02.02.2007
Dits de Jan van Rijckenborgh: La renaissance chrétienne
Il est bon de recommander à tous ceux qui veulent aller le Chemin de la Renaissance chrétienne et ont besoin d'une première orientation, de lire le magnifique Chapitre XV de la première lettre aux Corinthiens, car ils y trouveront le programme entier de la nouvelle naissance.
Le candidat veut-il commencer et continuer avec succès cette renaissance, qu'il sache donc que deux choses sont nécessaires : 1) le revirement fondamental ; 2) la possession personnelle de Jésus-Christ. La première condition représente l'adieu de principe à la nature terrestre, et une tout autre disposition mentale envers cette nature et le jeu sinistre de ces trois pouvoirs : vouloir, convoiter, agir, au sens auto-conservateur et spéculatif qui lui est propre. Le candidat doit arriver par le changement fondamental, à un état de solitude librement choisie (Patmos), qui est un état d'attente neutre et intelligente de « son Jour du Seigneur ». L'élève ne doit, durant cette période,tenter par quelque convoitise spéculative de forcer un résultat. Violenter la nature ne pourrait que perturber le développement du processus ; qu'il se rappelle la parole si connue : « Quand l'élève est prêt, le Maître est là ! »
On veille en outre, à ce que cette neutralisation de la personnalité terrestre ne soit pas entreprise à titre d'expérience. Car ceci conduirait inévitablement à des conséquences parfaitement négatives et regrettables ; à savoir un obombrement négatif, l'essai de possession d'un esprit-contrôle sur le candidat. – Le candidat doit célébrer cet adieu à la nature terrestre parce qu'il en ressent l'impérieux besoin, voulant dire par là que la mort mystique au monde lui est devenue une nécessité intérieure. En est-il arrivé à ce point, le revirement fondamental peut être appliqué avec fruit et son résultat ne se fera pas attendre. Alors vient l'Illumination, l'Illumination mystique, la descente du rayon de Christ et à l'instant même, le candidat vit de la possession intérieure de Christ.
Jan van Rijckenborgh, Dei Gloria Intacta, p. 12
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Dits de Jan van Rijckenborgh: Paul de Tarse est un gnostique
C'est de plein droit que nous pouvons appeler Paul un des Hiérophantes de la communauté chrétienne. Il est parfois aussi à notre époque appelé : le premier Rose-Croix ; il fut en effet le premier, dans l'histoire exotérique, à transmuer la croix de la nature en croix de la victoire, à accrocher les roses à la croix et à éveiller la stature céleste.
Jan van Rijckenborgh, Dei Gloria Intacta, p. 12
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19.10.2006
Dits de Jan van Rijckenborgh: La voix du coeur solaire
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02.10.2006
Una Sancta: au delà des oppositions
Una Sancta: Corps magnétique christocentrique.
Peut-être connaissez-vous cette vieille légende du Bouddha: il avait offert à l'humanité sa doctrine de sagesse et donné le branle à un nouveau réveil spirituel. Parvenu au terme de son travail, ayant déjà quitté les demeures de la nuit, il vit qu'il avait, il est vrai, des millions de partisans, mais qu'hélas, précisément par suite de son apparition dans le monde, une lutte terrible et meurtrière s'était développée aussi, une lutte entre le Brahmanisme et le Bouddhisme. Les Brahmanes, depuis longtemps protecteurs des Védas et des Upanishads, donc aussi d'une sagesse divine, étaient furieux et combattaient, par tous les moyens, le Bouddhisme croissant. Les élèves du Bouddha et leurs descendants ne restaient pas en arrière, eux non plus. Et une grande souffrance était dans le coeur du Sublime; lui qui voulait servir les hommes et, avec un amour infini, voulait les sauver tous, voyait la lutte qui se déroulait en son nom.
Alors il décida de revenir. Il revint dans les ombres de la nature de la mort, douze siècles après sa disparition en tant que Bouddha, mais cette fois en tant que Shankara, le Sublime.
Shankara, en effet, est un instructeur que l'histoire a enregistré. Et il ne s'agit donc pas ici simplement d'une légende, mais aussi d'une réalité. Shankara enseigna la synthèse de toute la sagesse divine. Il montra que les Védas, les Upanishads et les enseignements du Bouddha étaient identiques et poursuivaient les mêmes vues. Il démontra l'universalité de toute doctrine de sagesse. Et quand il eut rempli sa tâche Shankara, qui était le Bouddha, disparut mystérieusement.
Cette légende nous vint à la pensée, en rapport avec l'Una Sancta, l'Una Mystica qui se manifeste à nouveau dans le corps magnétique de la double Ecole Spirituelle. On ne peut dire de l'Ecole Spirituelle actuelle qu'elle suive une direction sectaire et exclusive. Non, cette Ecole, ce corps magnétique, est une authentique école-Shankara où la synthèse de toute sagesse universelle est révélée.
De même que Shankara avec ses partisans et ses initiés vint après le Bouddha, de même la Gnose vint après la manifestation de Jésus le Seigneur pour synthétiser toutes les doctrines de sagesse de l'histoire mondiale entière et les révéler comme une magnifique unité. Le Taoïsme, le Brahmanisme, le Bouddhisme et le Christianisme sont, par essence, en tant que doctrines de libération et voies de libération, unes dans la Gnose. C'est pourquoi la Rose-Croix s'élève au-dessus de la lutte métaphysique séculaire et sert le Shankara de tous les temps.
Ainsi l'on peut, apaisé et élevé au-dessus de toute agitation émotionnelle, trouver le nouveau comportement qui se trouve dans le Sermon sur la Montagne. Le combat que nous devons mener ne doit pas nous dresser les uns contre les autres, ne doit pas nous séparer en partis et en groupes, nous diviser selon les sympathies et les antipathies, dans des jugements et des condamnations, dans la critique et l'outrage. Celui qui mène encore cette lutte inutile ne peut lever le glaive contre le propre soi inférieur, contre la nature de la mort qui nous entoure, contre le monde et le péché du mal. Et ce n'est que par rapport à cette lutte-là que Jésus le Seigneur dit: «Je ne suis pas venu apporter la paix, mais le glaive».
C'est donc seulement lorsqu'on est entièrement occupé à pousser le glaive dans sa propre âme qu'on ne trouve ni le temps ni l'intention de blesser les autres et de les combattre. Et lorsque vous êtes occupé de cette manière avec vous-même et voyez votre propre désarroi, vos besoins et vos faiblesses, une grande compassion naît en vous pour les autres qui ont encore à apprendre la manière de manier le glaive. C'est alors seulement que vous serez capable d'aider, avec le doux chuchotement de la compassion, purifié par votre propre expérience.
Alors vous mettrez en pratique la parole du Christ: «Venez tous à moi, vous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai le repos». L'Ecole Spirituelle alors sera, pour ceux qui sont vraiment fatigués, un refuge où ils pourront rencontrer votre grand amour et l'offrande de votre bonne volonté. Vous serez ainsi le véritable serviteur de l'éternel Shankara qui vint, non pour diviser et détruire, mais pour unir. Unir dans l'Una Sancta.
Jan van Rijckenborgh, La gnose des temps présents
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27.09.2006
Dits de JVR: Le signe des Poissons
Vous connaissez le symbole du signe zodiacal des Poissons, deux poissons l'un à côté de l'autre et en sens inverse, reliés par une croix. Un de ces poissons symbolise l'homme divin, l'autre l'homme lié à la nature. Ils doivent devenir «un» par un chemin de croix, chemin que les Cathares ont nommé «l'endura». C'est la résorption de l'homme naturel par l'homme divin. Deux sont devenus un; les forces contraires ont réalisé leur unité.
C'est la clef qui donne le pouvoir de traverser le champ de la naissance sidérale.
Jan van Rijckenborgh, Le Nycthéméron d'Apollonius de Thyane, p. 23
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19.09.2006
Le mystère du Sphinx et de la Pyramide
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15.09.2006
Principes de base de l'alchimie spirituelle
Ces trois éléments, ils les nommaient également: Flamma — Natura — et Mater, ou, selon l'auteur de la Lettre de Jean: Spiritus, Aqua et Sanguis, tandis que dans l'École Spirituelle moderne, nous les nommons conscience — fluide nerveux — et sang. A cette formule s'ajoute cependant un quatrième élément, l'élément feu.
Tout d'abord, il faut confier le soufre au feu, puis on y incorpore lentement le mercure et le sel, et le produit final est l'or. La Flamma — ou flamme — doit être allumée par le Feu. La Nature alors changera et, de la Matrice ou mère, l'Or sera réalisé. Il faut enflammer le Spiritus par le Feu, l'Eau alors bouillira et le Sanguis, ou sang, qui doit cuire avec l'Eau, abandonnera l'Or au fond la cornue.
Que faut-il entendre par là?
L'alchimiste moderne doit livrer sa conscience au feu de la nouvelle et mystérieuse impulsion atmosphérique; la conscience une fois chargée de ce feu, le fluide nerveux doit être rendu bon conducteur de la nouvelle radiation; ensuite, le fluide nerveux transmet la nouvelle force au sang afin que, du sang — du sang renouvelé donc — s'élève le Nouveau, l'Éternel, le Divin Manteau d'Or.
Que signifie tout cela?
«Quiconque croit que Jésus est le Christ, est né de Dieu; quiconque est né de Dieu triomphe du monde dans et par l'Esprit, l'Eau et le Sang».
Étudions maintenant de plus près cette formule transfiguristique classique!
Tout d'abord, renonçons à examiner cette formule avec notre être pensant et sensible dialectique ordinaire. Cet être est, pour le moment, entièrement le fruit de votre type sanguin, de votre radiation sanguine actuelle. Par la circulation céphalique, les sept groupes cérébraux dans le coeur et les sept groupes cérébraux dans la tête sont emprisonnés sans répit dans et par le sang; ils fonctionnent grâce au sang. Votre être pensant et sensible se fonde sur cet état de fait. De là s'explique votre développement intellectuel ou mystique. Et vous devez comprendre dès lors que ces pouvoirs que vous employez journellement — dont vous vivez et êtes selon le sang — représentent une brisure totale, sont entièrement perdus par un individualisme exclusif.
Comprenez-vous à présent pourquoi l'École de la Rose-Croix fulmine si souvent contre la religion et l'occultisme naturels? C'est parce qu'ils s'appuient respectivement sur notre sensibilité naturelle et sur notre intellectualité naturelle. Votre disposition mystique ou votre orientation intellectuelle sont les accents de votre emprisonnement dans et par le sang. Celui qui s'approche de l'École de la Rose-Croix, avec sa seule disposition naturelle du coeur, toute pleine qu'elle soit d'amour, de dévotion et de dévouement, et avec ses seuls dons intellectuels naturels, aussi intelligent qu'il soit, ne peut ni comprendre, ni sentir, ni saisir l'essence de la formule transfiguristique classique. Un tel ne peut jamais sonder la sainte alchimie de l'or véritable, il restera tout au plus possédé de l'idée sans pouvoir jamais la réaliser ici-bas.
[...] Il y a en chaque homme un troisième pouvoir, une troisième cognition. Et c'est avec cette troisième cognition que vous devez vous approcher de la formule transfiguristique de la fabrication de l'or. Cette troisième cognition siège dans le système du feu du serpent. Nous la désignons comme étant la Conscience, le Soufre, la Flamme, le Spiritus dont nous parlions plus haut.
Cette troisième cognition a, elle aussi, sept aspects, dont l'un est la volonté humaine. La volonté est un pouvoir qui ne s'explique pas par des circonvolutions du coeur ou de la tête, c'est l'une des sept lumières de la conscience. Le pouvoir de la volonté est la clé de la conscience!
Nous voudrions de grand coeur vous enseigner l'alchimie pratique. Nous nous efforçons de vous faire vivre les Noces Chymiques de Christian Rose-Croix. C'est pourquoi, écoutez!
La formule dit: «Confiez tout d'abord le soufre au feu, ajoutez-y lentement mercure et sel, et le produit final sera l'or».
Si nous traduisons cette formule selon notre terminologie, nous savons qu'il nous faut tout d'abord confier au Feu la conscience, notre conscience.
En examinant pratiquement cette recommandation, c'est le premier aspect de cette conscience, la volonté, que nous devons, pour commencer, confier au Feu. Vous êtes tous en état d'entreprendre cette alchimie. Par votre contact avec l'École et son champ de force, vos ardeurs sentimentales et intellectuelles ont reçu de rudes coups afin que vous consentiez à confier au Feu votre troisième cognition: la volonté.
Nous vous conseillons de bien lire et étudier ce qui concerne, dans le Dei Gloria*, «l'Initiation de Mars du premier septuple cercle», et vous comprendrez que la volonté est le commencement ou la fin de tout. La volonté est le Grand Prêtre dans votre Temple. Et cette volonté, nous devons la confier au Feu.
Quel feu?
Le feu de Christ, c'est-à-dire la radiation gnostique actuelle, la mystérieuse impulsion atmosphérique actuelle.
Convertir sa volonté dans ce Feu n'est pas un état médiumnique, car dans cet état on veut pétrir la volonté en tant que clé de la personnalité pour arriver à dominer cette personnalité. Les forces qui nous parviennent dans la médiumnité ne sont pas le Feu, elles ont la même clé vibratoire que notre conscience, à savoir trente mètres au maximum par seconde. Or, la radiation de Christ est une impulsion dont le pouvoir vibratoire s'élève bien au delà de notre potentiel de conscience, c'est pourquoi la rencontre avec cette radiation brûle comme un feu, nous pourfend comme un glaive.
Confier le soufre au Feu signifie que l'élève, neutralisant toute son ardeur de volonté selon la nature, monte sur le bûcher de Christ, s'élance directement dans ce feu, tel l'antique oiseau des mystères.
«Celui qui voudra perdre sa vie pour Moi la trouvera»!
Ceci va directement à l'encontre de votre nature. Cependant, cette contre-nature est la recette de la fabrication de l'or, des Noces Chymiques de Christian Rose-Croix.
Aussi, «croire» au sens magique de l'alchimie chrétienne, ne veut-il pas dire se perdre mystiquement dans les sphères sentimentales du sang, mais confier au Feu de Christ la volonté, en tant que clé de toute la conscience, en tant que base du moi.
Croire est une activité dans le jeu de flammes du Saint Esprit. Tous ceux qui croient ainsi que Jésus est le Christ, tous ceux qui, dans l'offrande de la volonté, se plongent ainsi dans les grottes ardentes du Salut, sont nés de Dieu. Tout ce qui est né de Dieu triomphe du monde de la lutte dans la multiplicité des idées, et gagne le vêtement d'or de l'éternelle plénitude, dans et par l'Esprit, l'Eau et le Sang.
«La Flamme doit être allumée par le Feu; la Nature alors changera, et de la Matrice, l'Or sera réalisé».
Jan van Rijckenborgh, Le nouveau signe, chap. XIV (Haarlem, Rozekruis-Pers, Hollande, diffusion: éditions du Septenaire)
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L'alchimie des Rose-Croix d'Or
Une nouvelle force est [...] apparue dans l'atmosphère et cette nouvelle force a pénétré avec une grande magnificence dans le champ de la respiration de l'humanité. Cette magnificence est cependant en même temps un jugement, car pour l'homme, pour nous tous, dans notre détresse structurelle croissante, il n'y a qu'une seule solution. Chacun de nous doit, pour pouvoir continuer de se maintenir, établir l'harmonie de l'âme et du corps avec la nouvelle atmosphère. Il est également évident que ces nouvelles influences atmosphériques ne sont pas seulement valables pour notre sphère matérielle, mais aussi pour le pays de l'au-delà que nous appelons la sphère réflectrice. Non seulement les vivants sont touchés par elles, mais les morts le sont également. Le champ dialectique naturel tout entier avec ses deux sphères est rompu par le réveil des Enfants de Dieu.
[...] C'est pourquoi se pose la question suivante: «Comment apprendrai-je à vivre en harmonie avec la nouvelle atmosphère?» C'est la question qui nous brûle les lèvres à tous. Or, en réponse à ceci il doit être dit que l'homme commence de participer à la nouvelle vie avec la Fraternité lorsqu'il parvient a maîtriser l'alchimie de la Rose-Croix d'Or. Nous venons vers vous pour vous offrir cette connaissance, la connaissance de cette alchimie et, volontiers, très volontiers et de tout coeur, nous voulons vous apprendre de quelle manière cette alchimie doit être pratiquée.
Les Rose-Croix furent toujours des alchimistes et ont toujours été connus comme tels: Ils ont de tous temps appliqué l'alchimie. Toutefois, il faut que vous sachiez qu'il y a deux sortes d'alchimie: une alchimie dialectique et une alchimie transfiguristique. L'alchimie dialectique est appliquée par des occultistes de différentes tendances. C'est pourquoi nombreux sont ceux dans le monde qui se font appeler Rose-Croix, mais ne sont en réalité que des occultistes. C'est aussi pourquoi il est indispensable que vous compreniez bien que tous ceux qui se font appeler Rose-Croix ne sont certainement pas de la même sorte, n'ont pas le même objectif et que l'offre que nous vous faisons a exclusivement trait à l'alchimie transfiguristique. Pour exercer l'alchimie dialectique il ne faut pas s'adresser à nous. Il y a, à cet effet, des dizaines, des centaines d'écoles qui pourront vous l'apprendre à la perfection.
L'alchimie des Rose-Croix elle, s'appuie sur le changement du sang, prenant ici le sang au sens le plus large du mot, à savoir dans un triple sens indiquant simultanément le feu du serpent, le fluide nerveux et le liquide sanguin. Ce triple sang est notre base de vie, est notre moi, notre conscience, notre âme. Notre passé tout entier, notre karma tout entier, notre caractère tout entier trouvent leurs bases dans le sang. Le triple sang est le noyau, l'âme de notre microcosme.
Toutes les forces magnétiques et toutes leurs influences se manifestent dans le sang et y fixent leurs intentions. Voilà pourquoi l'alchimie repose sur le changement du sang.
Remarquons cependant bien que l'alchimie dialectique envisage, elle aussi, la culture radicale du sang, du fluide nerveux et des organes qui y sont reliés, comme par exemple les centres nerveux et les glandes endocrines. Cependant cette alchimie là laisse inchangé le feu du serpent, le feu du serpent qui est précisément le siège du «moi»! On ne peut agir autrement dans ce système alchimique, parce que le moi est en même temps le mandataire et l'exécuteur de ce développement. C'est le moi lui-même qui donne et reçoit les charges. Par conséquent, dans l'alchimie dialectique, le moi est un facteur indispensable, et il résulte de ce système que le moi est centralisé et cultivé à l'extrême; c'est pourquoi l'occultiste est, et il ne peut en être autrement, un homme égocentrique, très conscient de lui-même; celui qui dit: «Je puis tout, je suis tout, je suis dieu. Je suis le Surhomme». Remarquons qu'un homme égocentrique n'est pas nécessairement un homme mauvais, mais il est certes un malade mental, car l'homme peut aussi bien être insensé d'une façon malfaisante que d'une façon bienfaisante. Cette illusion de l'occultiste conduit infailliblement à de grands désastres, aussi bien pour lui-même que pour l'humanité.
L'alchimie transfiguristique, l'alchimie que nous vous proposons, le changement alchimique devant lequel nous plaçons les élèves de la Rose-Croix moderne, commence par le moi ! Ce à quoi l'alchimie dialectique ne touche pas, mais ce qu'elle utilise même pour base, est entièrement et inéluctablement attaqué par l'alchimie transfiguristique. Celle-ci commence précisément par attaquer le moi. C'est pourquoi la Fraternité des Hiérophantes de Christ ne prendra pas le moi pour guide du processus de changement et c'est pourquoi elle ne se mettra jamais en rapport direct avec le moi de l'élève, en lui disant par exemple: «Vous êtes si bon et si grand, si extraordinaire et si intelligent», car, c'est précisément de cette façon que le moi serait renforcé.
Si vous voulez maintenant examiner l'Enseignement Universel de tous les temps, vous découvrirez que le renoncement au moi et au monde du moi y est mis en évidence. Lao-Tseu parle du renoncement du moi, par une vie de non-faire et de non-être. «Ceci est», dit-il, «la clé ouvrant la voie vers Tao».
Bouddha enseigne le détachement de tout, la neutralisation parfaite du soi.
Christ dit: «Celui qui voudra perdre sa vie, son moi, â cause de Moi, celui-là LA trouvera, trouvera Tao».
Les Albigeois enseignaient l'endura: l'auto-dépérissement du moi.
Christian Rose-Croix fait la même chose dans ses «Noces Chymiques»: les chevaliers de la pierre d'or abjurent entièrement leur moi et l'offrent à la Gnose.
Il apparaît ainsi que ce que nous vous proposons n'est pas nouveau. Ce processus alchimique n'est expressément pas un processus pour le moi, un processus avec le moi, mais doit, au contraire, commencer par l'holocauste du moi. S'agirait-il du suicide, dont on accusait les Albigeois? Non, vous devez rendre à merci votre moi au Royaume de Dieu, au Royaume qui est en vous. «Le Royaume est en vous».
C'est l'atome originel, l'homme divin dormant, le nouveau microcosme. Ce sont le nouveau roi et la nouvelle reine, que Christian Rose-Croix doit libérer dans le feu, doit transmuter avec ses co-chevaliers.
Lorsque vous arrivez à pratiquer cet holocauste, dans ce processus de non-faire, de non-être et d'adieu à la dialectique, au Royaume qui-est-en-vous, alors seulement vous êtes né Rose-Croix. [...] que se produit-il en effet?
La rose du nouveau royaume commence à s'ouvrir et son parfum se répand comme un élixir d'or dans le sang. C'est un des dix nouveaux courants de vie électro-magnétiques, c'est l'élixir que Christian Rose-Croix et ses frères reçurent dans la coupe le sixième jour et avec lequel il commença un travail magique et grandiose, le travail de la régénération.
Lorsque, par holocauste, le courant de vie d'or de la rose, de l'atome originel est libéré dans le sang de votre coeur, vous avez posé dans votre fluide nerveux et dans votre sang, la base de l'alchimie transfiguristique. Vous êtes, alors, incorporés dans la Fraternité. Vous avez traversé la phase préparatoire et vous êtes libérés de tous liens. Vous êtes encore bien dans le monde, mais vous n'êtes plus de ce monde; en d'autres termes, vous avez avec votre être entier et de façon libératrice part à la nouvelle force atmosphérique. Cette force ne peut plus être pour vous une condamnation, mais elle vous élèvera jusque dans la vie libératrice. Cette nouvelle force transformera votre être entier et renouvellera l'intégralité de votre nature par dix voies de rénovation. Nous voulons cheminer ces voies avec vous, tous les trésors que nous possédons nous voulons les partager avec vous, pourvu que vous vouliez prendre la décision de venir avec nous, et que cette décision ressorte de votre manière de vivre.
Jan van Rijckenborgh, Nouvel Appel (Wiesbaden, 1952) (Haarlem, Rozekruis-Pers, diffusion éditions du Septénaire)
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14.09.2006
Note sur le Lectorium Rosicrucianum (La Rose-Croix d'Or)
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13.09.2006
Initiation dans le passé et le présent
Deux grands systèmes de développement ésotérique attirent, dans l'histoire de l'humanité, l'attention de ceux qui, intérieurement, désirent suivre la voie occulte. La philosophie moderne de la Rose-Croix les présente ainsi: division de la personnalité et culture de la personnalité.
Ces deux systèmes partent du même principe: l'homme est imparfait, semi-conscient; il est lié à l’illusion, mais la perfection, la conscience absolue, la vérité totale sont présentes, elles deviendront la propriété de l'homme sur le chemin de l'évolution, elles l'attendent. Le chemin entre le présent incomplet et le futur tant désiré est formé par des méthodes d'entraînement et d'accomplissement.
Division de la personnalité (enseignée par les courants théosophiques, d'après l'ancienne Sagesse Hindoue).
D'après cet enseignement, le candidat apprend, par la réglementation de la nourriture, la maîtrise de la respiration, par une certaine ascèse, par la concentration et la contemplation, à séparer son corps matériel (ainsi que son correspondant le corps éthérique) des deux véhicules plus légers de sa quadruple personnalité, afin de voyager consciemment, avec ces deux derniers véhicules, dans les domaines appelés supérieurs.
Culture de la personnalité (enseignée par l'anthroposophie à l'imitation des anciens, Egyptiens et Grecs).
Cet enseignement apprend que le monde ne doit pas être fuit; que le monde de la lumière ne peut être saisi qu'à travers ce monde et que l'homme et la nature doivent donc être cultivés et harmonisés selon la réalité de leur apparence dans le Pays de la lumière. Pour arriver à cela, des systèmes de purification de la race et du sang furent établis selon des normes magiques; pour élever en même temps la nature, des perfectionnements sont apportés à l'agriculture et à l'élevage, correspondant aux nécessités vitales et s'adaptant à la nouvelle culture des homme de plus en plus évolués. Ceci amène également une conscience des plans supérieurs, mais en même temps un assujettissement plus grand à la matière.
La Lumière de l'Ancienne Sagesse, venue vers nous à travers ces deux systèmes, éclaira des milliers d'occidentaux et les sauva, au moment où ils allaient être agrippés par les tentacules du matérialisme et du scepticisme. La Fraternité de la Lumière tendit une main secourable aux hommes malades, plongés dans le nadir de la matérialité, à ceux qui étouffaient dans la camisole de force de la matière et pour qui la religion, adaptée à la matière, ne présentait plus aucune issue. Elle les relia avec le passé, non parce que dans le passé se trouvait la délivrance, mais parce que les hommes y trouvaient de la consolation et du soulagement.
L'humanité halète et marche à grands pas vers une formidable crise, sous l'influence d'une grandiose Force Cosmique. L'occidental était déjà, en principe, entré dans cette phase de crise au début de ce siècle; celle-ci a maintenant atteint son point culminant. Dans la phase qui la précédait, la liaison avec un rayon de l'Ancienne Sagesse a sauvé d'innombrables occidentaux de la mort vivante de la pétrification spirituelle et les a conservés pour le présent. Nous le savons, le passé n'est jamais libérateur: Les anciens systèmes ésotériques, en tant que systèmes d'initiation, c'est-à-dire en tant que forces libératrices structurelles, ont été jugés inaptes et ont d’ailleurs complètement échoué. Si l'on devait mesurer le succès des travailleurs illuminés qui apportèrent l'Ancienne Sagesse en occident au nombre d'êtres structurellement sauvés, on serait extrêmement déçu. Ce ne fut que l'idée des anciens, et la vie dans cette idée, qui sauvegarda un grand nombre dans la vague matérialiste montante d'occident. Il ne pouvait en être autrement. Le temps n'est pas éloigné, s'il n'est déjà atteint, où ces anciens systèmes n'auront plus aucun aspect structurel libérateur, même pour l'Oriental moderne.
L'humanité est entrée dans une phase où le regard doit absolument être dirigé vers l'avenir. Il ne peut plus être question, ni de la division de la personnalité, ni de la culture de la personnalité, pas plus selon l'idée que structurellement. Ces systèmes ne pourront plus, dans l'avenir, conduire, corporellement et physiquement, qu'à des situations tout à fait indésirables. Les organes à sécrétion interne, qui jouent un rôle si important dans les choses occultes, ne peuvent plus réagir selon les voies des anciens, vu les conditions corporelles, atmosphériques et cosmiques absolument nouvelles. La porte de la Libération, basée sur le passé est irrémédiablement fermée derrière l'humanité.
Toutes les religions officielles ont perdu leur influence et devant cet état de choses, il ne sert à rien d'en appeler à l'ancienne sagesse. Les essais de synthèse chrétienne-occulte tendant à rapprocher l'orient de l'occident doivent être considérés comme de graves erreurs.
Tous ceux qui, actuellement, tendent vers un développement ésotérique, sont placés en face du troisième système d'initiation, celui de l'intervertissement de la personnalité, le Mystère absolument indépendant d'initiation purement Chrétienne de la Sainte Rose-Croix pour l'Ere Nouvelle; Mystère structurellement et en principe totalement libre des voies et systèmes des anciens.
Le système en question nous est transmis caché, dans l'Evangile de Jésus-Christ, système devenu inévitable pour tout véritable chercheur; système qui doit encore être prêché, et qui, Dieu en soit loué, va permettre la Révélation finale du véritable Christianisme.
Source: Ce qu'est, veut et accomplit le Lectorium Rosicrucianum (brochure de 1950, p. 20)
Voir aussi la note Les 3 initiations
12:55 Publié dans 04. Gnose moderne | Lien permanent | Envoyer cette note
Les 3 méthodes d'initiation
12:10 Publié dans 04. Gnose moderne | Lien permanent | Envoyer cette note
02.09.2006
La kundalini
Dans le processus du renouvellement de la vie, trois éléments sont fondamentaux. Trois temples doivent être édifiés dans le microcosme. Ces trois temples correspondent au coeur, à la tête et aux mains, celles-ci pour l'activité. Quand le premier temple, le coeur, s'ouvre à la force de rayonnement de la nature originelle, et que le deuxième temple, la tête, est prêt à le recevoir, une force renouvelante pénètre dans le système. Elle se fraie un chemin vers le bas, jusque dans le plexus sacré, la partie inférieure du feu du serpent. La puissante force qui réalise ce renouvellement est la kundalini du coeur. Cette force est assimilée dans le sang et se répand dans le système. Il y a dans le plexus sacré une deuxième source de force de kundalini. Mais cette force ne peut agir vraiment et totalement qu'après que se soit manifestée la kundalini du coeur. En effet, l'attouchement du coeur par la Lumière est déterminant pour le processus. A l'aide d'exercices occultes certains essaient d'ouvrir directement cette deuxième source de kundalini, mais ce n'est pas sans danger. Et les occultistes mettent leurs élèves en garde, car cette pratique peut entraîner des résultats fortement négatifs.
Quand un être humain réussit, par son nouvel état d'être et sur la base du coeur, à rendre active la deuxième force de kundalini, alors celle-ci monte par le canal de la moelle épinière, ouvre le troisième temple et le rend actif. Les trois temples sont alors érigés: coeur, tête et mains sont unis. L'homme est maintenant apte à accomplir l'acte libérateur. Il tisse l'habit de l'âme nouvelle.
Revue Pentagramme (1989/2)
Pour en savoir plus:
- Réveil! (Rozekruis-pers, Haarlem, Hollande; distribution Septénaire)
- La gnose des temps présents (Rozekruis-pers, Haarlem, Hollande; distribution Septénaire)
12:20 Publié dans 04. Gnose moderne | Lien permanent | Envoyer cette note
01.09.2006
Les mystères rosicruciens
13:45 Publié dans 04. Gnose moderne | Lien permanent | Envoyer cette note
14.08.2006
La Grande pyramide
21:35 Publié dans 04. Gnose moderne | Lien permanent | Envoyer cette note
A propos du Soi supérieur ou être aural
Texte extrait de L'homme nouveau qui vient, par Jan van Rijckenborgh (Rozekruis-Pers, Haarlem, Pays-Bas, 1965), relatif à l'être aural ou Soi supérieur, figure suprasensible que les anciens gnostiques décrivaient comme le démiurge.
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29.07.2006
L'énigme du Sphinx (Jan van Rijckenborgh)
Article consacré à l'énigme du Sphinx, par Jan van Rijckenborgh (parution : Pentagramme, 1989, n° 6, p. 2-6).
Ce texte inspiré fut le véritable point de départ de toutes mes recherches ésotériques sur le Manichéisme et autres gnoses.
François FAVRE
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19.06.2006
JVR: Littérature gnostique à l'ère du Verseau
Le LR [Lectorium Rosicrucianum] a une activité éditoriale importante, en plusieurs langues, qui s'exerce principalement à Haarlem (éditions, ou librairie, du Rozekruis Pers): traduction et rééditions des oeuvres des fondateurs (Jan van Rijckenborgh et Catharose de Petri), mais aussi d'ouvrages anciens (un écrit de Marsile Ficin, quatre de Karl von Eckartshausen, un de Jacob Boehme, deux de J.A. Comenius) et du XXe siècle (livres d'Antonin Gadal et de Gustav Meyrink, par exemple), édition d'une revue, Pentagramme (bi-mensuel qui paraît en onze langues et tire à environ vingt mille exemplaires), et bien sûr de brochures. De valeur inégale, les articles de Pentagramme se partagent en deux catégories: textes à vocation initiatique ou édifiante, et – moins nombreux – études à caractère historique ou même nettement universitaire ; plusieurs de celles-ci sont de la plume de chercheurs participant également aux activités éditoriales de In de Pelikaan, qui est une maison d'édition à Amsterdam.
Le corpus référentiel du LR , tel qu'il apparaît à la lecture de ces publications, surtout de celles de Rijckenborgh, est pour l'essentiel constitué des cinq éléments suivants: 1) Le Nouveau Testament, surtout l'Évangile de Jean et l'Apocalypse. 2) Le Corpus Hermeticum (recueil de textes alexandrins des IIe et IIIe siècles de notre ère attribué au légendaire Hermès Trismégiste). 3) La gnose dualiste des premiers siècles, l'accent étant mis sur la gnose de type manichéen. 4) Le catharisme. 5) La littérature allemande du premier courant rosicrucien (début du XVIIe siècle) avec, par voie de conséquence, des références à Paracelse et à l'alchimie.
Les éléments 1, 2 et 5 font partie du corpus référentiel de bon nombre de courants ésotériques modernes. Mais la présence ici de tous les cinq ensemble fait, aux yeux d'un historien intéressé par ces courants, la principale originalité du corpus référentiel du LR. En effet, une vision du monde de type radicalement dualiste se trouve, contre toute attente, mariée avec le rosicrucisme originel qui, lui, n'est pas du tout refus du monde et reste même inséparable d'une philosophie de la nature. Aussi bien les textes fondateurs rosicruciens du XVIIe siècle sont-ils lus ici à la lumière du manichéisme et du catharisme, ce qui confère aux interprétations des auteurs du LR un caractère original: elles sont une tentative de concilier ce qui est peut-être inconciliable. L'importance de l'apport cathare se reflète jusque dans le vocabulaire courant propre au LR: « consolamentum », « endura ». Pour ce qui concerne le deuxième élément, l'on sait que le Corpus Hermeticum, oeuvre de plusieurs auteurs, se présente comme un ensemble de textes doctrinalement contradictoires les uns par rapport aux autres, même s'ils reflètent une commune forme de pensée ; l'on peut y trouver aussi bien des passages marqués par le dualisme, que d'autres échappant à celui-ci. La préférence du LR va bien sûr aux premiers, comme il apparaît à la lecture des oeuvres de Rijckenborgh. Enfin, à ces cinq éléments, qui appartiennent à l'Occident, il convient d'ajouter un apport de type hindou et extrême-oriental, assez diffus et discret, mais bien présent.
Pour l'essentiel, l'oeuvre de Rijckenborgh (que tous les membres sont tenus d'étudier, et qui constitue l'obligée référence du LR) comporte deux sortes d'ouvrages. L'une est représentée par l'édition commentée de textes anciens, l'autre par des manuels à l'usage des membres de l'École, manuels nullement secrets mais offerts aussi bien au public pour son instruction. Parmi les éditions de textes anciens figure en premier lieu celle, en quatre volumes, du Corpus Hermeticum, qu'il interprète, on l'a vu, dans un sens dualiste. Ce corpus est pour lui fondamental: « Toute activité gnostique réelle de la période humaine actuelle a pour source la gnose égyptienne. » Par « Égypte », il semble qu'il entende davantage la pharaonique que l'alexandrine car, pour lui, comme il l'écrit de façon surprenante: « Les enseignements d'Hermès Trismégiste ont plus de dix mille ans », si bien que « à peu près tous les textes de valeur de la Bible sont empruntés aux écrits hermétiques » ; d'ailleurs, « il faut encore savoir que tous les livres de la Bible ont été rédigés par les pères de l'Église. [...] C'est un miracle que quelque chose d'essentiel ait été conservé, comme l'évangile de Jean ». Figurent aussi, parmi les éditions commentés de livres anciens, celle des trois écrits rosicruciens (Fama, 1614 ; Confessio, 1615 ; Noces Chymiques, 1616), et le Nycthéméron d'Apollonius de Tyane. Ces éditions et commentaires ne se présentent nullement comme des études historiques et philologiques. Aussi bien ont-ils pour objet unique d'édifier spirituellement le lecteur. Il en va de même, évidemment, de la seconde sorte d'ouvrages – ceux qui sont destinés à l'instruction spirituelle, sans support textuel préalable –, mais dans ce cas l'on est moins surpris.
A part ceux qu'il considère comme ses pères fondateurs, Rijckenborgh ne cite que peu de noms. A part, donc, Hermès Trismégiste, Mani, Johann Valentin Andreae, on trouve seulement, parfois, les noms de Max Heindel, Rudolf Steiner, H.P. Blavatsky. Même Jacob Boehme paraît absent, mais il serait souvent cité, m'apprend le LR, dans d'autres ouvrages, et notamment dans les « textes intérieurs » du LR, et Rijckenborgh aurait procuré lui-même, avant guerre, une édition de L'Aurore naissante. Pour le XVIIIe siècle, Karl von Eckartshausen semble être le seul. Rijckenborgh a sévèrement limité son corpus référentiel. Il déclare d'ailleurs rejeter toute forme d'occultisme, qu'il appelle aussi « magie grise » ou « magie négative ». Par là, il semble entendre beaucoup de choses et reste le plus souvent vague, mais c'est très explicitement qu'il condamne le spiritisme, le magnétisme, et même l'astrologie et l'acupuncture.
Antoine FAIVRE
Source: Notes sur le Lectorium Rosicrucianum (la « Rose-Croix d'or »), in Pour en finir avec les sectes (CESNUR - Di Giovanni, 1996)
13:25 Publié dans 04. Gnose moderne | Lien permanent | Envoyer cette note
JVR: un enseignement paradoxal
Le corpus référentiel du LR [Lectorium Rosicrucianum], tel qu'il apparaît à la lecture de ces publications, surtout de celles de |Jan van] Rijckenborgh, est pour l'essentiel constitué des cinq éléments suivants: 1) Le Nouveau Testament, surtout l'Évangile de Jean et l'Apocalypse. 2) Le Corpus Hermeticum (recueil de textes alexandrins des IIe et IIIe siècles de notre ère attribué au légendaire Hermès Trismégiste). 3) La gnose dualiste des premiers siècles, l'accent étant mis sur la gnose de type manichéen. 4) Le catharisme. 5) La littérature allemande du premier courant rosicrucien (début du XVIIe siècle) avec, par voie de conséquence, des références à Paracelse et à l'alchimie.
Les éléments 1, 2 et 5 font partie du corpus référentiel de bon nombre de courants ésotériques modernes. Mais la présence ici de tous les cinq ensemble fait, aux yeux d'un historien intéressé par ces courants, la principale originalité du corpus référentiel du LR. En effet, une vision du monde de type radicalement dualiste se trouve, contre toute attente, mariée avec le rosicrucisme originel qui, lui, n'est pas du tout refus du monde et reste même inséparable d'une philosophie de la nature. Aussi bien les textes fondateurs rosicruciens du XVIIe siècle sont-ils lus ici à la lumière du manichéisme et du catharisme, ce qui confère aux interprétations des auteurs du LR un caractère original: elles sont une tentative de concilier ce qui est peut-être inconciliable. L'importance de l'apport cathare se reflète jusque dans le vocabulaire courant propre au LR: « consolamentum », « endura ». Pour ce qui concerne le deuxième élément, l'on sait que le Corpus Hermeticum, oeuvre de plusieurs auteurs, se présente comme un ensemble de textes doctrinalement contradictoires les uns par rapport aux autres, même s'ils reflètent une commune forme de pensée ; l'on peut y trouver aussi bien des passages marqués par le dualisme, que d'autres échappant à celui-ci. La préférence du LR va bien sûr aux premiers, comme il apparaît à la lecture des oeuvres de Rijckenborgh. Enfin, à ces cinq éléments, qui appartiennent à l'Occident, il convient d'ajouter un apport de type hindou et extrême-oriental, assez diffus et discret, mais bien présent.
Antoine FAIVRE
Notes sur le Lectorium Rosicrucianum (la « Rose-Croix d'or »)
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02.05.2006
Les élémentaux de la sphère aurale (I et II)
Deux articles de Jan van Rijckenborgh et Catharose de Pétri, consacrés aux notions d'élémental, de création astrale, d'ange-gardien, et de Gardien du seuil, dans une perspective gnostique, libre de tout occultisme.
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Le Golem (I et II)
Deux articles de Catharose de Petri, consacrés à la notion de Golem (parution revue Pentagramme, 1980/8; 1980/11).
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Le Mystère des deux kundalinis
« L'atome de votre coeur a un lien de nature éthérique-astrale avec votre microcosme. C'est une force de feu, un pouvoir rayonnant qui s'introduit dans votre sang et votre fluide nerveux. Dans le sanctuaire du coeur, dans l'atome du coeur et autour de lui nous trouvons la source de la kundalini purificatrice et réalisatrice de l'âme. Dans notre philosophie, nous appelons cette kundalini la force électro-magnétique du salut, la force de l'éternité, force à l'aide de laquelle l'élève peut traverser la sphère astrale. La force de la kundalini qui monte du plexus sacré, est appelée la force de feu qui transfigure le système de la personnalité. » (Catharose de Petri, La Parole vivante, p. 175)
« Il existe une puissante analogie entre l'éclair et le serpent. Dans la Doctrine Universelle, les entités de l'âme-esprit, les forces et les essences qui vivent éternellement dans l'ordre de Dieu, sont désignées comme des serpents flamboyants. Le coeur est appelé à être un miroir de la flamme monadique immanente, la lumière immanente de la lumière divine, la puissante kundalini divine. Kundalini signifie d'ailleurs « flamboyant serpent ». C'est l'aspect d'éclair impérissable de la lumière originelle. C'est pourquoi nous disons également que la grande prise de conscience de l'existence de l'éternité, peut nous frapper tel un éclair. Tel un éclair de savoir véritable, de savoir intérieur ! Quand nous tournons notre conscience raisonnable vers la Source de ce savoir intérieur, quand nous y répondons sans réticence, sans condition et sans réserve, quand, comme le dit Jacob Boëhme, nous faisons taire le penser et le vouloir en ce où il n'est pas de créature, c'est-à-dire en la conscience la plus profonde de notre coeur, et quand nous persévérons en cette auto-humiliation pour Lui qui était avant nous et sera après nous, la Kundalini du coeur se libère progressivement et sa force de feu se dégage dans notre conscience qui vit son endoura quotidienne. Le flux de conscience de l'homme terrestre qui culmine dans la conscience du cerveau est désigné comme le feu du serpent qui s'étend du plexus sacré au sommet de la tête. Or, dans une entité véritable, s'accomplit un processus d'unification merveilleux : la kundalini du coeur, le feu du serpent divin, se relie au feu du serpent de l'homme de la personnalité. Dans cette liaison, le feu du serpent de l'homme mortel subit une totale transformation. L'essence de l'homme terrestre, la créature de la phase terrestre, se fond dans le rayonnement fondamental du microcosme qui l'obombre. La grande tâche du voyage gigantesque à travers la matière entre dans sa première phase de réalisation : la prophétie s'accomplit. Le Plan n'est plus une vision du futur, Il devient réalité, dans la vie qui se révèle. Par l'union des deux feux, le terrestre et le céleste, où le feu du serpent terrestre se fond totalement en auto-reddition dans le céleste, naît une nouvelle vivification, une nouvelle stature de l'âme. Celle-ci remplacera progressivement l'ancienne stature de l'âme, elle conquerra ainsi également la tête, y préparant la place pour l'illumination de la conscience de l'âme-esprit. Et la décapitation de l'ancien homme est alors un fait irrévocable. Il est dit de celui qui donne sa vie pour le Christ qu'il est le plus grand sur terre, mais que le plus petit dans le ciel est plus grand que lui. En vérité il est le plus grand sur terre, car il a percé jusqu'à l'accomplissement de la tâche qui est condition de son devenir en tant que créature de la phase terrestre. Il est entré dans la phase du grand accomplissement. Ce qui vient ensuite échappe au terrestre et ne concerne que la vie des mondes intérieurs de l'état de l'âme-esprit ; un monde qui est désigné dans l'Ecriture Sainte comme le nouveau ciel-terre. Bien qu'étant le plus petit au ciel, nouvel arrivé qu'il est dans le ciel-terre, il est plus grand que le plus grand sur terre qu'il a laissé derrière lui. »
Extrait de la revue Pentagramme, 1980/8, p. 18-20.
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01.04.2006
Végétarisme et nouveau comportement de vie, par Jan van Rijckenborgh
Dans ces deux chapitres, extraits de la Philosophie élémentaire de la Rose-Croix, Jan van Rijckenborgh présente quelques aspects pratiques du nouveau comportement de vie demandé à celui qui aspire à entrer dans les Mystères. La conversion au végétarisme était une des exigences classiques des écoles spirituelles du passé, en particulier chez les pythagoriciens, les esséniens, les manichéens et les cathares.
Autre lecture conseillée : La cosmogonie des Rose-Croix, de Max Heindel
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23.03.2006
Hypnotisme, magnétisme et imposition des mains, par Jan van Rijckenborgh
Chapitre XVII du livre, La philosophie élémentaire de la Rose-Croix, Rozekruispers, Haarlem, Pays-Bas, 1961 (en cours de réédition).
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10.03.2006
Jan van Rijckenborgh: biographie
Source: La Rose-Croix hier et aujourd'hui, Rozekruis Pers, Haarlem, Pays-Bas, 2001. Ce texte dû à L. van den Brul est paru initialement dans la revue Pentagramme.
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08.03.2006
Dits de JVR : A propos du vêtement de lumière
Dans notre philosophie nous nommons «vêtement de lumière» l'ensemble cohérent des divers fluides vitaux de l'homme. Il se compose du sang et du système sanguin, du fluide nerveux et de son système, des sécrétions internes, du feu du serpent et de la flamme de la conscience. L'ensemble de ces fluides produit déjà, à l'état naturel, une lumière éthérique différenciée très forte. C'est pourquoi nous parlons de vêtement de lumière, comme on en parle aussi souvent dans l'Evangile gnostique de la Pistis Sophia. Comprenez donc que cette notion est connue depuis toujours par ceux qui savent. Chaque homme, chaque mortel, porte ce vêtement de lumière, et on comprend immédiatement que la qualité et le caractère de ces fluides vitaux, qui opèrent conjointement, déterminent la fréquence vibratoire de l'homme. Ils fixent son orientation générale dans la vie. De même il est très important de savoir que notre état de santé est conditionné par notre vêtement de lumière. Santé et maladie sont toujours en relation avec l'état de notre vêtement de lumière. La qualité et la nature des fluides vitaux vont pousser l'homme, soit à demeurer dans l'état animal terrestre bien connu, soit à acquérir des capacités régénératrices et libératrices lui permettant d'échapper à l'état animal. Cette élévation, cette ascension, cette résurrection hors de cet état (hors de l’état animal de notre vêtement de lumière donc !) est devenue à notre époque absolument nécessaire pour chacun.
Jan VAN RIJCKENBORGH
Source: Le vêtement de Lumière de l’Homme Nouveau
http://www.septenaire.com/livre_bdd.php?code_article=R.3017
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07.03.2006
L'enseignement des deux natures, par Jan van Rijckenborgh
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Dits de JVR: sur l'évangile
Nous partageons le point de vue d'Ouspensky, lorsqu'il dit que l'évangile en général — et le Sermon sur la Montagne en particulier — ne sont pas écrits pour la masse, mais pour les participants d'un cercle intérieur conscient. On peut à juste titre se demander, si la Bible, ou un autre Saint Livre, contient quelque chose destiné à ceux qui vivent sur le plan dialectique. La Parole du Seigneur, libre de toute souillure et interpolations théologiques, est destinée à ceux qui peuvent voir et entendre et sont dans un certain état d'aspiration intérieure.
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La mission du christianisme, par Jan van Rijckenborgh
Deux ordres de nature, deux mondes sont compris à l'intérieur de notre Cosmos Terrestre : le royaume des hommes originels et un royaume actuel, celui que nous connaissons ; un monde inconnu et une vallée de larmes, trop bien connue. La mission fondamentale du Christianisme est de nous délivrer de l'ordre de nature dans lequel nous vivons, selon la conscience, l'âme et le corps et de nous régénérer selon ces mêmes principes en vue de cet ordre de nature originel, ce qui est au fond la transfiguration complète.
Jan van Rijckenborgh, Le mystère des béatitudes
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Dits de JVR: Le secret des deux natures
Un des piliers d'angle de l'Annonce gnostique du Salut est la notion claire, irréfutable, de l'existence de deux ordres de nature : l'un, que nous connaissons, dans lequel nous vivons, duquel nous sommes, un ordre qui comprend deux moitié : l'une de ce côté, la seconde, de l'autre côté du voile, deux sphères d'existence qui, par suite du développement en cours, se confondront toujours plus ; et un autre ordre que nous ne connaissons pas, dans lequel nous ne sommes, ni ne vivons, dont nous ne pouvons imaginer les lois et les rapports et dont la masse n'a pas la moindre idée.
La philosophie gnostique appelle l'ordre de nature que nous connaissons, l'ordre dialectique. Cette appellation fait ressortir sa condition inexorable d'ordre voué au jeu incessant des contraires, des oppositions. L'autre, que nous ne connaissons pas, est l'ordre statique, où fait précisément défaut ce qui est du domaine dialectique. C'est un ordre éternel, un éternel devenir, un état absolu, régi par des lois naturelles et spirituelles absolument différentes. La philosophie gnostique dit de cet ordre inconnu, qu'il est le monde de l'homme proprement dit, le véritable domaine qui, dans le Plan de Dieu, lui était destiné, où l'homme, Sa créature, vit dans un état de béatitude absolue, de sublimité ; non pas dans un état incorporel, comme dans l'au-delà, l'autre côté du voile de la mort, mais en possession d'un corps physique sublime, glorieux.
L'homme actuel est tombé de ce monde absolu — du moins nous et nos semblables qui séjournons ici-bas — et nous nous retrouvons dans un certain ordre de secours, caractérisé dans toutes ses manifestations, par une relativité irréductible qui domine tout et, naturellement, de par son essence même, fait naître la dialectique. Ces deux ordres de nature, diamétralement opposés, sont compris dans un globe, notre Mère la Terre, qui est, dans la série de mystères qui nous entourent, un des plus importants.
Jan van Rijckenborgh, Le mystère des béatitudes
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02.03.2006
Le mystère de l'atome primordial, par Jan van Rijckenborgh
Chapitre 16 du livre : Les mystères gnostiques de la Pistis Sophia (Rozekruispers, Haarlem, Hollande, 1998), par Jan van Rijckenborgh.
Van Rijckenborgh décrit ici avec pudeur son expérience spirituelle, et approfondit le mystère de l'éveil de la kundalini du coeur, fondement de la Transfiguration. Son témoignage réactualise l'enseignement christo-centrique (centré sur le Christ intérieur) de Mani et de ses disciples.
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