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10.01.2006

Mystères

Définitions :

« Les mystères ont été des rites d’initiation d’un caractère volontaire, personnel et secret, qui visaient à un changement de conscience, par une expérience du sacré. »

« Les mystères sont une forme de « religion personnelle », qui dépend d’une décision individuelle et recherche une forme de salut par l’intimité avec le divin. »

Burkert (Walter), Les cultes à mystères dans l’Antiquité, Les Belles Lettres, 2003, pp. 14 ;15.

Bibliotheca Hermetica : sur le manichéisme

La Bibliotheca Hermetica, fondée en 1984 par Jost Ritman à Amsterdam (Hollande), expose en permanence sur son site une série de livres consacrés au manichéisme. En collaboration avec le Lectorium Rosicrucianum (Ecole internationale de la Rose-Croix d’Or), elle a organisé à Bilthoven un colloque le 7 mai 2005 sur Mani. Les Actes de ce symposium ont été publiés en septembre 2005 par les éditions Rozekruispers, Haarlem.

http://www.ritmanlibrary.nl/c/p/pub/on_pub/mani/mani.html

Rose-Croix et manichéisme

Ce site a pour vocation de mieux faire connaître la pensée de Jan van Rijckenborgh (1896-1968) et Catharose de Petri (1902-1990), gnostiques modernes. Ces deux auteurs considéraient les manichéens, au même titre que les gnostiques chrétiens, les cathares et les rose-croix classiques, comme leurs prédécesseurs spirituels. Leur œuvre décisive pour toute personne intéréssée par la gnose, le manichéisme, et l’ésotérisme, réactualise, tant sur le plan de la doctrine, de l’organisation que des rites, l’antique tradition dualiste dont les disciples de Mani sont, probablement, les témoins les plus sublimes.

http://www.rose-croix-d-or.org

Antonin Gadal et le catharisme

Ce site a trait à l’œuvre d’Antonin Gadal, qui a consacré à sa vie à la conservation et la rédécouverte du patrimoine cathare. Il explore en particulier les liens entre catharisme, Graal, et rose-croix, et approfondit la vision du monde dualiste des Albigeois. A découvrir…

http://www.gadal-catharisme.org
Voir aussi : http://www.rose-croix-d-or.org

 

Graal

Ce blog se présente dans sa forme actuelle comme un ensemble de notes désordonné autour du thème du Graal et de l'initiation, et se propose d’aller à la recherche du « sens caché » du mythe médiéval. On se souviendra ici que la signification du nom de « Mani », fondateur du manichéisme, nous rattache directement à la symbolique du Graal, au mystère du Graal (en sanscrit : gemme, pierre ; en syriaque : vase, vêtement).  A suivre…

http://graal-initiation.blogspot.com

http://ylamy.free.fr/

06.01.2006

Perse

Article d'Henry Corbin, fondamental pour comprendre l'esprit de notre approche transversale du fait religieux et la pensée de Mani qui s'enracine dans l'imaginaire iranien.

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03.01.2006

Le manichéisme en Egypte

« Mon espérance, déclare Mani, ira vers l'Occident et elle ira aussi vers l'Orient, et l'on entendra la voix de son message dans toutes les langues, et on l'annoncera dans toutes les villes. » Forte de cette certitude, l’Eglise manichéenne a franchi dès le quatrième siècle la frontière occidentale de l’Empire sassanide et s’est répandu au Moyen Orient En raison de son caractère christocentrique, la religion de Mani avait motif à espérer trouver auprès des milieux chrétiens un accès plus facile qu’en son pays d’origine ou elle était interdite et persécutée. De fait, le manichéisme s'est rapidement infiltré dans la partie romaine de la Mésopotamie, pour gagner ensuite la Syrie, le nord de l'Arabie et l'Egypte. Dès le milieu du IIIe siècle, des missionnaires, débarquent sur la côte de la mer Rouge, pénètrent la Thébaïde et établissent leur centre de propagande à Hypsele, à sept kilomètres au sud-est de Luycopolis, la moderne Assiout où, vers cette époque, le néo-platonicien Alexandre de Lycopolis est témoin des venues successives de Papos (Papa) de Thomas et d'autres disciples de Mani. Ils opèrent des conversions jusque dans Alexandrie, et leur succès est si vif qu'ils provoquent bientôt de violents remous et les autorités ecclésiastiques, voire les philosophes, s'émeuvent et ripostent ; en 297, peut-être à la suite d'agitations politiques auxquelles des manichéens auraient pris part, l'empereur Dioclétien adresse d'Alexandrie au Proconsul d'Afrique Julianus, un édit stigmatisant la pernicieuse et monstrueuse nouveauté introduite par la nation perse dans l'Empire romain et condamnait à la mort et à la confiscation de leurs biens les chefs du mouvement. Le manichéisme avait, cependant, trop fortement pris pied dans le pays pour succomber sous ce coup : nombre de chrétiens égyptiens ne pouvaient être que sensibles à la doctrine qui présentait tant d'affinités avec la gnose et avec l'encratisme, et, comme le prouve, entre autres témoignages, la masse considérable des écrits manichéens mis au jour près de Medînet Mâdi et traduits ou adaptés en copte dans la première moitié du IVe siècle, « la sainte Eglise » a continué pendant longtemps encore d'affirmer sa présence et d'exercer son activité dans toute la vallée du Nil.

 

(Source : H.-Ch. Puech)

Le manichéisme en Afrique du Nord

Après l'Egypte – où il était si vivace que la persécution de Doclétien (297) ne parviendra pas à l’étouffer –, la religion manichéenne arriva en Afrique du Nord, où il est possible qu'elle ait été introduite par l'un des douze apôtres de Mani, Adimantus (Addas). Son adoption par Augustin, « auditeur » de la secte pendant neuf ans environ (de 373 à 382) et les controverses engagées plus tard par celui-ci avec Faustus, Fortunatus, Felix, les objections qu'ils a prodiguées contre le dogme dualiste et les opinions de ses anciens coreligionnaires, attestent l'importance qu'elle avait prise à la fin du IVe siècle dans ces régions et en particulier à Carthage. C’est aussi en Algérie, à Tébessa, que l’on retrouvé dans une grotte, un manuscrit manichéen en latin où il est fait mention des deux ordres : Auditeurs et Elus (le document est antérieur à 400). Fait décisif : entre 754 et 775, « l'Eglise de la Lumière » aura pour chef suprême, pour imam , un Africain, Abu Hilal al-Dayhuri. Autre témoignage de l’exceptionnelle vitalité du manichéisme en Afrique du Nord : alors qu’elle reculait partout ailleurs en Occident, la religion manichéenne s'y maintiendra durant la domination vandale. C’est sans doute par le Magreb que le manichéisme est passé dans la péninsule ibérique, où il est généralement confondu avec le priscillianisme durant la seconde moitié du IVe siècle, avant d’atteindre le sud de la France et l’Aquitaine.

 

(Source : H.-Ch. Puech)

02.01.2006

Mani, Christ d'Orient, Bouddha d'Occident

Livre.

Traduction anglaise en cours

Traduction hongroise en cours
 

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