03.09.2006

Ame (les deux)

Chez l’Homme originel (Esprit–âme–corps), l’âme transmet au corps les suggestions de l’Esprit universel. Les gnostiques (séthiens, manichéens…) distinguent l’existence de deux âmes. La première est mortelle et comprend cinq aspects: le sang, le fluide nerveux, le fluide hormonal, le feu du serpent, la conscience. La seconde est immortelle et réside dans le cœur de l’homme, au centre du microcosme, sous la forme d’un germe de lumière, que les ésotéristes indiens désignent comme le «joyau dans le lotus», et les auteurs chrétiens comme le «grain de blé Jésus». C’est dans cette semence de l’Ame originelle que sommeille le formidable pouvoir de résurrection de l’homme intérieur, l’homme céleste fait de l’or de la substance originelle pure. Lorsque de la force de rayonnement de l’atome-étincelle d’Esprit – ou atome christique – naît l’âme nouvelle, un nouveau corps, un nouveau véhicule de conscience, se développe simultanément. Ce corps de l’âme possède un splendide rayonnement couleur d’or, et entoure l’être humain comme un manteau. Qui sait se tisser un tel vêtement de lumière dorée obtient à nouveau la liaison avec l’Esprit divin.
 
 
François FAVRE (extrait de Vocabulaire/Lexique
 
 
Pour en savoir plus:
 

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01.09.2006

Monade

Suivant les Rose-Croix actuels, la monade est le noyau indivisible du microcosme. La monade a deux pôles: l'un dans le coeur, c'est l'atome originel; l'autre, dans l'être aural, est en relation directe avec la pinéale - la porte d'accès de l'Esprit septuple. Dans le processus de la transfiguration, ces deux pôles doivent s'unir en une tri-unité: Esprit, Ame et Corps.
 
Revue Pentagramme 

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02.08.2006

La Sâmkhya

La Sâmkhya est généralement considérée comme le plus vieux des systèmes philosophiques indiens, il aurait été fondé au VIIe siècle av. J.-C. par Kapila, (ou 3 siècles plus tôt, selon d’autres auteurs). Il s'agit, historiquement, de la première description connue du modèle complet de l'univers, à la fois scientifique et spirituel. Sa philosophie considère l'univers comme se composant de trois réalités éternelles: le principe de l'espace: âkâshä, le principe de l'intelligence: purusha (= âme-esprit, Noûs), et le principe de la nature: prakriti. Purusha et prakriti sont deux énergies de nature opposée et complémentaire, qui se déploient dans l’espace éternel (âkâshä): purusha, l’âme spirituelle, l'intelligence divine, est d’essence masculine, tandis que prakriti, la nature, composée de trois gunas ou états qualitatifs (satva, ordre, conscience, rajas, passion, énergie, tamas, inertie) est féminine. La « réalisation » ou « libération » (kaivalya) s’opère par le discernement intérieur et la connaissance illuminative (jnana) qui mène à la distinction des deux principes (nous retrouvons ici le manichéisme).

 

François FAVRE (d'après l'article Sâmkhya/Philosophie indienne, Wikipédia)

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26.07.2006

Paradoxe

Définition: Contraire à l'opinion (doxa), au sens commun. « C’est ce qui étonne ou ce qui choque parce qu’on est mis face à une situation où un être ou une chose est ou semble être, fait ou semble faire, pense ou semble penser, une chose et le contraire de cette chose ». (Yves Barel)

 

 


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Démiurge

Définition: Nom donné par les Gnostiques du début de l’ère chrétienne au créateur du monde (cosmos) et de l’homme. Considéré ici comme un « mauvais dieu » (à l’inverse du démiurge platonicien), il est généralement assimilé au Jéhovah des anciens sémites et opposé au Dieu bon, étranger à la Nature, des chrétiens. Vu micro-cosmologiquement, ce « dieu des vengeances et de la miséricorde » (Augustin) correspond au Moi supérieur des occultistes (Blavatsky, Steiner) et des auteurs du Nouvel Age (Redfield), à la conscience cosmique des mystiques (saint François d’Assise) et des transpersonnalistes (Grof), au Soi des psychologues jungiens. Cette entité suprasensible peut apparaître à la « conscience modifiée » du chercheur sous la forme de Lucifer (l’Ange de lumière) ou de Satan (l’Ange de ténèbres).

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Etre aural (ou Démiurge)

Définition: Zodiaque, ciel intérieur, firmament du microcosme. C’est le champ magnétique septuple qui entoure la personnalité. Immortel par essence, il contient en lui la mémoire du passé et le souvenir des vies antérieures. Porteur du karma dans le microcosme, il détermine la trame de vie de la personnalité qui s’y incarne et enregistre impersonnellement ses réactions, positives ou négatives, au Plan divin rayonné par la monade, par l’étincelle divine. De structure dodécuple (= 12 constellations, 12 foyers magnétiques), il est le véritable créateur de l’âme naturelle et exerce son influence sur la personnalité entière par l’intermédiaire des douze paires de nerfs crâniens dans le sanctuaire de la tête, et du feu du serpent (= mauvais serpent chez les Séthiens) dans la colonne vertébrale. Les gnostiques modernes l’assimilent à Lucifer-Satan et voient en lui la véritable source des états supérieurs de conscience (conscience cosmique), que nombre de chercheurs, souvent sincères mais mal informés, confondent avec l’expérience spirituelle. Autres dénominations: lipika (littéralement: scribe), Moi supérieur, Soi supérieur, Soi, Gardien du seuil, conscience karmique, conscience aurale, Démiurge, Créateur, Père d’en bas.

18:41 Publié dans 07. Lexique | Lien permanent | Envoyer cette note

Monade

Définition: Principe premier, indivisible. C’est l’étincelle divine des Gnostiques, l’Ame-Esprit originelle, le feu primordial qui brûle au centre du microcosme. Cette roue flamboyante possède deux noyaux ou deux pôles : le premier, négatif, féminin, révélateur, est situé dans le cœur (= Ame). Le second pôle, positif, masculin, créateur, se trouve juste au-dessus de la tête, à la périphérie de la roue de feu (= Esprit). Dans la mythologie égyptienne, les deux pôles de la monade sont figurés par Osiris et Isis, et dans les Evangiles, par Joseph et Marie.

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Vocabulaire: lexique des principaux termes ésotériques

Pour faciliter la compréhension des différents phénomènes spirituels décrits ici, je propose un glossaire des principaux termes ésotériques utilisés par les auteurs gnostiques anciens (manichéens) et modernes (Jan van Rijckenborgh). Il s'agit en fait des mêmes réalités spirituelles ayant trait aux mystères du microcosme exprimées dans la langue propre à chaque époque. Preuve que la gnose est intemporelle et universelle!


Nota: le but de ce glossaire est de définir les principales notions de notre approche « transversale » du phénomène gnostique. En général, elles s'inspirent de formulations déjà existantes, puisées dans la gnose moderne de Jan van Rijckenborgh et Catharose de Petri (cf. site RCO) ou dans l'oeuvre philosophique de Henry Corbin; mais parfois, elles s'en séparent radicalement et font l'objet d'une nouvelle explication (c'est le cas, par exemple, de notions comme Ahriman ou Lucifer, empruntées au vocabulaire de l'anthroposophie de R. Steiner, que nous réinterprétons de manière personnelle).


 

ADAM: Désignation biblique de l’Homme originel avant la Chute. L’Adam céleste est l’androgyne originel, masculin-féminin, créé à la ressemblance de Dieu, le Père-Mère (Ge 1 : 27), l’étincelle divine au centre du microcosme (= monade). L’Adam terrestre est la personnalité originelle dans le microcosme, le produit de l’union des deux pôles positif et négatif de la monade. Pour Platon, l’homme matériel est une création du bon Démiurge, et pour Mani, du mauvais Démiurge.

AHRIMAN: Divinité opposée à Ahura Mazda, la Lumière, symbolisant le Mal dans la gnose iranienne. Figure macrocosmique et microcosmique, empruntée au vocabulaire de l’anthroposophie de R. Steiner, représentant le Mal relatif (anti-humanisme) dans notre typologie (chez Steiner, il incarne le refus de l’Esprit).

ALCHIMIE SPIRITUELLE: Concerne la transmutation des différents fluides de l’âme et la transfiguration du corps, sous l’égide du Feu de l’Esprit, de la Kundalini divine dans le cœur.

AME NATURELLE: Voir âme.

AME: Chez l’Homme originel (Esprit – âme – corps), l’âme transmet au corps les suggestions de l’Esprit universel. Les gnostiques (séthiens, manichéens…) distinguent l’existence de deux âmes. La première est mortelle et comprend cinq aspects : le sang, le fluide nerveux, le fluide hormonal, le feu du serpent, la conscience. La seconde est immortelle et réside dans le cœur de l’homme, au centre du microcosme, sous la forme d’un germe de lumière, que les ésotéristes indiens désignent comme le « joyau dans le lotus », et les auteurs chrétiens comme le « grain de blé Jésus ». C’est dans cette semence de l’Ame originelle que sommeille le formidable pouvoir de résurrection de l’homme intérieur, l’homme céleste fait de l’or de la substance originelle pure. Lorsque de la force de rayonnement de l’atome-étincelle d’Esprit – ou atome christique – naît l’âme nouvelle, un nouveau corps, un nouveau véhicule de conscience, se développe simultanément. Ce corps de l’âme possède un splendide rayonnement couleur d’or, et entoure l’être humain comme un manteau. Qui sait se tisser un tel vêtement de lumière dorée obtient à nouveau la liaison avec l’Esprit divin.

AME-ESPRIT: Voir monade.

ANATOMIE SUBTILE: Physiologie de l’« Homme de lumière » (homme intérieur) en ésotérisme. Celle-ci concerne, à la lumière de la Science spirituelle, les différents corps et organes subtils de l’être humain, considéré ici en tant que « microcosme ». L’anatomie humaine, enseignée par la science et la médecine occidentale, dont le symbole, curieusement, est le caducée hermétique, se rapporte à l’« Homme de ténèbres » (homme extérieur) et au corps grossier.

ANTHROPOSOPHIE: Mouvement ésotérique fondé par l’autrichien R. Steiner, qui enseigne la méthode de la culture de la personnalité. Voir Théosophie.

ANTICHRIST ou ANTECHRIST: Dans le Nouveau Testament, l’Antichrist (ou faux Christ) s’oppose symétriquement au Christ, et combat les disciples du Dieu bon à la fin des temps. Figure macrocosmique et microcosmique représentant le Mal absolu dans notre typologie. L’Antichrist, en tant qu’« esprit du monde » ou noyau dur de la conscience aurale (Moi supérieur) dans le microcosme, peut prendre, en fonction des situations et de ses intérêts, soit la forme de Lucifer (Bien), soit la forme d’Ahriman/Satan (Mal). Voir être aural, Démiurge.

APOCALYPSE: Révélation, dévoilement. Les exégèses traditionnelles des textes apocalyptiques proposées par les théologiens ont conduit, sur la base d’une interprétation littérale, à donner au mot un sens dramatique qu’il n’avait pas à l’origine. Dans le Coran et l’œuvre de Sohravardi, cette notion est associée à celle de Grand Ebranlement ou de Grand Bouleversement et désigne l’expérience spirituelle, qui résulte de la descente de l’Esprit-Saint dans le canal central du triple serpent de feu (= sushumna). Elle est aussi indissociable de celle de « chevalerie spirituelle », l’épée ou le sabre symbolisant l’axe de la moelle épinière (en arabe, la racine fqr désigne le dos, l’échine, et le système des 33 vertèbres), la cuirasse figurant le nouveau vêtement de lumière astrale, le casque, le nouveau pouvoir du penser, etc.).

APPEL: Courant divin descendant. Correspond au nadi de pingala dans la physiologie ésotérique. Voir initiation.

ARCS (les deux): Chemin de la descente et de la remontée dans la gnose musulmane (chiisme, soufisme). Correspond aux nadis de pingala et ida dans la physiologie ésotérique.

ATOME ORIGINEL ou ATOME-CHRIST: Voir Rose du Cœur.

ATOME-ETINCELLE D’ESPRIT: Voir Rose du Cœur.

BÊMA: Pâques manichéenne, célébrant la Crucifixion de Mani, sa Résurrection et son Ascension dans le Monde de lumière.

BOGOMILISME: Mouvement gnostique chrétien, qui a pris naissance au Xème siècle en Bulgarie, avant de se propager dans les pays balkaniques et d’étendre son influence dans l’Empire byzantin (il tire son nom de celui de son fondateur le prêtre Bogomil) ; système dualiste, fondé sur l’opposition entre la Lumière et les ténèbres correspondant au Bien et au Mal. On retrouve dans le bogomilisme, comme chez les gnostiques christianisants, les manichéens ou les cathares, les mêmes principes fondamentaux : opposition à l’Église officielle, refus des trois sacrements (baptême, eucharistie et mariage), rejet des lieux de cultes traditionnels et des images, et en particulier de la vénération de la croix, refus de l’Ancien Testament et lecture intériorisée de l’Evangile. Dans l’enseignement bogomile, proche de celui des manichéens et des cathares, le dualisme, inhérent à toute gnose, est absolu ou mitigé ; toujours jugée mauvaise, la création est l’œuvre d’un Démiurge mauvais à laquelle ne saurait participer le Dieu bon. Voir catharisme.

CANON, CANONIQUE: Du mot grec kanôn qui signifie « roseau » et, par extension « règle ». Traditionnellement, le Canon désigne la liste des livres considérés comme authentiques et véridiques par les théologiens juifs et chrétiens, dont la recension et l’établissement a contribué à former la règle de la foi et à définir le dogme (les textes non canoniques comme ceux retrouvés à Nag-Hammadi en 1945 sont dits « apocryphes », terme signifiant originellement « tenu secret »). Il convient de noter que bien avant que l’Eglise catholique dispose d’un canon (IVème siècle), des auteurs gnostiques et chrétiens comme Marcion et Mani avaient déjà élaboré le leur, afin de séparer « le bon grain de l’ivraie ». Selon eux, nombre de textes donnés pour authentiques, comme les Synoptiques (évangiles de Mathieu, Marc et Luc), avaient été interpolés et falsifiés par les Docteurs de la Loi et les théologiens. C’est la raison pour laquelle ils rejetaient de leur classification certains passages du Nouveau Testament qu’ils jugeaient trop proches, selon l’esprit, de l’ancienne Alliance (placée sous l’autorité de la Loi et du Démiurge ambivalent).

CATHARES: Eglise gnostique du Moyen Age, proche des bogomiles bulgares, qui redonna vie aux Mystères du christianisme originel. Malgré sa destruction systématique par l’eglise catholique romaine, l’impulsion spirituelle qu’elle suscita fut considérable dans l’Europe entière. Voir bogomilisme.

CHAKRA: Littéralement : « roue » (en sanscrit). Désigne les 7 grands centres de conscience du corps astral, localisés respectivement à la hauteur du sacrum, du nombril, du plexus solaire, du cœur, de la gorge, du front, et au sommet du crâne. Ces roues tournent plus ou moins vite mais toutes dans le même sens (de gauche à droite chez l’homme spirituel, de droite à gauche chez l’homme naturel). La philosophie orientale symbolise ces deux mouvements de rotation par la double swastika, dont l’une, dextrogyre, représente « roue de la vie » et l’autre, sénestrogyre, la « roue de la mort » (= croix gammée des nazis).

CHAMBRE DE LA TOUR: Hypophyse (jusqu’à une date récente, celle-ci était appelée en anatomie humaine « petite pomme »).

CHAMBRE HAUTE: Expression évangélique qui désigne, de manière symbolique, le sanctuaire de la tête.

CHAMBRE NUPTIALE: Expression récurrente dans la littérature gnostique, figurant la pinéale (littéralement : pomme de pin). Celle-ci est le siège des « noces alchimiques » de l’Ame immortelle avec l’Esprit Septuple, du « mariage spirituel » de l’Epouse avec l’Epoux, de la Reine avec le Roi.

CHAMP DE LA MANIFESTATION: Champ de la respiration. C’est le champ de force qui, dans le microcosme, établit la liaison entre l’être aural et la personnalité .

CHAMP MAGNETIQUE: Champ de force dans lequel se manifestent des possibilités en rapport avec une loi. Tout champ magnétique a une forme sphérique et deux foyers : un pôle nord et un pôle sud. Tout Corps Vivant gnostique, organisé hiérarchiquement (sur le modèle de la pyramide), comprend deux aspects distincts : un « sommet » qui assure la liaison avec le monde de l’Esprit, et une « base » qui rend possible la relation avec le champ de la Matière. Notre personnalité est aussi constituée de deux pôles : le septuple chandelier de la tête (= 7 cavités cérébrales) forme le pôle nord, le plexus sacré représente le pôle sud, la liaison entre les deux étant établie par le « serpent de feu » de la conscience.

CHANDELIER A SEPT BRANCHES: Désignation symbolique des sept feux qui brûlent dans les sept cavités cérébrales (= sept têtes du serpent). Sept autres feux répandent leur lumière dans les sanctuaires du cœur et du bassin, déterminant ainsi le caractère « naturel » ou « surnaturel » de la manifestation humaine et de sa conscience.

CHANT DE LA PERLE: Hymne gnostique, d’origine syriaque, tiré des Actes de Thomas.

CHEMIN DES ÉTOILES: Expression cathare qui désigne, de manière symbolique, le chemin de retour à la Vie divine par la transfiguration, par la renaissance d’Eau (baptême johannite) et d’Esprit (baptême spirituel).

CHEMIN DU SAINT-GRAAL: Expression cathare, symbolisant le processus évangélique de renaissance d’Eau et d’Esprit. Celui qui s’engage sur le chemin du Saint-Graal doit reconstruire en lui la coupe sacrée, sous la forme d’un nouveau système tête-cœur. Voir chemin des étoiles.

CHRIST: Esprit Central de notre planète. Champ de rayonnement intercosmique qui incite continuellement les hommes à prendre conscience de leur propre divinité (« vous êtes des dieux », dit Jésus, l’Envoyé du Christ cosmique), et les pousse à découvrir l’existence du Royaume en eux (« le Royaume est en vous »). Egalement appelé l’« Autre » en l’homme, c’est aussi l’Homme véritable, l’Homme immortel, qui vient de Dieu et qui est « parfait comme le Père est parfait ». La résurrection de ce Fils unique, Christ en l’homme, est le seul but de l’existence dans le champ de vie naturel. Figure macrocosmique et microcosmique, empruntée au vocabulaire de l’anthroposophie de R. Steiner, représentant le Bien absolu dans notre typologie (chez Steiner, il incarne l’équilibre entre Esprit et Matière et régule les excès des forces ahrimaniennes et lucifériennes).

CONSCIENCE (états de): Il est possible de distinguer trois états de conscience : Moi (dualité sujet-objet), Soi (fusion sujet-objet), et Non-Soi (dépassement de l’état d’unité et abolition de la conscience cosmique).

CONSCIENCE COSMIQUE: Etat indifférencié de la conscience, caractérisé par l’abolition de la dualité sujet-objet et la fusion avec le cosmos. Dans l’occultisme et le mysticisme, cet « état élargi de la conscience » est considéré (à tort) comme l’étape ultime du développement humain ; pour le gnostique, il s’agit d’un état intermédiaire, illusoire, qui doit être dépassé pour laisser place à la véritable conscience spirituelle dans le microcosme.

CONSCIENCE: La plus haute forme de vie. Aspect central de l’âme. Fluide astral localisé dans les sept cavités cérébrales (chandelier de la tête), qui se manifeste dans le feu du serpent et détermine l’état de vie (tel état de conscience, tel état de vie; tel état de vie, tel état de conscience).

CONSOLAMENTUM: Voir Main droite.

CONTRE-GNOSE: Antagoniste absolu de la Gnose, ennemi de la Vérité, du Réel, qui se manifeste secrètement sous la forme de l’humanisme (Lucifer) et de l’anti-humanisme (Ahriman), et ouvertement lorsque son existence est en danger (Antichrist), se transformant alors en « Ange exterminateur » (radicalisation). Voir Antichrist.

CRITERES: Tout enseignement gnostique repose sur trois principes fondamentaux : il existe deux mondes (Nature, Surnature) aussi bien pour « l’homme éveillé » que pour « l’homme endormi »; l’homme vrai, spirituel, est un microcosme, constitué pour l’essentiel de trois éléments: l’étincelle d’Esprit ou monade, l’être aural ou firmament, et la personnalité ; il est possible de s’affranchir de la Matière-Espace-Temps par un triple processus de transformation de la conscience et du corps (transfiguration). La première phase de ce Grand-Œuvre alchimique concerne la renaissance spirituelle, l’entrée de l’Esprit-Saint dans le microcosme ; la seconde se rapporte à la renaissance de l’âme, à la nouvelle radiation de conscience qui prend forme dans le système du feu du serpent, et la troisième a trait à la renaissance de
l’être tout entier (transfiguration).

DEMIURGE: Nom donné par les Gnostiques du début de l’ère chrétienne au créateur du monde (cosmos) et de l’homme. Considéré ici comme un « mauvais dieu » (à l’inverse du démiurge platonicien), il est généralement assimilé au Jéhovah des anciens sémites et opposé au Dieu bon, étranger à la Nature, des chrétiens. Vu micro-cosmologiquement, ce « dieu des vengeances et de la miséricorde » (Augustin) correspond au Moi supérieur des occultistes (Blavatsky, Steiner) et des auteurs du Nouvel Age (Redfield), à la conscience cosmique des mystiques (saint François d’Assise) et des transpersonnalistes (Grof), au Soi des psychologues jungiens. Cette entité suprasensible peut apparaître à la « conscience modifiée » du chercheur sous la forme de Lucifer (l’Ange de lumière) ou de Satan (l’Ange de ténèbres).

DISCIPLINE DE L’ARCANE: « Garde du Secret », dans la terminologie hermétique et alchimique.

DISPERSION DES INFORMATIONS (Méthode de): Littéralement: « la dispersion de la Science ». Technique de communication utilisée, entre autres, par les ésotéristes chiites (hermétistes et alchimistes), qui consiste à disséminer des données purement spirituelles dans des corpus de textes profanes, afin d’entrer en contact avec de futurs adeptes et de les inciter à la recherche. Citation de Geber (trad. H. Corbin, « Le Livre du Glorieux », in Alchimie comme art hiératique, p. 183-184 et note 84) : « Sache ceci : lorsque mon Maître [Jafar al-Sadiq, le sixième Imam], qu’il soit agréé de Dieu, m’ordonna de composer ces livres, il me prescrivit de les systématiser dans un certain ordre hiérarchique que je n’ai pas licence d’enfreindre. Tu connais, il est vrai, certaines des intentions qui étaient les siennes, lorsqu’il établit la hiérarchie de ces livres, mais leur ensemble même, non, tu ne le connais pas… Ne trouve donc pas mauvais, ô mon frère, s’il t’arrive de rencontrer un discours sur la religion ésotérique au beau milieu duquel vient s’insérer un discours sur l’alchimie, sans que l’Opération de celle-ci soit encore menée à son terme ; ou bien un discours sur l’alchimie auquel fasse suite un discours sur la religion, sans que les fondements de celle-ci soient encore établis ; ou bien un discours sur la dévotion ou tout autre sujet appartenant à ces sciences et arts que nous traitons dans ces livres de caractère divin. Car pour tous nos développements qui s’offrent à toi au cours de ces livres, notre Maître… eut des intentions qu’il ne m’est pas possible de te dévoiler. Si je te dévoilais ce qu’elles comportent tu serais tel que Jabir b. Hayyan. Mais dès lors que tu serais tel que lui, tu n’aurais pas besoin qu’on te les dévoilât, pas plus que lui-même n’en a besoin. Comprends. »

EGLISE DU PARACLET: Qualificatif que s’attribuèrent les fraternités manichéenne et cathare pour signifier le fait qu’en elles agissaient les trois courants de la Divinité (le Père, le Fils et l’Esprit-Saint consolateur) et qu’elles étaient détentrice de la « Science des sept Rayons », des sept forces gnostiques par lesquelles la sanctification de l’homme qui retourne à Dieu peut se réaliser.

ENDOURA: Processus de la renaissance de l’Ame microcosmique par lequel l’aspirant gnostique, entreprend de manière systématique de se libérer des influences de la Nature, en plaçant sa personnalité et la totalité de sa conscience (moi et Soi) sous l’égide de l’Homme nouveau en croissance. Deux processus se développent synchroniquement en lui : le déclin absolu de l’ancienne nature et l’éveil fondamental de la Nature nouvelle.

ETRE AURAL: Zodiaque, ciel intérieur, firmament du microcosme. C’est le champ magnétique septuple qui entoure la personnalité. Immortel par essence, il contient en lui la mémoire du passé et le souvenir des vies antérieures. Porteur du karma dans le microcosme, il détermine la trame de vie de la personnalité qui s’y incarne et enregistre impersonnellement ses réactions, positives ou négatives, au Plan divin rayonné par la monade, par l’étincelle divine. De structure dodécuple (= 12 constellations, 12 foyers magnétiques), il est le véritable créateur de l’âme naturelle et exerce son influence sur la personnalité entière par l’intermédiaire des douze paires de nerfs crâniens dans le sanctuaire de la tête, et du feu du serpent (= mauvais serpent chez les Séthiens) dans la colonne vertébrale. Les gnostiques modernes l’assimilent à Lucifer-Satan et voient en lui la véritable source des états supérieurs de conscience (conscience cosmique), que nombre de chercheurs, souvent sincères mais mal informés, confondent avec l’expérience spirituelle. Autres dénominations: lipika (littéralement: scribe), Moi supérieur, Soi supérieur, Soi, Gardien du seuil, conscience karmique, conscience aurale, Démiurge, Créateur, Père d’en bas.

EVEIL: Expérience illuminative, d’ordre spirituel et non psychique, qui consiste dans l’affranchissement définitif de la Matière-Espace-Temps, et l’entrée dans un nouveau champ de vie, celui de la Lumière ou de l’Esprit (Surnature). Il implique l’anéantissement de la conscience-moi et de la conscience cosmique, comme le montre clairement l’exemple du Bouddha, archétype de « l’homme éveillé ». Selon notre typologie, l’éveil des trois kundalinis constitue la base de l’expérience spirituelle et l’origine de toutes les véritables religions disposant d’un fondement gnostique. L’« expérience transpersonnelle », de type mystico-ésotérique, que nous opposons à l’expérience spirituelle, est fondée sur l’éveil, partiel ou total, des kundalinis du sacrum et de la tête.

FEU DU SERPENT: Feu de l’âme, support de la conscience. Cette colonne de feu spirituel, ce caducée, comporte trois canaux, qui s’entrelacent trois fois. Voir âme, nadi, système du feu du serpent, trois nœuds.

FRATERNITE UNIVERSELLE: Champ de rayonnement spirituel formé par l’ensemble des entités qui n’ont pas participé à la Chute et par celles qui ont réintégré le Royaume. Elle se manifeste principalement par l’intermédiaire des « Envoyés de la Lumière » (prophètes et sages initiateurs) qui agissent en tout temps et en tout lieu afin d’aider les hommes à accomplir leur vocation divine.

GNOSE QUINTUPLE UNIVERSELLE: Méthode initiatique caractéristique des fraternités gnostiques, qui se déroule en cinq phases, en cinq étapes (= cinq marches). Elle vise à la transmutation des cinq fluides de l’âme et comprend cinq aspects fondamentaux : compréhension, désir du salut, reddition du moi, nouveau comportement, entrée dans la vie nouvelle. Voir analogie avec les cinq yogas.

GRAAL: Vase sacré. Symbole universel relatif au système tête-cœur et au chakra coronal (le pied de la coupe de cristal se trouve dans l’orifice cardiaque et les poumons, la tige du calice est dressée dans le cou, le haut de la coupe est formé par le globe de la tête ; par ailleurs, le chakra-couronne, au sommet du crâne, a aussi la forme d’un vase).

HATHA YOGA: L’un des cinq aspects du yoga. Son nom vient du sanscrit ha (soleil) et tha (lune). L’objectif visé par le hatha yogi consiste à unir au moyen de la maîtrise du souffle les différentes forces subtiles circulant dans pingala (canal solaire) et ida (canal lunaire) et à les faire pénétrer dans la nadi centrale (sushumna), ce qui permet à la Kundalini logée dans le sacrum de s’élever jusqu’au septième chakra ou « lotus de la limite ». Le hatha yoga, que pratiquent aujourd’hui de nombreux occidentaux en toute inconscience et ignorance de ses possibles effets dévastateurs pour la conscience et le corps (voir l’exemple de Gopi Krishna), peut à juste titre être considéré comme une préparation à la montée de la Kundalini. Voir Gnose quintuple.

HEMISPHERES CEREBRAUX: Le cerveau est constitué de deux hémisphères : selon la Science spirituelle, l’hémisphère droit est le foyer principal du pouvoir du penser, et l’hémisphère gauche, celui de la volonté.

IDA: Canal subtil qui va du chakra du sacrum au chakra frontal ; il longe la colonne vertébrale et la sushumna et se termine au-dessus de la racine de la narine gauche. Ida est aussi appelée dans l’ésotérisme indien « nadi de la lune » à cause de sa nature rafraîchissante. Voir pingala, nadis, sushumna, trois nœuds.

INITIATION (méthodes): Il existe au moins trois modes de transformation radicale de la conscience et du corps, en correspondance avec les trois aspects de la Kundalini : l’initiation tantrique, l’initiation christique, et l’initiation supramentale. Voir Kundalini.

INITIATION: Courant divin remontant (chiisme, soufisme). Correspond au nadi d’ida dans la physiologie ésotérique. Voir appel ; arcs (les deux).

KUNDALINI: En chaque être humain se trouve une énergie divine, appelée Kundalini (littéralement: l’enroulée). Cette énergie possède deux aspects : l’un manifeste l’existence ordinaire, l’autre nous conduit à la Vérité suprême. Dirigée vers l’extérieur, elle nous permet d’explorer le monde qui nous entoure ; éveillée, elle nous révèle le monde intérieur, le monde spirituel. Il existe dans le corps humain trois centres dans lesquels cette Force divine peut agir afin d’éveiller l’homme à sa véritable vocation : le bassin, le cœur, et la tête. La Kundalini peut donc être éveillée à ces trois niveaux, selon que le candidat suit la voie de l’initiation tantrique (sacrum), de l’initiation christique (cœur), de l’initiation supramentale (tête). Toutefois, seule l’initiation christique, qui prend sa source dans le cœur (= voie cardiaque), mobilise simultanément les trois Feux et rend possible la réintégration du microcosme dans la Surnature.

LIBERATION: Le plus haut état humain. Voir Eveil.

LUCIFER: « Porteur de lumière », Ange déchu dans les cosmogonies gnostiques, que l’on confond souvent, malencontreusement, avec Satan, son double maléfique (luciférisme et satanisme sont deux phénomènes différents). Figure macrocosmique et microcosmique, empruntée au vocabulaire de l’anthroposophie de R. Steiner, représentant le Bien relatif (humanisme) dans notre typologie (chez Steiner, il incarne le refus de la Matière).

LUCIFER-SATAN: Voir être aural, démiurge.

MAIN DROITE: Rite de la fraternité manichéenne par lequel était confirmée au moyen de l’imposition des mains la relation établie par le candidat avec le champ de l’Esprit, la Terre de lumière (c’est l’équivalent du Consolamentum, de la cérémonie de « la Consolation », chez les cathares).

MICROCOSME: Selon la formule des rose-croix classiques, « chaque homme est un microcosme », une image réduite de l’univers entier. L’homme en tant que « petit monde », minutus mundus, est un système vital sphérique complexe où l’on peut distinguer, de l’intérieur vers l’extérieur : la monade ou étincelle d’Esprit, la personnalité, le champ de manifestation, l’être aural et le septuple champ magnétique de l’Esprit.

MOI SUPERIEUR: Voir être aural, démiurge.

MOI: Agrégat de conscience, dont le siège se situe dans la colonne vertébrale. Voir conscience (états de).

MONADE: Principe premier, indivisible. C’est l’étincelle divine des Gnostiques, l’Ame-Esprit originelle, le feu primordial qui brûle au centre du microcosme. Cette roue flamboyante possède deux noyaux ou deux pôles : le premier, négatif, féminin, révélateur, est situé dans le cœur (= Ame). Le second pôle, positif, masculin, créateur, se trouve juste au-dessus de la tête, à la périphérie de la roue de feu (= Esprit). Dans la mythologie égyptienne, les deux pôles de la monade sont figurés par Osiris et Isis, et dans les Evangiles, par Joseph et Marie.

MYSTICISME: Voie de la dévotion (cœur) ; pratique de diverses méthodes, d’ordre émotionnel et fusionnel, visant à l’annihilation du moi et au dépassement des limites corporelles (sens, intellect, vitalité, sexualité). Elle donne la primauté à l’expérience « transpersonnelle », censée conduire l’adepte à l’union avec Dieu ou avec la Nature (les deux sont souvent confondus dans pareille approche). Comme l’occultisme, l’expérience mystique aboutit inévitablement au renforcement du moi et à une liaison accrue avec la sphère réflectrice (monde des morts, au-delà) ainsi qu’avec l’être aural (Moi supérieur) du microcosme. Voir occultisme.

NADI: Terme sanscrit signifiant littéralement : rivière. Canal à travers lequel circule l’énergie vitale du corps humain. Dans le corps physique, les nadis correspondent aux vaisseaux sanguins et aux nerfs ; dans le corps subtil, elles constituent selon la tradition ésotérique indienne un système complexe de 720 millions de vaisseaux, à travers lesquels circule le prana, le fluide cosmique ou supracosmique. Les trois plus importantes nadis sont ida, pingala et sushumna (voir ces termes).

NATURE DE LA MORT: Nature. C’est le monde naturel, régi par la loi du changement, de l’alternance, et du brisement continuel. Ce principe s’étend aussi bien à la sphère matérielle (monde des vivants) qu’à la sphère réflectrice (monde des morts). Autres dénominations : Monde des ténèbres, Samsara, Monde, Ordre de Secours, Dialectique, Matière-Espace-Temps.

NATURE DE LA VIE: Surnature. C’est le monde sur-naturel, le véritable champ de vie de l’homme-microcosme, la patrie originelle de tous les gnostiques, où l’être humain en tant que créature spirituelle vit dans un état de béatitude parfait, non pas dans un état incorporel comme c’est le cas dans l’au-delà (monde des morts), mais en possession d’un vêtement de feu, d’un corps de lumière, sublime et glorieux. Autres dénominations : Monde de la lumière, Nirvana, Terre pure, Royaume.

OCCULTISME: Voie de la connaissance (tête); pratique de diverses méthodes, d’ordre intellectuel, visant à l’« élargissement de la conscience » par le développement des pouvoirs subtils de la personnalité. Celle-ci conduit inévitablement au renforcement du moi et à une liaison accrue avec la sphère réflectrice (monde des morts, au-delà) ainsi qu’avec l’être aural (Moi supérieur) du microcosme. Voir mysticisme.

PERSONNALITE: Troisième principe du microcosme (avec la monade et l’être aural). De structure septuple, elle est composée de quatre corps (physique, éthérique, astral, mental) et de trois foyers de conscience ou « sanctuaires » (tête, cœur, bassin). Elle est aussi animée et vitalisée par cinq fluides, de densités différentes : le sang, le fluide nerveux, le fluide hormonal, le feu du serpent, la conscience (= vêtement de lumière).

PHYSIOLOGIE ESOTERIQUE OU OCCULTE: Voir anatomie subtile.

PINEALE: Organe à sécrétion interne, qui a la forme d’une pomme de pin. Siège de l’esprit dans l’homme.

PINGALA: Canal subtil qui va du chakra du sacrum au chakra frontal. Il s’élève le long de l’axe de la moelle épinière et de la sushumna et se termine au-dessus de la racine de la narine droite. Pingala est aussi appelé dans l’ésotérisme indien « nadi du soleil » à cause de sa nature échauffante. Voir ida, nadis, sushumna, trois nœuds.

PRANA: Souffle de vie, force vitale du corps et de l’univers, qui leur donne vie et les anime (prana cosmique). Ce même terme désigne aussi le souffle de l’Esprit qui anime l’Homme spirituel, le microcosme, et conduit le processus de la Régénération divine jusqu’à « la bonne fin » (la libération du vêtement de lumière).

REINCARNATION: Processus par lequel le microcosme, une fois vidé dans l’au-delà de ses composants mortels et naturels (âme, corps), revient dans la sphère matérielle afin
d’adopter une nouvelle personnalité et d’entreprendre, une fois de plus, de se libérer de l’emprise de la Matière-Espace-Temps, en parcourant le chemin de la renaissance de l’Ame-Esprit à l’intérieur d’une Ecole spirituelle, vouée à la Gnose. Autre dénomination : transvasement (manichéisme).

ROSE DU CŒUR: Foyer central du microcosme, correspondant au pôle inférieur de la monade et au sommet droit du cœur de la personnalité. Encore appelée étincelle d’Esprit, Atome originel, grain de sénevé, germe christique, c’est le dernier vestige de l’Homme originel en nous, et le germe d’un renouveau total du microcosme humain.

SANCTUAIRES: Désignation symbolique des trois « régions » de la tête, du cœur et du bassin, que relie ensemble le « serpent de feu » de la conscience.

SCIENCE SPIRITUELLE: Science sacrée, fondée sur la perception spirituelle-suprasensible, par opposition aux sciences profanes de la Matière, basées sur l’empirisme et le rationalisme.

SPHERE REFLECTRICE: Au-delà, monde imaginal, monde intermédiaire, sphère astrale, royaume des morts. Toutes les activités de la pensée, du désir et de la volonté de l’homme ordinaire, donnent naissance dans son champ de respiration à de multiples images-pensées qui finissent par devenir contraignantes et le dominer totalement. De même, la sphère astrale terrestre est en grande partie souillée par toutes les formes-pensées collectives de l’humanité (= golems). Il s’est édifié dans cet au-delà, au cours des millénaires, un véritable reflet de tout ce qui se pense et se rêve ici-bas. Paradis comme enfers de toutes sortes, constructions astrales merveilleuses, palais et cathédrales lumineuses, forment l’immense piège où, après la vie ici-bas, le décédé retrouvera un au-delà conforme à ses conceptions, avec un panthéon de dieux et de déesses, de célébrités, de christs, saints et gourous. C’est dans cette sphère réflectrice que les véhicules subtils du décédé, essentiellement le corps astral avec le reste de la conscience-moi, finissent de se dissoudre avant une nouvelle incarnation du microcosme dans la matière.

SUSHUMNA: Canal subtil qui s’élève au centre de la colonne vertébrale et relie le pôle sud (= chakra du sacrum) au pôle nord (= chakra-couronne ou « lotus à mille pétales ») de la personnalité humaine (entre les deux, il y a cinq autres centres énergétiques). C’est la « voie du milieu » des bouddhistes et le « pilier du milieu » des cabalistes juifs. Cet axe de communication entre la Terre et le Ciel peut être emprunté de trois manières différentes par le chercheur: la première (= voie tantrique) consiste à élever la Kundalini inférieure, non purifiée, à travers ce conduit afin de réaliser l’union de l’Energie chaotique et de la Conscience au sommet de la tête; la seconde (= voie supramentale) procède à l’inverse, illuminant d’abord le sommet du crâne, puis descendant par cette nadi de niveau en niveau, de chakra en chakra, pour que puisse se réaliser finalement la fusion des deux Feux (celui d’en haut et celui d’en bas); la troisième méthode opère la synthèse des deux précédentes et peut à juste titre être appelée « voie cardiaque », « voie du milieu »: elle débute par l’éveil de la Kundalini divine dans le cœur, influence le sanctuaire de la tête à la hauteur du chakra frontal, descend par le cordon droit du sympathique (= pingala) jusqu’au plexus sacré (chakra-racine), ouvre la seconde source de Kundalini et la purifie, remonte par le cordon gauche du sympathique (= ida) et atteint finalement le centre de la pinéale (chakra coronal). C’est alors que commence la descente de l’Esprit-Saint Septuple dans le canal de sushumna et que se libère le troisième aspect de la divine Kundalini, situé juste au-dessus de la tête. On ne peut donc véritablement parler de « spiritualité » ou de « Libération » qu’après l’éveil et
l’unification de ces trois « Puissances », de ces trois kundalinis, au moyen du nouveau système du feu du serpent.

SYMPATHIQUE: Partie du système nerveux qui, chez l’homme naturel, fonctionne automatiquement et échappe ainsi au contrôle de la volonté. Désigne plus spécialement les deux cordons nerveux à droite et à gauche de la moelle épinière, qui correspondent sur le plan éthérique aux deux nadis de pingala et ida. Ces deux cordons se rejoignent au sommet de la moelle épinière, près de la pinéale.

SYSTEME DU FEU DU SERPENT: Système cerveau-moelle épinière. La colonne vertébrale, le « pilier du milieu », est le siège du feu de l’âme ou feu de la conscience.

THEOSOPHIE: Mouvement ésotérique fondé par H.-P. Blavatsky, qui enseigne la méthode de la division de la personnalité. Voir Anthroposophie.

TRANSFIGURATION: Dans l’Evangile (Luc 9, 28 : 36), la transfiguration est le moment où Jésus, l’Envoyé de la Lumière, apparaît à ses plus proches disciples dans son vêtement de lumière et leur dévoile sa véritable identité. Processus microcosmique complexe, qui a trait à la naissance du nouveau vêtement de lumière, par lequel l’Ame immortelle née de la Rose du Cœur peut à nouveau se relier à l’Esprit Universel Septuple, au sommet du sanctuaire de la tête.

TRANSFIGURISME: Méthode gnostique permettant de réaliser l’endoura, qui consiste dans l’anéantissement du moi et du Soi supérieur (« celui qui acceptera de perdre sa vie par l’endoura, la conservera par la transfiguration », dit le Christ). Elle se rapporte à un intervertissement des personnalités, au remplacement dans le champ de manifestation du microcosme de l’homme naturel par l’homme spirituel, au moyen du nouveau vêtement de lumière. Pour le gnostique chrétien, le processus de l’endoura par transfiguration est, par opposition au mysticisme et à l’occultisme, la seule voie d’évolution et de transformation permettant aujourd’hui de dépasser le double état de nature et de culture, et d’offrir une solution juste au problème de l’humanité.

TROIS NŒUDS: Expression d’origine sanscrite désignant les trois points où s’entrecroisent, dans la sushumna (canal central), les nadis ida, pingala et sushumna, formant ainsi des nœuds: le premier est situé à la hauteur du chakra-racine du sacrum, le second à la hauteur du chakra du cœur, et le troisième du chakra frontal.

VOCABULAIRE: Glossaire, lexique des termes techniques propre à chaque fraternité gnostique.

 

François FAVRE

Source: Mani, Christ d'Orient, Bouddha d'Occident, p. 627-636

 


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19.06.2006

Gnose des temps présents: glossaire

Glossaire correspondant à la terminologie gnostique moderne, utilisée par Jan van Rijckenborgh et ses éléves. 

 

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10.01.2006

Mystères

Définitions :

« Les mystères ont été des rites d’initiation d’un caractère volontaire, personnel et secret, qui visaient à un changement de conscience, par une expérience du sacré. »

« Les mystères sont une forme de « religion personnelle », qui dépend d’une décision individuelle et recherche une forme de salut par l’intimité avec le divin. »

Burkert (Walter), Les cultes à mystères dans l’Antiquité, Les Belles Lettres, 2003, pp. 14 ;15.

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