27.09.2006

Dits de JVR: Le signe des Poissons

Vous connaissez le symbole du signe zodiacal des Poissons, deux poissons l'un à côté de l'autre et en sens inverse, reliés par une croix. Un de ces poissons symbolise l'homme divin, l'autre l'homme lié à la nature. Ils doivent devenir «un» par un chemin de croix, chemin que les Cathares ont nommé «l'endura». C'est la résorption de l'homme naturel par l'homme divin. Deux sont devenus un; les forces contraires ont réalisé leur unité.

C'est la clef qui donne le pouvoir de traverser le champ de la naissance sidérale.

 

Jan van Rijckenborgh, Le Nycthéméron d'Apollonius de Thyane, p. 23 

19.09.2006

Le mystère du Sphinx et de la Pyramide

Texte de Catharose de Petri, collaboratrice de Jan van Rijckenborgh, consacré au lien subtil unissant ces deux symboles fondamentaux de l'Egypte ancienne et leur actualité dans le présent.
 
Source: La parole vivante (Rozekruis-Pers, Haarlem, Pays-Bas, 1996, diffusion France: éditions du Septénaire)
 
Lire aussi:
 
Nota: ces trois textes, associés au livre Les Grands Initiés de Edouard Schuré, ont joué un rôle fondamental dans ma démarche. En les livrant ici, mon souhait est que leur lecture ait un retentissement semblable chez d'autres chercheurs.
 
François FAVRE 

17.09.2006

La guerre des Maîtres

C'est à Solaris que je dois le concept de «guerre des Maîtres». De 1995 à 1997, nous nous sommes fréquentés et affrontés (toujours pacifiquement), partageant la même exigence de vérité à l'intérieur d'un milieu spiritualiste passablement corrompu et contaminé par l'idéologie du «Tout est Un», de la non-dualité, et de la conscience cosmique (j'ai publié mon premier article consacré à Mani en même temps que le sien, sur Aurobindo ─ voir revue 3ème Millénaire, n° 42, décembre 1996). Puis la vie nous a séparés, chacun allant la voie qui lui était prédestinée. 

De ce compagnonnage et de ces rencontres âpres et stimulantes sont nés la prise de conscience de la spécificité de l'énergétique proposée par Aurobindo (que je nomme aujourd'hui: «initiation supramentale»), de la réalité de la «guerre spirituelle» qui se développe à l'échelle planétaire (sans qu'il soit pour autant nécessaire de recourir aux théories conspirationnistes si répandues dans le milieu ésotérique), l'élaboration de concepts tels que «unidualité» (emprunté à Edgar Morin), «famille énergétique», «tentation totalitaire», «voie du Vide», «sage sagesse», «éthique de l'Eveil» (repris d'Andrew Cohen), ou de la méthode d'analyse du fait spirituel que j'ai développé sous le nom de «physique du Tao». Ma dette à l'égard de Solaris (et de Christophe Deloze, l'un de ses proches) est donc immense et, sans lui, jamais la dernière version de mon livre sur Mani n'aurait pu voir le jour. 

La «guerre des Maîtres» (et par voie de conséquence de leurs disciples) est un fait, un fait universel, intemporel, et probablement éternel. La «guerre des Maîtres» ou «guerre dans le Ciel» permet de comprendre pourquoi tous les cultes sont différents et s'opposent, le plus souvent par la violence, pourquoi ils ne se valent pas et ne mènent pas au même Dieu! Une réflexion décapante et salutaire, à contre-courant de l'esprit du temps.

 

  
Texte dans son contexte:  

 


Spiritualité et sexualité

Dans ce texte, mon objectif est d'expliquer pourquoi la force sexuelle (et par voie de conséquence la sexualité) joue un rôle décisif dans toutes les formes d'initiation basées sur l'éveil de la kundalini. Le point de vue adopté ici n'est pas à proprement parler «moral» mais «énergétique» (même si les notions d'éthique et d'écologie, de «moindre mal», sont pour moi fondamentales). Le texte aborde aussi la question du pouvoir et de la relation souvent ambigüe que nous établissons avec lui (voir: «texte dans son contexte»), notre rapport au Bien et au Mal, et les dangers de l'idéalisme.
 
Texte dans son contexte:  
 
 Lire aussi:
  • La gnose des temps présents (J. van Rijckenborgh), en particulier les chapitres sur «la semence corruptible et incorruptible» (Rozekruis-pers, Haarlem, Pays-Bas, 1982, p.221-240)
  • Kundalini (Gopi Krishna, J'ai lu, coll. Rouge)
François FAVRE

16.09.2006

Qui était véritablement Augustin? un saint ou un monstre?

Dans ce texte extrait de Mani, Christ d'Orient, Bouddha d'Occident, j'ai voulu montrer la vraie nature d'Augustin, célébré aujourd'hui encore comme un saint par les théologiens catholiques, protestants et orthodoxes, et considéré comme un penseur éminent par les philosophes. Cette approche gnostique du parcours de l'évêque d'Hippone (aujourd'hui ville d'Algérie) met en évidence les différents conflits de conscience vécus par Augustin, qui adhéra pendant neuf ans au manichéisme, et établit un lien entre ses expériences transpersonnelles et son anti-dualisme primaire, qui le conduira (suivi en cela par l'Eglise catholique) à persécuter ses anciens coreligionnaires avec une virulence et une férocité inégalées. Un portrait sans concessions d'une figure du mal ordinaire.
          (texte dans son contexte)
 Lire aussi:
François FAVRE

15.09.2006

Principes de base de l'alchimie spirituelle

Les anciens Rose-Croix classiques disaient qu'il existait trois moyens de base pour fabriquer de l'or: le Soufre, le Mercure et le Sel.

Ces trois éléments, ils les nommaient également: Flamma — Natura — et Mater, ou, selon l'auteur de la Lettre de Jean: Spiritus, Aqua et Sanguis, tandis que dans l'École Spirituelle moderne, nous les nommons conscience — fluide nerveux — et sang. A cette formule s'ajoute cependant un quatrième élément, l'élément feu.

Tout d'abord, il faut confier le soufre au feu, puis on y incorpore lentement le mercure et le sel, et le produit final est l'or. La Flamma — ou flamme — doit être allumée par le Feu. La Nature alors changera et, de la Matrice ou mère, l'Or sera réalisé. Il faut enflammer le Spiritus par le Feu, l'Eau alors bouillira et le Sanguis, ou sang, qui doit cuire avec l'Eau, abandonnera l'Or au fond la cornue.

Que faut-il entendre par là?

L'alchimiste moderne doit livrer sa conscience au feu de la nouvelle et mystérieuse impulsion atmosphérique; la conscience une fois chargée de ce feu, le fluide nerveux doit être rendu bon conducteur de la nouvelle radiation; ensuite, le fluide nerveux transmet la nouvelle force au sang afin que, du sang — du sang renouvelé donc — s'élève le Nouveau, l'Éternel, le Divin Manteau d'Or.

Que signifie tout cela?

«Quiconque croit que Jésus est le Christ, est né de Dieu; quiconque est né de Dieu triomphe du monde dans et par l'Esprit, l'Eau et le Sang».

Étudions maintenant de plus près cette formule transfiguristique classique!

Tout d'abord, renonçons à examiner cette formule avec notre être pensant et sensible dialectique ordinaire. Cet être est, pour le moment, entièrement le fruit de votre type sanguin, de votre radiation sanguine actuelle. Par la circulation céphalique, les sept groupes cérébraux dans le coeur et les sept groupes cérébraux dans la tête sont emprisonnés sans répit dans et par le sang; ils fonctionnent grâce au sang. Votre être pensant et sensible se fonde sur cet état de fait. De là s'explique votre développement intellectuel ou mystique. Et vous devez comprendre dès lors que ces pouvoirs que vous employez journellement — dont vous vivez et êtes selon le sang — représentent une brisure totale, sont entièrement perdus par un individualisme exclusif.

Comprenez-vous à présent pourquoi l'École de la Rose-Croix fulmine si souvent contre la religion et l'occultisme naturels? C'est parce qu'ils s'appuient respectivement sur notre sensibilité naturelle et sur notre intellectualité naturelle. Votre disposition mystique ou votre orientation intellectuelle sont les accents de votre emprisonnement dans et par le sang. Celui qui s'approche de l'École de la Rose-Croix, avec sa seule disposition naturelle du coeur, toute pleine qu'elle soit d'amour, de dévotion et de dévouement, et avec ses seuls dons intellectuels naturels, aussi intelligent qu'il soit, ne peut ni comprendre, ni sentir, ni saisir l'essence de la formule transfiguristique classique. Un tel ne peut jamais sonder la sainte alchimie de l'or véritable, il restera tout au plus possédé de l'idée sans pouvoir jamais la réaliser ici-bas.

[...] Il y a en chaque homme un troisième pouvoir, une troisième cognition. Et c'est avec cette troisième cognition que vous devez vous approcher de la formule transfiguristique de la fabrication de l'or. Cette troisième cognition siège dans le système du feu du serpent. Nous la désignons comme étant la Conscience, le Soufre, la Flamme, le Spiritus dont nous parlions plus haut.

Cette troisième cognition a, elle aussi, sept aspects, dont l'un est la volonté humaine. La volonté est un pouvoir qui ne s'explique pas par des circonvolutions du coeur ou de la tête, c'est l'une des sept lumières de la conscience. Le pouvoir de la volonté est la clé de la conscience!

Nous voudrions de grand coeur vous enseigner l'alchimie pratique. Nous nous efforçons de vous faire vivre les Noces Chymiques de Christian Rose-Croix. C'est pourquoi, écoutez!

La formule dit: «Confiez tout d'abord le soufre au feu, ajoutez-y lentement mercure et sel, et le produit final sera l'or».

Si nous traduisons cette formule selon notre terminologie, nous savons qu'il nous faut tout d'abord confier au Feu la conscience, notre conscience.

En examinant pratiquement cette recommandation, c'est le premier aspect de cette conscience, la volonté, que nous devons, pour commencer, confier au Feu. Vous êtes tous en état d'entreprendre cette alchimie. Par votre contact avec l'École et son champ de force, vos ardeurs sentimentales et intellectuelles ont reçu de rudes coups afin que vous consentiez à confier au Feu votre troisième cognition: la volonté.

Nous vous conseillons de bien lire et étudier ce qui concerne, dans le Dei Gloria*, «l'Initiation de Mars du premier septuple cercle», et vous comprendrez que la volonté est le commencement ou la fin de tout. La volonté est le Grand Prêtre dans votre Temple. Et cette volonté, nous devons la confier au Feu.

Quel feu?

Le feu de Christ, c'est-à-dire la radiation gnostique actuelle, la mystérieuse impulsion atmosphérique actuelle.

Convertir sa volonté dans ce Feu n'est pas un état médiumnique, car dans cet état on veut pétrir la volonté en tant que clé de la personnalité pour arriver à dominer cette personnalité. Les forces qui nous parviennent dans la médiumnité ne sont pas le Feu, elles ont la même clé vibratoire que notre conscience, à savoir trente mètres au maximum par seconde. Or, la radiation de Christ est une impulsion dont le pouvoir vibratoire s'élève bien au delà de notre potentiel de conscience, c'est pourquoi la rencontre avec cette radiation brûle comme un feu, nous pourfend comme un glaive.

Confier le soufre au Feu signifie que l'élève, neutralisant toute son ardeur de volonté selon la nature, monte sur le bûcher de Christ, s'élance directement dans ce feu, tel l'antique oiseau des mystères.

«Celui qui voudra perdre sa vie pour Moi la trouvera»!

Ceci va directement à l'encontre de votre nature. Cependant, cette contre-nature est la recette de la fabrication de l'or, des Noces Chymiques de Christian Rose-Croix.

Aussi, «croire» au sens magique de l'alchimie chrétienne, ne veut-il pas dire se perdre mystiquement dans les sphères sentimentales du sang, mais confier au Feu de Christ la volonté, en tant que clé de toute la conscience, en tant que base du moi.

Croire est une activité dans le jeu de flammes du Saint Esprit. Tous ceux qui croient ainsi que Jésus est le Christ, tous ceux qui, dans l'offrande de la volonté, se plongent ainsi dans les grottes ardentes du Salut, sont nés de Dieu. Tout ce qui est né de Dieu triomphe du monde de la lutte dans la multiplicité des idées, et gagne le vêtement d'or de l'éternelle plénitude, dans et par l'Esprit, l'Eau et le Sang.

«La Flamme doit être allumée par le Feu; la Nature alors changera, et de la Matrice, l'Or sera réalisé».

 

Jan van Rijckenborgh, Le nouveau signe, chap. XIV (Haarlem, Rozekruis-Pers, Hollande, diffusion: éditions du Septenaire)

Texte dans son contexte

L'alchimie des Rose-Croix d'Or

Une nouvelle force est [...] apparue dans l'atmosphère et cette nouvelle force a pénétré avec une grande magnificence dans le champ de la respiration de l'humanité. Cette magnificence est cependant en même temps un jugement, car pour l'homme, pour nous tous, dans notre détresse structurelle croissante, il n'y a qu'une seule solution. Chacun de nous doit, pour pouvoir continuer de se maintenir, établir l'harmonie de l'âme et du corps avec la nouvelle atmosphère. Il est également évident que ces nouvelles influences atmosphériques ne sont pas seulement valables pour notre sphère matérielle, mais aussi pour le pays de l'au-delà que nous appelons la sphère réflectrice. Non seulement les vivants sont touchés par elles, mais les morts le sont également. Le champ dialectique naturel tout entier avec ses deux sphères est rompu par le réveil des Enfants de Dieu.

[...] C'est pourquoi se pose la question suivante: «Comment apprendrai-je à vivre en harmonie avec la nouvelle atmosphère?» C'est la question qui nous brûle les lèvres à tous. Or, en réponse à ceci il doit être dit que l'homme commence de participer à la nouvelle vie avec la Fraternité lorsqu'il parvient a maîtriser l'alchimie de la Rose-Croix d'Or. Nous venons vers vous pour vous offrir cette connaissance, la connaissance de cette alchimie et, volontiers, très volontiers et de tout coeur, nous voulons vous apprendre de quelle manière cette alchimie doit être pratiquée.

Les Rose-Croix furent toujours des alchimistes et ont toujours été connus comme tels: Ils ont de tous temps appliqué l'alchimie. Toutefois, il faut que vous sachiez qu'il y a deux sortes d'alchimie: une alchimie dialectique et une alchimie transfiguristique. L'alchimie dialectique est appliquée par des occultistes de différentes tendances. C'est pourquoi nombreux sont ceux dans le monde qui se font appeler Rose-Croix, mais ne sont en réalité que des occultistes. C'est aussi pourquoi il est indispensable que vous compreniez bien que tous ceux qui se font appeler Rose-Croix ne sont certainement pas de la même sorte, n'ont pas le même objectif et que l'offre que nous vous faisons a exclusivement trait à l'alchimie transfiguristique. Pour exercer l'alchimie dialectique il ne faut pas s'adresser à nous. Il y a, à cet effet, des dizaines, des centaines d'écoles qui pourront vous l'apprendre à la perfection.

L'alchimie des Rose-Croix elle, s'appuie sur le changement du sang, prenant ici le sang au sens le plus large du mot, à savoir dans un triple sens indiquant simultanément le feu du serpent, le fluide nerveux et le liquide sanguin. Ce triple sang est notre base de vie, est notre moi, notre conscience, notre âme. Notre passé tout entier, notre karma tout entier, notre caractère tout entier trouvent leurs bases dans le sang. Le triple sang est le noyau, l'âme de notre microcosme.

Toutes les forces magnétiques et toutes leurs influences se manifestent dans le sang et y fixent leurs intentions. Voilà pourquoi l'alchimie repose sur le changement du sang.

Remarquons cependant bien que l'alchimie dialectique envisage, elle aussi, la culture radicale du sang, du fluide nerveux et des organes qui y sont reliés, comme par exemple les centres nerveux et les glandes endocrines. Cependant cette alchimie là laisse inchangé le feu du serpent, le feu du serpent qui est précisément le siège du «moi»! On ne peut agir autrement dans ce système alchimique, parce que le moi est en même temps le mandataire et l'exécuteur de ce développement. C'est le moi lui-même qui donne et reçoit les charges. Par conséquent, dans l'alchimie dialectique, le moi est un facteur indispensable, et il résulte de ce système que le moi est centralisé et cultivé à l'extrême; c'est pourquoi l'occultiste est, et il ne peut en être autrement, un homme égocentrique, très conscient de lui-même; celui qui dit: «Je puis tout, je suis tout, je suis dieu. Je suis le Surhomme». Remarquons qu'un homme égocentrique n'est pas nécessairement un homme mauvais, mais il est certes un malade mental, car l'homme peut aussi bien être insensé d'une façon malfaisante que d'une façon bienfaisante. Cette illusion de l'occultiste conduit infailliblement à de grands désastres, aussi bien pour lui-même que pour l'humanité.

L'alchimie transfiguristique, l'alchimie que nous vous proposons, le changement alchimique devant lequel nous plaçons les élèves de la Rose-Croix moderne, commence par le moi ! Ce à quoi l'alchimie dialectique ne touche pas, mais ce qu'elle utilise même pour base, est entièrement et inéluctablement attaqué par l'alchimie transfiguristique. Celle-ci commence précisément par attaquer le moi. C'est pourquoi la Fraternité des Hiérophantes de Christ ne prendra pas le moi pour guide du processus de changement et c'est pourquoi elle ne se mettra jamais en rapport direct avec le moi de l'élève, en lui disant par exemple: «Vous êtes si bon et si grand, si extraordinaire et si intelligent», car, c'est précisément de cette façon que le moi serait renforcé.

Si vous voulez maintenant examiner l'Enseignement Universel de tous les temps, vous découvrirez que le renoncement au moi et au monde du moi y est mis en évidence. Lao-Tseu parle du renoncement du moi, par une vie de non-faire et de non-être. «Ceci est», dit-il, «la clé ouvrant la voie vers Tao».

Bouddha enseigne le détachement de tout, la neutralisation parfaite du soi.

Christ dit: «Celui qui voudra perdre sa vie, son moi, â cause de Moi, celui-là LA trouvera, trouvera Tao».

Les Albigeois enseignaient l'endura: l'auto-dépérissement du moi.

Christian Rose-Croix fait la même chose dans ses «Noces Chymiques»: les chevaliers de la pierre d'or abjurent entièrement leur moi et l'offrent à la Gnose.

Il apparaît ainsi que ce que nous vous proposons n'est pas nouveau. Ce processus alchimique n'est expressément pas un processus pour le moi, un processus avec le moi, mais doit, au contraire, commencer par l'holocauste du moi. S'agirait-il du suicide, dont on accusait les Albigeois? Non, vous devez rendre à merci votre moi au Royaume de Dieu, au Royaume qui est en vous. «Le Royaume est en vous».

C'est l'atome originel, l'homme divin dormant, le nouveau microcosme. Ce sont le nouveau roi et la nouvelle reine, que Christian Rose-Croix doit libérer dans le feu, doit transmuter avec ses co-chevaliers.

Lorsque vous arrivez à pratiquer cet holocauste, dans ce processus de non-faire, de non-être et d'adieu à la dialectique, au Royaume qui-est-en-vous, alors seulement vous êtes né Rose-Croix. [...] que se produit-il en effet?

La rose du nouveau royaume commence à s'ouvrir et son parfum se répand comme un élixir d'or dans le sang. C'est un des dix nouveaux courants de vie électro-magnétiques, c'est l'élixir que Christian Rose-Croix et ses frères reçurent dans la coupe le sixième jour et avec lequel il commença un travail magique et grandiose, le travail de la régénération.

Lorsque, par holocauste, le courant de vie d'or de la rose, de l'atome originel est libéré dans le sang de votre coeur, vous avez posé dans votre fluide nerveux et dans votre sang, la base de l'alchimie transfiguristique. Vous êtes, alors, incorporés dans la Fraternité. Vous avez traversé la phase préparatoire et vous êtes libérés de tous liens. Vous êtes encore bien dans le monde, mais vous n'êtes plus de ce monde; en d'autres termes, vous avez avec votre être entier et de façon libératrice part à la nouvelle force atmosphérique. Cette force ne peut plus être pour vous une condamnation, mais elle vous élèvera jusque dans la vie libératrice. Cette nouvelle force transformera votre être entier et renouvellera l'intégralité de votre nature par dix voies de rénovation. Nous voulons cheminer ces voies avec vous, tous les trésors que nous possédons nous voulons les partager avec vous, pourvu que vous vouliez prendre la décision de venir avec nous, et que cette décision ressorte de votre manière de vivre.

 

Jan van Rijckenborgh, Nouvel Appel (Wiesbaden, 1952) (Haarlem, Rozekruis-Pers, diffusion éditions du Septénaire)

Texte complet 

 

14.09.2006

F. Favre: textes

Mani, Christ d'Orient, Bouddha d'Occident: extraits
Textes publiés
Textes inédits

Note sur le Lectorium Rosicrucianum (La Rose-Croix d'Or)

Note sur le Lectorium Rosicrucianum (la Rose-Croix d'Or), par A. Faivre, in Pour en finir avec les sectes (Cesnur-Di Giovanni, 1996).

13.09.2006

Sentence bouddhiste Zen

« Sauter dans le vide avec conviction et détermination ».

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