12.09.2007
Les Mystères de Jésus (vente sur Internet)
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23.07.2007
Le livre du jour... (Joël de ROSNAY)
La révolte du Pronétariat (livre à télécharger en PDF)
Site du livre: une initiative intéressante (à plusieurs titres)...
Voir aussi : Révolution : 100 mots pour changer le monde (Olivier BESANCENOT)
Nota : Si je ne partage pas les convictions politiques et le programme d'un mouvement comme la LCR, loin s'en faut, j'apprécie nombre de leurs analyses de la situation actuelle (entre autres, le fait que le capitalisme dérègle le climat, perturbe la nature, et menace l'humanité). Certains affirment que le marxisme en tant que grille de lecture du monde et des événements est dépassé; sincérement, je ne le pense pas... Plus la mondialisation capitaliste (l'horreur économique) se développe et progresse, plus la pensée marxiste (et anarchiste) devient actuelle... Malheureusement, celui qui n'apprend pas du passé est puni dans l'avenir ! C'est pourquoi je crois que si les époques qui font l'objet de ma recherche sont bien passées, elles ne sont pas pour autant dépassées, le passé, le présent et le futur n'étant qu'une seule et même dimension.
François FAVRE
14:10 Publié dans 08. Vu... Lu... Entendu... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
La phrase du jour... (Alioune SALL)
Le pire n'est jamais certain.
Alioune SALL
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La phrase du jour... (Edgar MORIN)
Je crois en l'improbable...
Edgar MORIN
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21.07.2007
La phrase du jour (B. ETIENNE)...
14:28 Publié dans 08. Vu... Lu... Entendu... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
20.07.2007
Le terrorisme, cause première des désordres du monde?
[Concernant le problème du terrorisme,] quelques remarques de bon sens s'imposent ici. Il est d'abord très salutaire de faire la comparaison entre le nombre annuel de victimes produit par le terrorisme depuis le 11 septembre 2001 et celui des accidents de la route survenus dans le monde chaque année, ou celui des typhons de natures diverses qui affectent l’Asie ou le continent américain, celui des victimes des épidémies, tel le sida, ou encore les victimes des famines ou de la malnutrition qui affectent encore de vastes régions du monde (voir note précédente). Cette comparaison montre bien que si le terrorisme est certes repoussant, le nombre de victimes qu'il produit annuellement est d'une ampleur tout à fait réduite par rapport aux autres causes de décès de victimes dans le monde. On peut aussi évoquer les très nombreuses guerres récentes, telles que celle du démembrement de la Yougoslavie, ou les guerres destinées à combattre le terrorisme, comme celles d'Afghanistan et d'Irak ou la guerre menée par Israël au Liban durant l'été 2006, sans parler du génocide du Rwanda en 1993-1994 (800 000 victimes) ou des massacres du Congo.
Le terrorisme est donc un phénomène aux conséquences réduites par rapport au nombre de victimes injustifiées dans le monde, dont la mort résulte le plus souvent de l'augmentation des risques de natures diverses (écologie et catastrophes naturelles, moyens de transports sophistiqués à grande vitesse, pandémies, injustices dans la distribution des revenus et des moyens d'accès à une alimentation suffisante, États défaillants à empêcher des massacres internes...).
Il est aussi intéressant de constater que le plus grand nombre d'opérations terroristes spectaculaires a lieu dans le monde musulman lui-même (Égypte, Indonésie, Pakistan, Maroc, Algérie, Arabie Saoudite, Turquie) du fait de groupes dits « jihadistes » ou « takfiristes » qui contestent l'ordre existant du monde, tout comme les anarchistes russes l'ont fait à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle, ou encore comme les groupuscules d'extrême gauche en Europe ou au Japon dans les années 1960-70 ou, plus près de nous, certaines guérillas d'Amérique latine, notamment les mouvements de type Sentier lumineux ou les FARC (Forces armées révolutionnaires de Colombie). Il s'agit du terrorisme exprimant un « malaise de civilisation » particulièrement aigu, accompagné de situations socio-économiques spécifiques, une crise d'institutions politiques et d'autorité légitime, le reliquat de rêves messianiques et millénaristes engendrés par les idéologies de source religieuse ou laïque. Ce terrorisme ne peut être combattu que par des moyens renforcés de police, en attendant des évolutions et réformes sociales qui suppriment progressivement les causes du phénomène.
Ce terrorisme de nature très spécifique est à distinguer d'une autre forme d'action violente très répandue dans l'histoire récente de l'humanité, qui conteste une occupation de territoires par une armée étrangère. Ce terrorisme était, jusqu'à récemment, qualifié de « résistance» à caractère légitime, quelle que soit de la nature la bannière idéologique, religieuse, ethnique, nationale, ou même transnationale lorsqu'elle se réclame d'une idéologie de type universel (communisme). C'est bien le cas de la résistance opposée en Palestine par Hamas et au Liban par le Hezbollah. Le seul traitement efficace et rapide de ce type de résistance légitime consiste à supprimer l'occupation étrangère, et à restaurer l'indépendance et la dignité des populations qui continuent de subir de longues années d'occupation.
Ce terrorisme / résistance n'est non plus à confondre avec le terrorisme qui veut lutter contre ce qui est perçu comme une domination insupportable d'un groupe hégémonique qui gère un territoire, comme dan cas de la résistance tamoule au Sri Lanka, du terrorisme corse, de celui de l'Armée républicaine irlandaise (IRA) ou du mouvement kurde PKK (parti des travailleurs du Kurdistan) de résistance en Turquie, ainsi que l'Armée secrète arménienne de libération de l'Arménie (ASALA), de l'ETA (Euskadi ta askatasuna) basque : ces mouvements visent aussi une indépendance ou une autonomisation poussée de la population concernée.
Le discours des décideurs occidentaux et la littérature onusienne sur le terrorisme, en englobant dans un même vocable des violences aux causes totalement différentes, ne facilitent guère l'analyse calme et froide du phénomène, et donc du traitement qu'il faut lui appliquer pour le réduire. Il pousse à l'amalgame permanent entre islam et terrorisme, en dépit des situations diverses et hétéroclites qui ne concernent pas toutes des musulmans ou qui peuvent viser à la subversion des sociétés musulmanes elles-mêmes.
C'est pourquoi, tant que la dissociation n'est pas faite entre les différentes situations engendrant le terrorisme, la confusion ne pourra qu'augmenter dans les deux imaginaires opposés que nous avons décrits. Continuer sur ce chemin mène droit à la guerre généralisée. Combattre le terrorisme de façon aussi abstraite et décontextualisée, en déployant des armées dans plusieurs pays et envahissant certains d'entre eux, accusés sans preuves d'abriter des terroristes pour ce qui est de l'Irak, est une recette pour la catastrophe future. Elle ne produit en tout cas que davantage de terrorisme. L’armée américaine aura perdu plus d'hommes en voulant punir les auteurs des attentats du 11 septembre qu'il y a eu de victimes lors de ces attentats eux-mêmes (note 9). De plus, les États-Unis ont dépensé environ 600 milliards de dollars US pour financer les guerres militaires qu'ils ont menées et qui n'ont en rien résolu le problème du terrorisme.
Georges CORM
« La fracture Orient/Occident », in Futuribles n° 332/Juillet-Août 2007, p. 125-127
Site personnel de Georges CORM
Notes :
7. Rappelons que le terrorisme de toutes origines a fait 5 720 victimes depuis 2001, dont 2997 pour les attaques du 11 septembre 2001. Les accidents de la route, rien qu'en Europe, ont causé la mort de plus de 214 000 personnes entre 2001 et 2005. En 2002, selon un rapport des Nations unies cité dans un article de la très sérieuse revue médicale The Lancet (n° 9521, 6-12 mai 2006), le nombre de morts dues aux accidents de la route dans le monde s'est élevé à 1,2 million de personnes, cependant que le nombre de blessés a atteint le chiffre monstrueux de 50 millions. Le coût de ces accidents est estimé à 518 milliards de dollars US. Le tsunami de décembre 2005 a causé la mort ou la disparition de près de 300 000 personnes.
9. Rappelons, par ailleurs, que le nombre de victimes irakiennes de l'invasion américaine et des violences généralisées qu'elle a déclenchées est estimé à 600 000 à la fin de l'année 2006 - voir la revue médicale britannique The Lancet (11 octobre 2006) qui publie une étude basée sur les travaux de chercheurs américains, réalisés en Irak.
21:55 Publié dans 08. Vu... Lu... Entendu... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
La fracture Orient-Occident est-elle devenue irréparable ?
13:45 Publié dans 08. Vu... Lu... Entendu... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
A propos du terrorisme...
La médiatisation à outrance de certains événements (dont le 11 septembre 2001), dans le but d'accréditer une « guerre des civilisations », en particulier sous la forme d'un conflit Islam/Occident, nous fait oublier certaines réalités (ainsi que la nécessité de mettre en perspective et toujours relativiser)...
Rappelons que le terrorisme de toutes origines a fait 5 720 victimes depuis 2001, dont 2 997 pour les attaques du 11 septembre 2001. Les accidents de la route, rien qu'en Europe, ont causé la mort de plus de 214 000 personnes entre 2001 et 2005. En 2002, selon un rapport des Nations unies cité dans un article de la très sérieuse revue médicale The Lancet (n° 9521, 6-12 mai 2006), le nombre de morts dues aux accidents de la route dans le monde s'est élevé à 1,2 million de personnes, cependant que le nombre de blessés a atteint le chiffre monstrueux de 50 millions. Le coût de ces accidents est estimé à 518 milliards de dollars US. Le tsunami de décembre 2005 a causé la mort ou la disparition de près de 300 000 personnes.
Georges CORM
« La fracture Orient/Occident », in Futuribles n° 332/Juillet-Août 2007, p. 126, note 7
Site personnel de Georges CORM
12:40 Publié dans 08. Vu... Lu... Entendu... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
15.07.2007
Tous les dossiers :
Gnosticisme
Manichéisme
Catharisme
Chiisme
Ecologie
Education
14:30 Publié dans 08. Vu... Lu... Entendu... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Tous les dossiers : Manichéisme : Notes
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Tous les dossiers : Manichéisme : Articles
12:30 Publié dans 08. Vu... Lu... Entendu... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Dossiers : Manichéisme
Livres
Sites
11:50 Publié dans 08. Vu... Lu... Entendu... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
14.07.2007
Les effets de la mondialisation
« Les effets positifs de la mondialisation sont indiscutables. Quatre ou cinq cents millions de personnes sont sorties de la pauvreté absolue en Chine et quelque deux cents millions en Inde. Cela n’aurait jamais pu se produire sans l’ouverture des marchés mondiaux, le développement de l’entrepreneuriat et de l’innovation. Mais la mondialisation a aussi un coût, elle fait des perdants. (…) Nous ne pourrons pas maintenir les avantages de la mondialisation si en parallèle nous ne trouvons pas une solution pour répondre à l’inquiétude de ceux qu’elle menace. »
JEFFRY FRIEDEN, PROFESSEUR D’ÉCONOMIE À HARVARD
L'Humanité (site WEB), le 14 07/2007
11:20 Publié dans 08. Vu... Lu... Entendu... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
05.07.2007
Les civilisations présentes
Sommaire (en construction)
- Le choc des civilisations ?
- Les blocs civilisationnels
- La guerre des dieux
Afrique
- La civilisation africaine
Asie 1 (Orient/Extrême-Orient)
- La civilisation hindoue
- La civilisation chinoise
- La civilisation japonaise
Asie 2 (Proche Orient/MoyenOrient)
- La civilisation islamique
Europe-Amériques
- La civilisation occidentale
Océanie
09:35 Publié dans 08. Vu... Lu... Entendu... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
04.07.2007
Nouveaux sites WEB référencés
CRISE (René BARBIER)
IANDS France NDE
Journal des chercheurs (René BARBIER)
Krishnamurti et l'éducation (René BARBIER)
Louise CARA, peintre
MCX Complexité
Mémétique
Qu'est-ce que l'Eveil? (Andrew COHEN)
Recherche-action
Recherche-action existentielle
René Barbier
Susana, traductrice
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Livres
12:30 Publié dans 08. Vu... Lu... Entendu... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Sites WEB
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Derniers articles mis en ligne
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03.07.2007
Karlfried Graf Dürckheim : Totalité et totalitarisme...
[…Ceux] qui depuis un siècle essaient de comprendre l'Orient le font en minimisant, en oubliant ou en éliminant la donnée proprement biblique de la pensée occidentale – c'est-à-dire, en fin de compte, sa source hébraïque. Même lorsqu'ils ne renient pas le christianisme, ils se fondent davantage sur une certaine tonalité hellénistique du discours chrétien que sur son fond irréductible, à savoir la culture et la pensée des rédacteurs juifs de la Bible. Il faut reconnaître, à leur décharge, que cet ancrage sémitique fut longtemps occulté, et qu'ainsi, aujourd'hui, la plupart des chrétiens ont une conscience assez vague, sinon faussée, de leur identité.
Karlfried Graf Dürckheim est un exemple frappant de cet « oubli de Jérusalem » dans le dialogue avec les philosophies orientales. Exemple d'autant plus pertinent qu'il est choisi dans une apparente excellence : il représente pour beaucoup, en Europe du moins, ce qui s'est fait de mieux parmi les tentatives de synthèse entre les spiritualités d'Orient et d'Occident. Au fil de ses quarante années d'enseignement, Dürckheim s'est toujours situé non sur le plan des doctrines, mais au niveau de l'expérience. Les éléments qu'il extrait de différentes cultures sont refondus dans une philosophie de vie très structurée, centrée sur la quête d'une véritable profondeur. Rien à voir, donc, avec le bric-à-brac pseudo-spirituel que l'on trouve ici et là, et qui voudrait donner un semblant d'unité à des discours en forme de patchworks culturels. Dix ans après sa mort, le « chemin initiatique » qu'a proposé Dürckheim se révèle d'une rare fécondité et nourrit toujours de nombreux groupes de recherche. Mais, au coeur même de cette louable entreprise de synthèse, s'ouvre une faille [son attachement de jeunesse jamais démenti à l’hitlérisme]. Dürckheim, dont les ascendants maternels étaient juifs, n'a pas plus que d'autres médité l'avertissement biblique : « Si je t'oublie, Jérusalem, que ma main droite se dessèche » (Ps 137, 5). Il n'a pas su éviter l'infirmité dont parle le psalmiste, métaphore d'une schizophrénie spirituelle. Sa vie comme son oeuvre s'en trouvent obscurcies par une ombre aussi grande que les lumières qu'il a su apporter sur les philosophies orientales. Décidément, le dialogue interculturel est un sentier bien escarpé...
Jean MOUTTAPA
Source: Dieu et la révolution du dialogue, Albin Michel, 1996
Pour approfondir : Victor FARIAS, Heidegger et le nazisme, Verdier, 1992
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02.07.2007
Les Mystères de Jésus (Thimothy FREKE, Peter GANDY)
Depuis deux mille ans, l’Occident est dominée par l’idée que le christianisme est unique et sacré, tandis que le paganisme est primitif et l’œuvre du diable. Considérer qu’ils pourraient appartenir à la même tradition est simplement impensable. C’est pourquoi, bien que les véritables origines du christianisme aient toujours été évidentes, peu ont eu la capacité de les voir, car, pour ce faire, il faut briser radicalement avec le conditionnement imposé par notre civilisation. Notre contribution est d’avoir osé penser l’impensable et de présenter nos conclusions dans un livre accessible à tous plutôt que sous forme sèchement académique. [...] Lire la suite...
12:45 Publié dans 08. Vu... Lu... Entendu... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
30.06.2007
Notes récentes
20/07/2007 - A propos du terrorisme... (Georges CORM)
16/07/2007 - Gnose et manichéisme: nouvelles découvertes archéologiques (Louis PAINCHAUD)
14/07/2007 - Les effets de la mondialisation (L'Humanité WEB)
04/07/2007 - Manichéen, manichéenne...
02/07/2007 - Hindouisme (MEMO)
02/07/2007 - Religions à mystères (MEMO)
02/07/2007 - Dualisme (Hachette multimédia/Hachette Livre)
02/07/2007 - Mazdéisme (Hachette multimédia/Hachette Livre)
02/07/2007 - Gnosticisme (Hachette multimédia/Hachette Livre)
01/07/2007 - Chiisme (Hachette multimédia/Hachette Livre)
30/06/2007 - Manichéisme (Hachette multimédia/Hachette Livre)
30/06/2007 - Mani, réincarnation de Lao-Tseu (François FAVRE)
30/06/2007 - Ouïgours (Hachette multimédia/Hachette Livre)
30/06/2007 - D'un 11 septembre à l'autre... (Gilbert ACHCAR)
30/06/2007 - Esséniens (Jean HADOT, Encyclopédia Universalis, 1968)
30/06/2007 - A propos de la notion de progrès... (Edgar MORIN)
30/06/2007 - Comment l'Occident a vaincu le reste du monde... (Samuel HUNTINGTON)
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16.02.2007
Comment l'Occident a vaincu le reste du monde...
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A propos de la notion de progrès...
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04.02.2007
D'un 11 septembre à l'autre...
Introduction du livre Le choc des barbaries (10/18, 2004), de Gilbert Achcar. A propos du « bourrage de crânes »...
Voir aussi: Noam Chomsky, De la propagande (10/18, 2003). D'une manière générale, l'oeuvre de Chomsky est une remarquable réflexion sur les rapports entre langage et pouvoir.
15:55 Publié dans 08. Vu... Lu... Entendu... | Lien permanent | Envoyer cette note
Quand le capitalisme n'a plus besoin de la démocratie...
Comment la banalisation de la torture, la multiplication des lois sécuritaires, l'extension des pouvoirs de la police, la prolifération des instruments de surveillance, la démission de la presse sont-elles possibles? Comment une telle dégradation de l'esprit de la démocratie s'est-elle produite ? Par le fait que, depuis la chute de l'URSS, la classe dirigeante s'est convaincue qu'elle n'avait plus besoin de la démocratie. Auparavant, la liberté était le meilleur argument pour contrer le modèle collectiviste. Elle était bonne pour les individus, et elle favorisait une bien plus grande réussite économique. Mais dans les années 1990, le paradigme qui associait liberté et capitalisme s'est dissous. D'une part, la droite extrême a élaboré aux États-Unis, sous l'influence des « néo-conservateurs », une idéologie plaçant la priorité sur le maintien de l'ordre social institué et de la puissance américaine. D'autre part, la montée impressionnante de l'économie chinoise dans un contexte de répression continue et de parti unique a habitué les esprits à ce découplage possible entre libertés publiques et dynamisme économique.
Ainsi, la démocratie devient antinomique avec les buts recherchés par l'oligarchie: elle favorise la contestation des privilèges indus, elle alimente la remise en cause des pouvoirs illégitimes, elle pousse à l'examen rationnel des décisions. Elle est donc de plus en plus dangereuse, dans une période où les dérives nuisibles du capitalisme deviennent plus manifestes.
Qui plus est, le maintien du gaspillage ostentatoire implique une forte consommation de pétrole et d'énergie. Comme les réserves les plus importantes en sont situées au Moyen-Orient, il faut mener une politique visant à contenir la contestation politique dans cette région. Cette politique prend le nom de «lutte contre le terrorisme». Elle présente l'avantage de justifier les restrictions aux libertés au nom de la sécurité, ce qui permet de réprimer les mouvements sociaux qui commencent à se réveiller.
Hervé Kempf, Comment les riches détruisent la planète, p. 111-112
14:25 Publié dans 08. Vu... Lu... Entendu... | Lien permanent |



