12.09.2007

Les Mystères de Jésus (vente sur Internet)

Désormais (12/09/2007), le livre de Timothy FREKE et Peter GANDY, Les Mystères de Jésus, est disponible à l'achat sur Internet sur le site AMAZON (cliquer sur le lien) ou sur celui de la FNAC. 
 

23.07.2007

Le livre du jour... (Joël de ROSNAY)

La révolte du Pronétariat (livre à télécharger en PDF)

Site du livre: une initiative intéressante (à plusieurs titres)...

Voir aussi : Révolution : 100 mots pour changer le monde (Olivier BESANCENOT)

Nota : Si je ne partage pas les convictions politiques et le programme d'un mouvement comme la LCR, loin s'en faut, j'apprécie nombre de leurs analyses de la situation actuelle (entre autres, le fait que le capitalisme dérègle le climat, perturbe la nature, et menace l'humanité). Certains affirment que le marxisme en tant que grille de lecture du monde et des événements est dépassé; sincérement, je ne le pense pas... Plus la mondialisation capitaliste (l'horreur économique) se développe et progresse, plus la pensée marxiste (et anarchiste) devient actuelle... Malheureusement, celui qui n'apprend pas du passé est puni dans l'avenir ! C'est pourquoi je crois que si les époques qui font l'objet de ma recherche sont bien passées, elles ne sont pas pour autant dépassées, le passé, le présent et le futur n'étant qu'une seule et même dimension.

 
François FAVRE 

La phrase du jour... (Edgar MORIN)

Je crois en l'improbable...

 
Edgar MORIN 

La phrase du jour... (Alioune SALL)

Le pire n'est jamais certain.

 
Alioune SALL 

21.07.2007

La phrase du jour (B. ETIENNE)...

[Aujourd'hui,] un attentat fait beaucoup plus de spectateurs que de victimes!
 
Bruno ETIENNE 

20.07.2007

Le terrorisme, cause première des désordres du monde?

[Concernant le problème du terrorisme,] quelques remarques de bon sens s'imposent ici. Il est d'abord très salutaire de faire la comparaison entre le nombre annuel de victimes produit par le terrorisme depuis le 11 septembre 2001 et celui des accidents de la route survenus dans le monde chaque année, ou celui des typhons de natures diverses qui affectent l’Asie ou le continent américain, celui des victimes des épidémies, tel le sida, ou encore les victimes des famines ou de la malnutrition qui affectent encore de vastes régions du monde (voir note précédente). Cette comparaison montre bien que si le terrorisme est certes repoussant, le nombre de victimes qu'il produit annuellement est d'une ampleur tout à fait réduite par rapport aux autres causes de décès de victimes dans le monde. On peut aussi évoquer les très nombreuses guerres récentes, telles que celle du démembrement de la Yougoslavie, ou les guerres destinées à combattre le terrorisme, comme celles d'Afghanistan et d'Irak ou la guerre menée par Israël au Liban durant l'été 2006, sans parler du génocide du Rwanda en 1993-1994 (800 000 victimes) ou des massacres du Congo.

Le terrorisme est donc un phénomène aux conséquences réduites par rapport au nombre de victimes injustifiées dans le monde, dont la mort résulte le plus souvent de l'augmentation des risques de natures diverses (écologie et catastrophes naturelles, moyens de transports sophistiqués à grande vitesse, pandémies, injustices dans la distribution des revenus et des moyens d'accès à une alimentation suffisante, États défaillants à empêcher des massacres internes...).

Il est aussi intéressant de constater que le plus grand nombre d'opérations terroristes spectaculaires a lieu dans le monde musulman lui-même (Égypte, Indonésie, Pakistan, Maroc, Algérie, Arabie Saoudite, Turquie) du fait de groupes dits « jihadistes » ou « takfiristes » qui contestent l'ordre existant du monde, tout comme les anarchistes russes l'ont fait à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle, ou encore comme les groupuscules d'extrême gauche en Europe ou au Japon dans les années 1960-70 ou, plus près de nous, certaines guérillas d'Amérique latine, notamment les mouvements de type Sentier lumineux ou les FARC (Forces armées révolutionnaires de Colombie). Il s'agit du terrorisme exprimant un « malaise de civilisation » particulièrement aigu, accompagné de situations socio-économiques spécifiques, une crise d'institutions politiques et d'autorité légitime, le reliquat de rêves messianiques et millénaristes engendrés par les idéologies de source religieuse ou laïque. Ce terrorisme ne peut être combattu que par des moyens renforcés de police, en attendant des évolutions et réformes sociales qui suppriment progressivement les causes du phénomène.

Ce terrorisme de nature très spécifique est à distinguer d'une autre forme d'action violente très répandue dans l'histoire récente de l'humanité, qui conteste une occupation de territoires par une armée étrangère. Ce terrorisme était, jusqu'à récemment, qualifié de « résistance» à caractère légitime, quelle que soit de la nature la bannière idéologique, religieuse, ethnique, nationale, ou même transnationale lorsqu'elle se réclame d'une idéologie de type universel (communisme). C'est bien le cas de la résistance opposée en Palestine par Hamas et au Liban par le Hezbollah. Le seul traitement efficace et rapide de ce type de résistance légitime consiste à supprimer l'occupation étrangère, et à restaurer l'indépendance et la dignité des populations qui continuent de subir de longues années d'occupation.

Ce terrorisme / résistance n'est non plus à confondre avec le terrorisme qui veut lutter contre ce qui est perçu comme une domination insupportable d'un groupe hégémonique qui gère un territoire, comme dan cas de la résistance tamoule au Sri Lanka, du terrorisme corse, de celui de l'Armée républicaine irlandaise (IRA) ou du mouvement kurde PKK (parti des travailleurs du Kurdistan) de résistance en Turquie, ainsi que l'Armée secrète arménienne de libération de l'Arménie (ASALA), de l'ETA (Euskadi ta askatasuna) basque : ces mouvements visent aussi une indépendance ou une autonomisation poussée de la population concernée.

Le discours des décideurs occidentaux et la littérature onusienne sur le terrorisme, en englobant dans un même vocable des violences aux causes totalement différentes, ne facilitent guère l'analyse calme et froide du phénomène, et donc du traitement qu'il faut lui appliquer pour le réduire. Il pousse à l'amalgame permanent entre islam et terrorisme, en dépit des situations diverses et hétéroclites qui ne concernent pas toutes des musulmans ou qui peuvent viser à la subversion des sociétés musulmanes elles-mêmes.

C'est pourquoi, tant que la dissociation n'est pas faite entre les différentes situations engendrant le terrorisme, la confusion ne pourra qu'augmenter dans les deux imaginaires opposés que nous avons décrits. Continuer sur ce chemin mène droit à la guerre généralisée. Combattre le terrorisme de façon aussi abstraite et décontextualisée, en déployant des armées dans plusieurs pays et envahissant certains d'entre eux, accusés sans preuves d'abriter des terroristes pour ce qui est de l'Irak, est une recette pour la catastrophe future. Elle ne produit en tout cas que davantage de terrorisme. L’armée américaine aura perdu plus d'hommes en voulant punir les auteurs des attentats du 11 septembre qu'il y a eu de victimes lors de ces attentats eux-mêmes (note 9). De plus, les États-Unis ont dépensé environ 600 milliards de dollars US pour financer les guerres militaires qu'ils ont menées et qui n'ont en rien résolu le problème du terrorisme.

Georges CORM

« La fracture Orient/Occident », in Futuribles n° 332/Juillet-Août 2007, p. 125-127 

 Site personnel de Georges CORM

Notes :  

7. Rappelons que le terrorisme de toutes origines a fait 5 720 victimes depuis 2001, dont 2997 pour les attaques du 11 septembre 2001. Les accidents de la route, rien qu'en Europe, ont causé la mort de plus de 214 000 personnes entre 2001 et 2005. En 2002, selon un rapport des Nations unies cité dans un article de la très sérieuse revue médicale The Lancet (n° 9521, 6-12 mai 2006), le nombre de morts dues aux accidents de la route dans le monde s'est élevé à 1,2 million de personnes, cependant que le nombre de blessés a atteint le chiffre monstrueux de 50 millions. Le coût de ces accidents est estimé à 518 milliards de dollars US. Le tsunami de décembre 2005 a causé la mort ou la disparition de près de 300 000 personnes.

9. Rappelons, par ailleurs, que le nombre de victimes irakiennes de l'invasion américaine et des violences généralisées qu'elle a déclenchées est estimé à 600 000 à la fin de l'année 2006 - voir la revue médicale britannique The Lancet (11 octobre 2006) qui publie une étude basée sur les travaux de chercheurs américains, réalisés en Irak.

La fracture Orient-Occident est-elle devenue irréparable ?

 
Georges Corm, Economiste, ancien ministre des Finances du Liban, ce chrétien libanais, anticommunautariste et ardent défenseur de la laïcité, vit à Beyrouth. Consultant auprès d'organismes internationaux et de banques centrales, il est notamment l'auteur d'un ouvrage de référence, Le Proche-Orient éclaté (éditions Gallimard, Folio/Histoire, 2002), d'un essai décapant, Orient-Occident, la fracture imaginaire (2005) et d'une histoire du Liban, Le Liban contemporain (éditions La Découverte, Poche, à paraître).

A propos du terrorisme...

La médiatisation à outrance de certains événements (dont le 11 septembre 2001), dans le but d'accréditer une « guerre des civilisations », en particulier sous la forme d'un conflit Islam/Occident, nous fait oublier certaines réalités (ainsi que la nécessité de mettre en perspective et toujours relativiser)... 

Rappelons que le terrorisme de toutes origines a fait 5 720 victimes depuis 2001, dont 2 997 pour les attaques du 11 septembre 2001. Les accidents de la route, rien qu'en Europe, ont causé la mort de plus de 214 000 personnes entre 2001 et 2005. En 2002, selon un rapport des Nations unies cité dans un article de la très sérieuse revue médicale The Lancet (n° 9521, 6-12 mai 2006), le nombre de morts dues aux accidents de la route dans le monde s'est élevé à 1,2 million de personnes, cependant que le nombre de blessés a atteint le chiffre monstrueux de 50 millions. Le coût de ces accidents est estimé à 518 milliards de dollars US. Le tsunami de décembre 2005 a causé la mort ou la disparition de près de 300 000 personnes.

Georges CORM

« La fracture Orient/Occident », in Futuribles n° 332/Juillet-Août 2007, p. 126, note 7 

 Site personnel de Georges CORM

15.07.2007

Tous les dossiers :

Gnosticisme
Manichéisme
Catharisme
Chiisme
Ecologie
Education

Tous les dossiers : Manichéisme : Notes

A propos du roman de... 
Anthologie manichéenne 
Barlaam et Josaphat 
Bêma, fête de la lumière,... 
Bêma, fête de la lumière,... 
Bibliotheca Hermetica : sur... 
Bohaira, moine «manichéen» 
Chant de la Perle (1) 
Chant de la Perle (2) 
Chant de la Perle (3) 
Chine et manichéisme 
Commander 
Conte manichéen 
Contre Mani 
De son Corps... 
Destins du manichéisme 
Dieu meurtrier 
Dits de Mani : Jamais il... 
Dualisme et monisme 
Espoir de Mani 
Graal 
Henri-Charles Puech, par... 
Henri-Charles PUECH... 
Jésus Patibilis, le Jésus... 
Jésus sur la Croix de Mani 
Kephalaïa : sur la sagesse 
La croix, modèle... 
La grande mission... 
La naissance de Mani: carte... 
La Porte de la Vérité (1) 
La Porte de la Vérité (2) 
La prière 
La redécouverte actuelle du... 
La structure absolue 
Le Chant de la Perle:... 
Le dualisme absolu de Mani 
Le Graal germano-iranien,... 
Le Graal iranien 
Le manichéisme en Afrique... 
Le manichéisme en Egypte 
Le manichéisme, par H.-Ch.... 
Le manichéisme, par Rudolf... 
Le manichéisme, religion du... 
Le manichéisme, un appel du... 
Le manichéisme, un appel du... 
Le manichéisme, une... 
Le miracle manichéen 
Le paradoxe de l'unité et... 
Le paradoxe de l'unité et... 
Le paradoxe de l'unité et... 
Le paradoxe manichéen 
Le rite de la main droite... 
Le signe du Paraclet 
Les cinq signes 
Les écrits de Judas Thomas... 
Les jardins de lumière 
Les survivances ou... 
L'ésotérisme dans la pensée... 
Littérature manichéenne 
Lotus blanc (secte du) 
Mani : Sceau des prophètes... 
Mani «prophète de la peinture» 
Mani et Augustin, par Jan... 
Mani et le Graal 
Mani et les mystères du Mal 
Mani, Christ d'Orient,... 
Mani, Christ d'Orient,... 
Mani, Jung et la gnose 
Mani, le bouddha de lumière 
Mani, le Christ d'Orient 
Mani, le Christ d'Orient 
Mani, le penseur dualiste... 
Mani, messager de lumière 
Mani, réincarnation de... 
Mani, un fou de Dieu 
Mani, un messager qui... 
Mani, un nom spirituel 
MANI, vous connaissez? 
Manichéen, manichéenne... 
Manichéisme 
Manichéisme et hermétisme 
Manichéisme et religion de... 
Manichéisme et Rose-Croix 
Manicheisme et spiritualité 
Manicheisme, Dossier spécial 
Manu 
Manu (lois de) 
Notes sur la Croix de lumière 
Notice sur les manichéens... 
Nouveauté : Mani et la... 
Ouïgours 
Principes de la doctrine... 
Proto-ismaélisme et... 
Psaumes des errants 
Qu'est-ce que la vision... 
Qui était véritablement... 
Regards sur le manichéisme 
Relativité de la Vérité 
Religion des Perses sur la... 
Religions du Livre et... 
Rétablissement du feu du... 
Rose-Croix et manichéisme 
Sources documentaires 
Symposium Mani mai 2005 
Turco-mongoles (langues et... 
Une religion mondiale, une... 
Une vision du monde... 

Toutes les notes