17.09.2006

La guerre des Maîtres

C'est à Solaris que je dois le concept de «guerre des Maîtres». De 1995 à 1997, nous nous sommes fréquentés et affrontés (toujours pacifiquement), partageant la même exigence de vérité à l'intérieur d'un milieu spiritualiste passablement corrompu et contaminé par l'idéologie du «Tout est Un», de la non-dualité, et de la conscience cosmique (j'ai publié mon premier article consacré à Mani en même temps que le sien, sur Aurobindo ─ voir revue 3ème Millénaire, n° 42, décembre 1996). Puis la vie nous a séparés, chacun allant la voie qui lui était prédestinée. 

De ce compagnonnage et de ces rencontres âpres et stimulantes sont nés la prise de conscience de la spécificité de l'énergétique proposée par Aurobindo (que je nomme aujourd'hui: «initiation supramentale»), de la réalité de la «guerre spirituelle» qui se développe à l'échelle planétaire (sans qu'il soit pour autant nécessaire de recourir aux théories conspirationnistes si répandues dans le milieu ésotérique), l'élaboration de concepts tels que «unidualité» (emprunté à Edgar Morin), «famille énergétique», «tentation totalitaire», «voie du Vide», «sage sagesse», «éthique de l'Eveil» (repris d'Andrew Cohen), ou de la méthode d'analyse du fait spirituel que j'ai développé sous le nom de «physique du Tao». Ma dette à l'égard de Solaris (et de Christophe Deloze, l'un de ses proches) est donc immense et, sans lui, jamais la dernière version de mon livre sur Mani n'aurait pu voir le jour. 

La «guerre des Maîtres» (et par voie de conséquence de leurs disciples) est un fait, un fait universel, intemporel, et probablement éternel. La «guerre des Maîtres» ou «guerre dans le Ciel» permet de comprendre pourquoi tous les cultes sont différents et s'opposent, le plus souvent par la violence, pourquoi ils ne se valent pas et ne mènent pas au même Dieu! Une réflexion décapante et salutaire, à contre-courant de l'esprit du temps.

 

  
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