathare | Lien permanent | Envoyer cette note
16.10.2006
Commander
Les Éditions du Septénaire - www.septenaire.com « La littérature gnostique à l'ère actuelle » |
Les deux livres peuvent être commandés sur les sites suivants:
- Amazon (vendeur: francois2734)
- Price Minister (vendeur: Marcion)
- Editions du Septenaire
Nota: Pour le moment (12/09/2007), le livre de Timothy FREKE et Peter GANDY, Les Mystères de Jésus, n'est disponible que sur le site PRICEMINISTER, à l'adresse suivante:
http://www.priceminister.com/offer/buy/57735747
15:00 Publié dans 02. Gnose manichéenne | Lien permanent | Envoyer cette note
04.10.2006
Courrier des lecteurs: Les jardins de lumière
Le 03/10/06, Néocéphale<neocephale@wanadoo.fr> a écrit:
Bonjour,
Qu'avez-vous pensé des «Jardins de lumière» d'Amin Malouf?
Merci.
R: C'est un livre formidable. Ce fut d'ailleurs le point de départ de ma recherche. Le fondement historique est sûr, mais il est littéralement transcendé par le point de vue du romancier. C'est «le» livre à conseiller à toute personne voulant découvrir le personnage de Mani.
Toutefois, ce livre a ses limites. Entre autres, il n'aborde que très peu le véritable enseignement de Mani et toujours de manière consensuelle... Réhabiliter l'enseignement du prophète iranien et en montrer le fondement ésotérique et initiatique, généralement ignoré par les spécialistes, était mon objectif lorsque j'ai entrepris ma recherche.
J'espère y être parvenu... Etant donné le petit nombre de publications concernant Mani, je ne peux que vous conseiller la lecture de mon ouvrage en complément du roman de Maalouf.
Cordialement.
François Favre
14:35 Publié dans 06. Questions/Réponses | Lien permanent | Envoyer cette note
Le signe du Paraclet
«Jésus, premier Né, sauve-moi, s’écrie le psalmiste manichéen. Je veux ôter ce (vêtement) terrestre: ... l’ancien... je l’abandonnerai. Le feu du... de la ruse, et le camp des ennemis, je les soumettrai par l’armure du Paraclet. J’ai renoncé à toi, ô Satan. Les anges de (la lumière m’ont aidé à vaincre les)… des démons. Je m’extrairai de (la gangue) de ce monde et (je me détournerai) de la fausse lumière émanant de la quintuple étoile. Je détruirai la ruse des Archontes que je porte en moi et je rayonnerai dans le signe du Paraclet.»
Quand le moment est venu, quand les six phases du mystère chrétien d’initiation ont été réalisées par le candidat à la vie libérée, les deux corps, le corps matériel et le corps vital porteur de l’Âme nouvelle, peuvent être séparés l’un de l’autre. Cette rupture et ce détachement du vêtement de lumière s’accomplissent en six endroits: la tête (1), le cœur (2), les deux mains (3 et 4) et les deux pieds (5 et 6). Ces six aspects correspondent aux fameux stigmates du Christ crucifié et aux six points d’attaches du corps vital avec le corps physique. Le cœur est le siège de la rose; la tête, le siège du pouvoir mental, donc de l’esprit; les centres des deux mains sont les organes du pouvoir d’action; les centres des deux pieds sont les organes de l’activité motrice.
Chez les cathares ce processus de «détachement de la croix» s’accomplissait au cours de la cérémonie du consolamentum qui avait lieu dans la grotte de Bethléem, à Ussat-les-Bains dans le sud de la France, près de Tarascon sur Ariège.
Lors de cette puissante célébration, le futur parfait recevait le baptême du feu par imposition des mains, puis prenait place dans le Pentacle gravé dans la roche, avant d’être revêtu de la robe noire de l’Ordre, symbole de son nouvel état d’Âme vivante reliée au champ de l’Esprit.
Le rite manichéen de «la main droite», qui s’accomplissait de plusieurs manières à l’intérieur de l’Église manichéenne, remplissait probablement la même fonction que la cérémonie du consolamentum: le baptême de l’Esprit «consolateur» était conféré par les Anciens à celui qui était parvenu au terme de son processus d’endoura (la dissolution du moi et du Soi supérieur), celui en qui les «trois jours» (de douze heures) avaient triomphé des «deux nuits» et des «cinq sortes de grands combats».
Ce «saint baptême de Jésus-Christ» consacre ou confirme dans le candidat la séparation définitive des deux Principes, Lumière et Ténèbres, Matière et Esprit. «Va-t-en ainsi, joyeuse, est-il dit de l’âme victorieuse, entraînée vers la terre de lumière, scellée de ton sceau, avec tes couronnes [= chakras, roues de feu] qui ne se fanent point; Ceux qui portent la couronne reçoivent un saint baptême. Ils entrent dans le repos parfait [libération]».
Pour la «créature nouvelle», pour l’Homme parfait, la fin des temps, le «temps postérieur» s’est accompli. Il a intérieurement rétabli la tri-unité Esprit, Âme et Corps, symbolisée dans les textes manichéens par le vêtement de l’Ame, la couronne de l’Esprit et le sceptre de la nouvelle conscience, attributs du véritable prêtre-roi. Du cœur de l’homme pneumatique jaillit alors cet antique chant de louange, dédié au Mani de tous les temps: «Tu nous as délivrés de la douleur, ô Seigneur. O Paraclet, tu as répandu sur nous la joie. Toutes les églises célèbrent ton Mystère. Nous donnons aujourd’hui notre rose, comme les arbres donnent leur fruit, afin qu’elle devienne une couronne que tu poseras sur notre tête.» À cette invocation et ce témoignage spirituel il était ainsi répondu:
Salut à toi, ô Âme, qui a mis fin à la lutte en jubilant. Tu t’es échappée de la tanière du lion, de la demeure des voleurs, du corps de la mort, pleuré de tous. La mer et les vagues, tu les as vaincues par la foi. Les monstres qui voulaient envahir ton bateau, tu les as vaincus sur ta route. Ils ne t’ont ni reconnue ni comprise. La force du péché gémit, parce que tu lui as échappé soudainement. Car tu n’as pas suivi l’erreur et par ta Vertu grandissante, tu as éteint le feu de ses démons. Tu as confondu les chasseurs qui voulaient te capturer. Tu as déroulé leurs filets. Maintenant, ils s’étonnent de la beauté de tes ailes, parce que tu t’élèves avec la force de l’aigle jusqu’au colombier de la liberté.
François Favre, Mani Christ d'Orient, Bouddha d'Occident
12:45 Publié dans 02. Gnose manichéenne | Lien permanent | Envoyer cette note
Le Trésor des cathares
Imaginez le développement d'une Jeune Fraternité Gnostique qui apporte en temps voulu le message de salut à l'humanité chercheuse dans la nature de la mort, et a pour tâche directe de récolter la moisson et de la faire rentrer. Prenons par exemple la Fraternité des Cathares [mais ceci vaut aussi pour les manichéens ou les rosicruciens d’aujourd’hui]. Quelques êtres libérés selon l'Âme et l'Esprit guidèrent cette Fraternité dès le début de son travail. Ceux-ci avaient accès au Champ universel de l'Esprit et donc à la totalité de l'Esprit Septuple. Les sept rayons de l'Esprit opérant ensemble en eux, ils possédaient intérieurement, au sens de la Gnose, la Connaissance de première main. Ils étaient emplis de l'Esprit Saint et accomplissaient leur travail dans et par l'Esprit Saint. Quel travail? Celui de semer et de moissonner. Semer l'Enseignement Universel, c'est-à-dire fixer magiquement la semence dans un sol qui lui était hostile, faire croître cette semence afin qu'en son temps, la moisson soit récoltée.
Comment ce travail s'effectuait-il? Comment s'effectue-t-il à l'heure actuelle? Selon une ligne directrice universelle? Immuablement la même à travers les temps? Non! les guides des Cathares durent, comme les guides de toutes les Fraternités gnostiques, tenir compte du temps, du lieu et des circonstances. Le monde change sans cesse; il passe par des stades de développement différents dont les travailleurs dans la Vigne du Seigneur doivent tenir compte. Les serviteurs doivent oeuvrer selon la conscience qu'ils ont acquise, dans une responsabilité totale.
Suivant les lignes directrices de l'Unique Loi qui transmet le message universel du Salut, ce message doit être actuel, dynamique, libérateur et pratique dans chaque ère où il se révèle. Car dans le monde de la mort tout message ancien est altéré, tronqué, atrophié et par conséquent rendu inefficace ou impossible à utiliser. C'est pourquoi les guides des Cathares durent en leur temps et de nouveau, libérer un enseignement, une méthode et son application, puisant directement dans la connaissance de première main au champ de l'Esprit Universel. Il n'y a pas d'exception à cette règle. Et comme cela va de soi, le tout est synchronisé aux rayonnements de l'Esprit Universel Septuple du moment. L'orientation du travail ainsi renouvelée, porte des fruits.
Les guides des Cathares ne disposaient donc ni de vieux livres, ni d'écrits anciens où puiser la connaissance et la sagesse, n'ayant plus en suite qu'à la transmettre et à la vivre? Non, ils étaient tenus de libérer pour eux-mêmes cette connaissance, cette sagesse et cette méthode à partir de l'Enseignement Universel même, par l'Âme-Esprit.[…] Les Cathares rédigeaient eux-mêmes leurs écrits, formulaient leur méthode, composaient leurs rituels et exerçaient leur magie.
[…] Nous avons la certitude que lorsque les guides des Cathares composaient et appliquaient leurs rites et leurs formules, leurs sacrements et leur magie, il y avait à la base de leurs compositions et de leur application, une connaissance de première main, transformée en vue de son emploi dans la nature de la mort et adaptée à la force des Rayonnements et des Lois du moment. Autrement dit: Trésor immatériel transformé en matériel, en substance.
Catharose de Petri, 24 décembre 1980 (ouvrage non disponible)
12:20 Publié dans 03. Gnose cathare | Lien permanent | Envoyer cette note
La résurrection de l'homme intérieur
Notez bien que le temple du corps né de la nature sert au réveil de l'âme, lequel a lieu dans le double éthérique, le corps vital. Ce corps est de même forme et de même structure organique que le corps matériel. C'est pourquoi notre Ecole Spirituelle dit que lorsque l'âme est arrivée à la maturité dans le corps vital, l'homme-âme est relié à ce corps vital, ce qui est naturel et logique.
Voilà pourquoi ces deux corps, le corps matériel et le corps vital, doivent s'arracher l'un à l'autre quand le moment en est venu. Le corps vital doit être détaché de la croix de la nature. Ce détachement de la croix est un phénomène très précis et très particulier. Il exige la survivance des deux corps, la résurrection des deux corps, et il attire votre attention sur six endroits, six points de la personnalité:
le coeur
la tête,
les deux mains,
les deux pieds.
C'est en ces six points que le corps vital de l'âme est relié à l'ensemble du véhicule que nous appelons le temple du corps né de la nature. Le coeur est le siège de la rose. La tête, le siège du pouvoir mental, donc de l'esprit. Les centres des deux mains sont les organes du pouvoir d'action. Les centres des deux pieds sont les organes de l'activité motrice.
Ce système entier peut être symbolisé par l'étoile à cinq branches, l'étoile de Bethléem, l'étoile de Golgotha, le chemin de croix du Christ. Ce chemin de croix n'a pas été un supplice mortel, et ne l'est toujours pas; il représente la résurrection absolue. Le chemin de croix christique est donc la résurrection du corps vital de l'âme, et en même temps la grande fête du but atteint par l'homme-temple. Car le temple du corps né de la nature et l'homme-âme demeurent dans le même microcosme, sont enfermés dans le même microcosme. En tant que tels, ils ne font qu'un et pourtant ils ne sont pas un.
Ce travail libérateur fut accompli dans le passé par la Fraternité précédente, la Fraternité des Cathares; il l'est aujourd'hui par la Jeune Fraternité Gnostique. La puissante célébration qui avait lieu dans la grotte de Bethléem à Ussat-les-Bains, dans le sud de la France, concernait le détachement, la libération de la nature de l'homme-âme, de l'homme-temple. Ce n'est qu'à partir de cet instant que l'homme-temple devient réellement un prêtre. Quelles que soient les violences commises envers un tel homme-âme, rien ne peut plus lui nuire. Il est libéré, pour toujours!
Catharose de Petri, La parole Vivante
11:35 Publié dans 03. Gnose cathare | Lien permanent | Envoyer cette note
02.10.2006
Mani, un fou de Dieu
Article de Jean Daniel Dubois, Historia Thématique, «Les hérétiques».
http://www.historia.presse.fr/data/thematique//82/0820290...
Venus d'Iran au IIIe siècle, les manichéens sont perçus comme des Perses, vieux ennemis des Romains. Leurs détracteurs jouent sur le nom de leur prophète, Mani, pour le rapprocher du terme méprisant de folie (mania , en grec). Lire la suite...
22:00 Publié dans 02. Gnose manichéenne | Lien permanent | Envoyer cette note
Bohaira, moine «manichéen»
Dans La vie de Mahomet, le romancier roumain Virgil Gheorghiu décrit, conformément à la Sira (la biographie officielle), la rencontre en Syrie entre Mahomet, alors âgé de 12 ans, et le moine «manichéen» Bohaira. Celui-ci voit dans le jeune homme le «sceau des prophètes», le Paraclet annoncé par les Ecritures. Ces deux appellations étant d'origine manichéenne, un lien métahistorique est ici établi par la tradition musulmane entre les deux prophètes.
Texte extrait de Mani, Christ d'Orient et Bouddha d'Occident:
Le grand projet de Corbin, «le projet d’une vie», fut de «ressusciter» la sagesse de l’ancienne Perse, «monde médian et médiateur» entre Orient et Occident, et de mettre à jour ces fameuses continuités qui permettent de concevoir l’ensemble iranien, de la Perse zoroastrienne à l’Iran chiite, comme formant un tout: religion de la Lumière (zoroastrisme, mithraïsme, manichéisme, chiisme), philosophie de la Lumière (tradition orientale.
L’exemple suivant suggère au mieux l’idée de ces «continuités iraniennes» et «gnostiques» dont l’affirmation fut le propos essentiel de son Grand Oeuvre philosophique: certaines traditions musulmanes veulent que, lors d’un voyage en Syrie, Mahomet, à l’âge de douze ans – l’âge de la première révélation de Mani et de la rencontre de Jésus avec les docteurs de la Loi dans le Temple à Jérusalem, la ville sainte – fut reconnu formellement comme le Sceau des prophètes – titre que s’était déjà attribué Mani – par un moine manichéen du nom de Bohaïra, mot qui en syriaque signifie «l’Élu»; c’est encore lui [= Georges] qui confirmera Mahomet dans sa vocation prophétique et attestera la réalité de ses visions lorsque celui-ci, en proie au doute, sera conduit à lui par sa femme Khadija; ajoutons pour finir que Bohaïra serait, selon certains témoignages d’origine chiite, le dernier Imam de Jésus.
L’analogie de structure entre la perspective manichéenne et la perspective musulmane est bien évidemment frappante, et il faudrait beaucoup de légèreté pour ne voir dans ces similitudes qu’un artifice littéraire, la méditation «transversale» des textes permettant au contraire de déceler l’existence d’un réseau d’intentions et d’orientations communes à ces approches spirituelles distinctes. Plus décisive que le recours à une causalité historique toujours contestable, s’impose ici l’évidence d’une rencontre sous un horizon commun.
Le principal mérite de Corbin demeurera certainement d’avoir rappelé aux chercheurs occidentaux l’existence du «monde imaginal» (= Moyen-Orient), intermonde entre le sensible et l’intelligible où prennent forme les visions prophétiques, les songes visionnaires et les perceptions suprasensibles.
Il fut aussi l’un des rares penseurs occidentaux modernes capable d’entrevoir que l’herméneutique du «sens caché» du Coran, telle que la pratiquaient les ésotéristes musulmans, avait non seulement la puissance de nous ouvrir «le secret des âges et des espaces de l’Iran, mais aussi celui de notre tradition spirituelle, à nous occidentaux». «Lisez le Livre avec extase du cœur, émotion intérieure et réflexion subtile. Lisez le Coran comme s’il n’avait été révélé que pour votre propre cas», écrira Sohravardi à ses disciples.
François FAVRE
13:15 Publié dans 02. Gnose manichéenne | Lien permanent | Envoyer cette note
Una Sancta: au delà des oppositions
Una Sancta: Corps magnétique christocentrique.
Peut-être connaissez-vous cette vieille légende du Bouddha: il avait offert à l'humanité sa doctrine de sagesse et donné le branle à un nouveau réveil spirituel. Parvenu au terme de son travail, ayant déjà quitté les demeures de la nuit, il vit qu'il avait, il est vrai, des millions de partisans, mais qu'hélas, précisément par suite de son apparition dans le monde, une lutte terrible et meurtrière s'était développée aussi, une lutte entre le Brahmanisme et le Bouddhisme. Les Brahmanes, depuis longtemps protecteurs des Védas et des Upanishads, donc aussi d'une sagesse divine, étaient furieux et combattaient, par tous les moyens, le Bouddhisme croissant. Les élèves du Bouddha et leurs descendants ne restaient pas en arrière, eux non plus. Et une grande souffrance était dans le coeur du Sublime; lui qui voulait servir les hommes et, avec un amour infini, voulait les sauver tous, voyait la lutte qui se déroulait en son nom.
Alors il décida de revenir. Il revint dans les ombres de la nature de la mort, douze siècles après sa disparition en tant que Bouddha, mais cette fois en tant que Shankara, le Sublime.
Shankara, en effet, est un instructeur que l'histoire a enregistré. Et il ne s'agit donc pas ici simplement d'une légende, mais aussi d'une réalité. Shankara enseigna la synthèse de toute la sagesse divine. Il montra que les Védas, les Upanishads et les enseignements du Bouddha étaient identiques et poursuivaient les mêmes vues. Il démontra l'universalité de toute doctrine de sagesse. Et quand il eut rempli sa tâche Shankara, qui était le Bouddha, disparut mystérieusement.
Cette légende nous vint à la pensée, en rapport avec l'Una Sancta, l'Una Mystica qui se manifeste à nouveau dans le corps magnétique de la double Ecole Spirituelle. On ne peut dire de l'Ecole Spirituelle actuelle qu'elle suive une direction sectaire et exclusive. Non, cette Ecole, ce corps magnétique, est une authentique école-Shankara où la synthèse de toute sagesse universelle est révélée.
De même que Shankara avec ses partisans et ses initiés vint après le Bouddha, de même la Gnose vint après la manifestation de Jésus le Seigneur pour synthétiser toutes les doctrines de sagesse de l'histoire mondiale entière et les révéler comme une magnifique unité. Le Taoïsme, le Brahmanisme, le Bouddhisme et le Christianisme sont, par essence, en tant que doctrines de libération et voies de libération, unes dans la Gnose. C'est pourquoi la Rose-Croix s'élève au-dessus de la lutte métaphysique séculaire et sert le Shankara de tous les temps.
Ainsi l'on peut, apaisé et élevé au-dessus de toute agitation émotionnelle, trouver le nouveau comportement qui se trouve dans le Sermon sur la Montagne. Le combat que nous devons mener ne doit pas nous dresser les uns contre les autres, ne doit pas nous séparer en partis et en groupes, nous diviser selon les sympathies et les antipathies, dans des jugements et des condamnations, dans la critique et l'outrage. Celui qui mène encore cette lutte inutile ne peut lever le glaive contre le propre soi inférieur, contre la nature de la mort qui nous entoure, contre le monde et le péché du mal. Et ce n'est que par rapport à cette lutte-là que Jésus le Seigneur dit: «Je ne suis pas venu apporter la paix, mais le glaive».
C'est donc seulement lorsqu'on est entièrement occupé à pousser le glaive dans sa propre âme qu'on ne trouve ni le temps ni l'intention de blesser les autres et de les combattre. Et lorsque vous êtes occupé de cette manière avec vous-même et voyez votre propre désarroi, vos besoins et vos faiblesses, une grande compassion naît en vous pour les autres qui ont encore à apprendre la manière de manier le glaive. C'est alors seulement que vous serez capable d'aider, avec le doux chuchotement de la compassion, purifié par votre propre expérience.
Alors vous mettrez en pratique la parole du Christ: «Venez tous à moi, vous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai le repos». L'Ecole Spirituelle alors sera, pour ceux qui sont vraiment fatigués, un refuge où ils pourront rencontrer votre grand amour et l'offrande de votre bonne volonté. Vous serez ainsi le véritable serviteur de l'éternel Shankara qui vint, non pour diviser et détruire, mais pour unir. Unir dans l'Una Sancta.
Jan van Rijckenborgh, La gnose des temps présents
11:30 Publié dans 04. Gnose moderne | Lien permanent | Envoyer cette note
01.10.2006
L'essence du christianisme
19:10 Publié dans 01. Gnosticisme | Lien permanent | Envoyer cette note




