18.10.2006
Dits de Gadal: la trace des initiés
Nous avons compris que la trace caractéristique laissée par les initiés est en vérité la Gnose, la Gnose de la nouvelle Naissance, que nous appelons de droit: l'Ere christique.
Antonin GADAL, Le triomphe de la Gnose universelle,
In de Pelikaan, Amsterdam, Pays-Bas, 2006. Distribution en France: éditions du Septenaire
http://www.ritmanlibrary.nl/c/p/pub/av/av_25.html
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04.10.2006
Le Trésor des cathares
Imaginez le développement d'une Jeune Fraternité Gnostique qui apporte en temps voulu le message de salut à l'humanité chercheuse dans la nature de la mort, et a pour tâche directe de récolter la moisson et de la faire rentrer. Prenons par exemple la Fraternité des Cathares [mais ceci vaut aussi pour les manichéens ou les rosicruciens d’aujourd’hui]. Quelques êtres libérés selon l'Âme et l'Esprit guidèrent cette Fraternité dès le début de son travail. Ceux-ci avaient accès au Champ universel de l'Esprit et donc à la totalité de l'Esprit Septuple. Les sept rayons de l'Esprit opérant ensemble en eux, ils possédaient intérieurement, au sens de la Gnose, la Connaissance de première main. Ils étaient emplis de l'Esprit Saint et accomplissaient leur travail dans et par l'Esprit Saint. Quel travail? Celui de semer et de moissonner. Semer l'Enseignement Universel, c'est-à-dire fixer magiquement la semence dans un sol qui lui était hostile, faire croître cette semence afin qu'en son temps, la moisson soit récoltée.
Comment ce travail s'effectuait-il? Comment s'effectue-t-il à l'heure actuelle? Selon une ligne directrice universelle? Immuablement la même à travers les temps? Non! les guides des Cathares durent, comme les guides de toutes les Fraternités gnostiques, tenir compte du temps, du lieu et des circonstances. Le monde change sans cesse; il passe par des stades de développement différents dont les travailleurs dans la Vigne du Seigneur doivent tenir compte. Les serviteurs doivent oeuvrer selon la conscience qu'ils ont acquise, dans une responsabilité totale.
Suivant les lignes directrices de l'Unique Loi qui transmet le message universel du Salut, ce message doit être actuel, dynamique, libérateur et pratique dans chaque ère où il se révèle. Car dans le monde de la mort tout message ancien est altéré, tronqué, atrophié et par conséquent rendu inefficace ou impossible à utiliser. C'est pourquoi les guides des Cathares durent en leur temps et de nouveau, libérer un enseignement, une méthode et son application, puisant directement dans la connaissance de première main au champ de l'Esprit Universel. Il n'y a pas d'exception à cette règle. Et comme cela va de soi, le tout est synchronisé aux rayonnements de l'Esprit Universel Septuple du moment. L'orientation du travail ainsi renouvelée, porte des fruits.
Les guides des Cathares ne disposaient donc ni de vieux livres, ni d'écrits anciens où puiser la connaissance et la sagesse, n'ayant plus en suite qu'à la transmettre et à la vivre? Non, ils étaient tenus de libérer pour eux-mêmes cette connaissance, cette sagesse et cette méthode à partir de l'Enseignement Universel même, par l'Âme-Esprit.[…] Les Cathares rédigeaient eux-mêmes leurs écrits, formulaient leur méthode, composaient leurs rituels et exerçaient leur magie.
[…] Nous avons la certitude que lorsque les guides des Cathares composaient et appliquaient leurs rites et leurs formules, leurs sacrements et leur magie, il y avait à la base de leurs compositions et de leur application, une connaissance de première main, transformée en vue de son emploi dans la nature de la mort et adaptée à la force des Rayonnements et des Lois du moment. Autrement dit: Trésor immatériel transformé en matériel, en substance.
Catharose de Petri, 24 décembre 1980 (ouvrage non disponible)
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La résurrection de l'homme intérieur
Notez bien que le temple du corps né de la nature sert au réveil de l'âme, lequel a lieu dans le double éthérique, le corps vital. Ce corps est de même forme et de même structure organique que le corps matériel. C'est pourquoi notre Ecole Spirituelle dit que lorsque l'âme est arrivée à la maturité dans le corps vital, l'homme-âme est relié à ce corps vital, ce qui est naturel et logique.
Voilà pourquoi ces deux corps, le corps matériel et le corps vital, doivent s'arracher l'un à l'autre quand le moment en est venu. Le corps vital doit être détaché de la croix de la nature. Ce détachement de la croix est un phénomène très précis et très particulier. Il exige la survivance des deux corps, la résurrection des deux corps, et il attire votre attention sur six endroits, six points de la personnalité:
le coeur
la tête,
les deux mains,
les deux pieds.
C'est en ces six points que le corps vital de l'âme est relié à l'ensemble du véhicule que nous appelons le temple du corps né de la nature. Le coeur est le siège de la rose. La tête, le siège du pouvoir mental, donc de l'esprit. Les centres des deux mains sont les organes du pouvoir d'action. Les centres des deux pieds sont les organes de l'activité motrice.
Ce système entier peut être symbolisé par l'étoile à cinq branches, l'étoile de Bethléem, l'étoile de Golgotha, le chemin de croix du Christ. Ce chemin de croix n'a pas été un supplice mortel, et ne l'est toujours pas; il représente la résurrection absolue. Le chemin de croix christique est donc la résurrection du corps vital de l'âme, et en même temps la grande fête du but atteint par l'homme-temple. Car le temple du corps né de la nature et l'homme-âme demeurent dans le même microcosme, sont enfermés dans le même microcosme. En tant que tels, ils ne font qu'un et pourtant ils ne sont pas un.
Ce travail libérateur fut accompli dans le passé par la Fraternité précédente, la Fraternité des Cathares; il l'est aujourd'hui par la Jeune Fraternité Gnostique. La puissante célébration qui avait lieu dans la grotte de Bethléem à Ussat-les-Bains, dans le sud de la France, concernait le détachement, la libération de la nature de l'homme-âme, de l'homme-temple. Ce n'est qu'à partir de cet instant que l'homme-temple devient réellement un prêtre. Quelles que soient les violences commises envers un tel homme-âme, rien ne peut plus lui nuire. Il est libéré, pour toujours!
Catharose de Petri, La parole Vivante
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01.09.2006
Les mystères cathares
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25.07.2006
La « tentation totalitaire »
Cette note, qui s'appuie sur l'exemple cathare, rappelle les différentes phases (imitation, pactisation, répression, extermination) du processus aboutissant au « génocide cathare » perpétré par l'Eglise catholique et sa « fille aînée » (le royaume de France, initialement Ile de France). Cette modélisation vaut aussi pour le manichéisme, soumis au même destin tragique, mais peut-être aussi pour les gnoses à venir (« celui qui n'apprend pas du passé est puni dans l'avenir », est-il dit). La violence totalitaire n'est pas le simple fait de religieux aveugles et fanatiques, mais de mystiques et d'occultistes, parfaitement conscients des vrais enjeux de l'Histoire qui, en raison de leur nature éminemment « subtile », échappent largement au sens commun.
Le drame cathare permet d’illustrer comment se développe le processus de la « tentation totalitaire » - passage de la non-violence à la violence - à l’intérieur d’un individu ou d’un groupe. La première phase de la lutte menée par l’Église catholique romaine contre l’hérésie cathare fut d’abord d’ordre idéologique et pacifique (nous la nommons: « imitation »): il fallait d’abord modifier l’image extérieure de l’Église, alors en peine décadence, et combattre les hérétiques sur leur propre terrain en opérant un retour à des formes de vie plus proches du christianisme primitif (pauvreté, pureté, moralité, chasteté...).
C’est la raison pour laquelle une impulsion importante fut donnée à cette époque à la vie monastique et mystique, avec la création des abbayes cisterciennes, et plus tard des monastères dominicains et franciscains. Bernard de Clairvaux (« la Lumière de l'Occident », selon la formule consacrée), saint Dominique, et saint François (le « Sauveur de l'Eglise », le premier stigmatisé reconnu officiellement), qui jouèrent un rôle décisif dans la croisade contre les Albigeois, sont connus pour leur exaltation mystique et leur ascétisme très rigoureux, parfois poussé jusqu’à l’extrême (saint Bernard, qui voulait étouffer les sens et « laisser son corps à la porte » faillit en mourir).
Avant d’utiliser les moyens extrêmes dont elle se targue de pouvoir faire usage, la papauté envoie comme missionnaires ses représentants les plus sûrs, les plus expérimentés et les plus « purs », pour convaincre les cathares de renoncer à leurs croyances « démoniaques », sous peine d’être définitivement excommuniés (premier châtiment à usage des dissidents). Saint Bernard d’abord, puis saint Dominique, ami de Simon de Montfort et « inventeur » de l’Inquisition, tenteront sans grand succès d’évangéliser les hérétiques occitans. Ce qui advint ensuite peut se résumer en un passage du « mystique au politique » et du « politique à la terreur » (nous nommons cette seconde phase: « extermination »): en 1208, le pape Innocent III appela à une croisade contre le comte de Toulouse, protecteur des cathares. Cette croisade impitoyable et particulièrement féroce, aboutira après la chute de Montségur (1244) à la destruction totale des « purs », des « parfaits », et à l’éradication définitive de la civilisation cathare.
Francois FAVRE
Source: Mani, Christ d'Orient, Bouddha d'Occident, note 337, p. 612
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27.05.2006
Bogomiles et Bogomilisme
« Le mouvement bogomile (du nom de son fondateur le prêtre Bogomil) a pris naissance au Xe siècle en Bulgarie. Il s’est propagé dans les pays balkaniques [Bosnie, Serbie] avant de s’étendre dans l’Empire byzantin. Ce système dualiste est fondé sur l’opposition entre la lumière et les ténèbres correspondant au Bien et au Mal. On retrouve ainsi les thèmes des anciennes gnoses telles qu’elles se présentaient chez Basilide et Valentin et telles que, de temps à autre, elles ont surgi sous des revêtements divers au cours de l’histoire. Ainsi les messaliens et les pauliciens, répandus dans l’Empire byzantin, ont contribué à former la pensée des bogomiles. La doctrine est toujours identique : opposition à l’Église officielle, refus des trois sacrements (baptême, eucharistie et mariage), du temple et des images, et en particulier de la vénération de la croix. Optant pour l’Évangile et refusant l’Ancien Testament, le dualisme, inhérent à toute gnose, est absolu ou mitigé. Toujours jugée mauvaise, la création est l’œuvre d’un Dieu obscur à laquelle ne saurait participer le Dieu bon. […] Mis à part les particularités qui s’expliquent par les systèmes politiques et économiques des pays où ils se propagent, les structures propres au mouvement bogomile restent assez indifférenciées. Leurs communautés évoquent les groupes chrétiens des premiers siècles que nous décrivent les Actes des Apôtres et les Épîtres de Paul. On y relève toujours une ferveur et un sens de la prière communautaire, une humilité qui s’affirme dans des confessions réciproques. Les « auditeurs » deviennent des « croyants » et ces derniers sont appelés « parfaits » quand ils ont donné les preuves de leur rigueur et de leur sagesse. Les différents groupes bogomiles, unis par des liens étroits, se soutiennent mutuellement. [La question reste posée de savoir si le mouvement bogomile balkanique a marqué de son empreinte les divers mouvements gnostiques de l’Europe médiévale (cathares, patarins…), unis dans le même souci d’un retour à la source primitive du christianisme et le rejet d’une Église possédante. Il est probablement plus juste de parler d’influence réciproque, chaque mouvement gardant son autonomie et son originalité propre. Malgré les persécutions et la haine, jamais la gnose n’a été entièrement détruite en Europe et il a souvent suffi d’une occasion pour la faire resurgir, provoquant un mouvement d’idées et un comportement identiques.] »
D'après M. M. Davy, article Bogomiles (EU, 1995)
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26.05.2006
Catharisme et gnose juive
« Le mouvement mystique (ou plus exactement théosophique) qui apparut dans le judaïsme en plein XIIe siècle ne saurait être réduit à une simple réaction contre l’intellectualisme. On est en réalité en face d’une résurgence d’éléments dont le dynamisme réel n’avait pu se déployer, en des domaines et des milieux juifs que les historiens connaissent encore mal. À partir du XIIe siècle se manifestèrent au grand jour des courants que l’on pouvait observer déjà dès la période talmudique : expériences de mystique extatique et spéculations cosmologiques, mises au service de la théosophie. Le midi de la France, puis la Catalogne et l’Espagne furent le terrain de ces manifestations. On voit surgir des idées gnostiques ; on découvre dans la divinité de multiples aspects dynamiques dont l’interaction complexe est traduite par une exégèse symbolique qui s’approprie l’Écriture, la tradition, les actes concrets de la vie religieuse et le vocabulaire sinon les notions de la philosophie. On pousse jusqu’à ses plus extrêmes conséquences l’idée, ancienne, de la sympathie universelle. Il y a action du divin sur l’humain et réciproquement. C’est ainsi qu’aux malheurs de l’histoire d’Israël dont la cause est le péché correspondent des bouleversements dans la vie divine. L’obéissance du peuple élu commande l’harmonie universelle, dont la rédemption de l’humanité, de la nature et de la déité. D’où, l’importance souveraine de la Loi et de son application minutieuse à tous les détails de la vie. Le mal est redécouvert avec les moyens de le vaincre. La philosophie et son intellectualisme se trouvent dès lors dépassés par ces orientations. Et dans les perspectives d’une telle rédemption universelle, le drame de la coexistence d’Israël avec les nations prend tout son sens. Tel est, pour l’essentiel, l’apport de la kabbale (« tradition » : le nouvel ésotérisme se réclame d’une tradition aussi antique, sinon plus, que la Loi révélée) à l’idéologie juive. Diverses circonstances consolidèrent sa position. Des tendances ascétiques parallèles à celles de l’ésotérisme languedocien – dont les similitudes avec le catharisme ne doivent pas être perdues de vue – furent renforcées en pays allemand par le « hassidisme », mouvement piétiste alimenté par les mêmes sources que la kabbale et influencé de façon paradoxale par le christianisme qu’il abhorrait. Le statut des juifs dans une partie de l’Occident chrétien s’étant largement détérioré, l’attente messianique s’exaspéra et, bien plus que celle-ci, la conviction que le mal s’incarnait dans le monde des non-juifs, chrétiens et musulmans, devint particulièrement aiguë. Le sommet de cette crise fut l’expulsion des juifs d’Espagne, en 1492. Dès lors, le mysticisme s’intensifia ; il prit une allure gnostique accentuée dans l’expression qu’en donna Isaac Louria (mort à Safed en 1572). La tâche du juif appelé à recueillir les étincelles de lumière englouties dans les ténèbres du mal est désormais de « réparer » la brisure, précosmique dans la divinité, cosmique dans les contrastes de l’univers visible, historique dans l’exil d’Israël, individuelle dans l’âme du pécheur. Deux voies s’ouvrent pour cette réparation : la voie ordinaire, qui consiste dans l’observance stricte de la Loi (dont la codification, qui fait encore autorité de nos jours, est l’œuvre d’un collègue d’Isaac Louria) ; la voie extraordinaire, par laquelle le juste descend dans l’abîme du mal afin d’y abolir le péché en le commettant en apparence. Il s’agit là de la conséquence extrême : elle trouve sa réalisation dans le mouvement messianique de Sabbatai Zevi (1626-1676) ou « sabbataïsme ». L’échec de ce dernier est à l’origine d’une crise d’où émanent quelques-unes des forces idéologiques encore agissantes dans le judaïsme d’aujourd’hui. »
Source : Georges Vajda, article « La religion juive », § La mystique théosophique et la kabbale, EU, 1995)
« Après un très long silence dans la série des témoignages parvenus jusqu’à nous, une recrudescence des spéculations ésotériques apparaît au XIIe siècle, en Europe cette fois, dans plusieurs centres, dont chacun est le foyer d’un courant particulier. L’un des documents les plus importants pour l’évolution de la mystique, et celui dont le transfert en Europe semble être à l’origine du renouveau doctrinal, est le Sefer ha-bahir ; il est constitué d’un assemblage de matériaux provenant d’époques et de sources diverses, dont les premières couches semblent provenir d’Orient et dont la dernière, contemporaine de la rédaction définitive, contient des éléments empruntés à la philosophie néo-platonicienne juive du XIIe siècle (Abraham bar Hiyya, par exemple). Sous la forme d’une exégèse mystique allégorisante, attribuée à des autorités rabbiniques du IIe siècle (surtout Nehunya ben Haqana), le Sefer ha-bahir développe une conception gnostique de l’univers. Les sefirot du Sefer Yesira , transformées en éons du plérome divin, réapparaissent revêtues d’une nomenclature symbolique empruntée au vocabulaire des écrits gnostiques, à la littérature des Heykhalot ou à la Bible même. L’influence des concepts gnostiques se reflète dans la symbolique de l’arbre cosmique, lieu d’origine des âmes, dans celle de la Sagesse hypostasiée, et surtout dans l’introduction, à l’intérieur du monde divin, d’un élément féminin, la Présence (Shekina ). Cette dernière entité, d’un symbolisme particulièrement riche, est à la fois l’aboutissement, la « mer » ou le « réservoir » des influences qui s’épanchent à partir des attributs supérieurs, le principe préposé au gouvernement du monde extradivin, et la communauté d’Israël hypostasiée. Sous ce dernier aspect, elle opère la jonction entre les mondes divin et terrestre et ouvre l’accès, pour ceux qui font partie de ce corps mystique, à une participation effective à l’économie des énergies cosmiques. […] Vers les années 1200, le midi de la France, agité par des tensions religieuses intenses et surtout par le catharisme, devient le foyer d’un épanouissement culturel exceptionnel des communautés juives, avec plusieurs centres d’études renommés en Provence (Narbonne, Béziers, Montpellier, Lunel, Posquières) ; au XIIIe siècle, on en trouve en Catalogne (Gérone, Barcelone) et en Castille (Burgos). Bien qu’on ne puisse faire état d’une information biographique étendue, le nom et l’identité des membres les plus éminents en sont connus. Jacob Nazir de Lunel, Abraham ben Isaac (mort en 1179) et son gendre Abraham ben David de Posquières (mort en 1199), autorités religieuses de renom, ont laissé, parmi leurs écrits, des fragments d’enseignements théosophiques. Le fils d’Abraham ben David, Isaac l’Aveugle de Narbonne, que les sources contemporaines présentent comme le type pur du mystique contemplatif, est le premier lettré juif dont l’activité se limite à la kabbale. L’école de Provence annonce un renouveau doctrinal important. Ce sont surtout les écrits d’Isaac l’Aveugle (commentaire sur le Sefer Yesira), mais aussi les allusions contenues dans les œuvres de Jacob Nazir et d’Abraham ben David qui montrent que les spéculations, centrées sur le monde séfirotique, s’efforçaient de formuler la distinction entre l’aspect manifesté de la divinité – le Démiurge, en hébreu Yoser bereshit – et son aspect non manifesté – la Cause des causes –, inconnaissable à l’homme, même au sommet de la contemplation mystique. Ces écrits annoncent aussi une nouvelle technique de contemplation reliant les mots de la liturgie à la méditation sur les sefirot ; cette technique jouera un rôle central dans les branches tardives de la kabbale. »
Source : article « Kabbale », EU, 1995.
15:50 Publié dans 03. Gnose cathare | Lien permanent | Envoyer cette note
Cathares et catharisme
Article de synthèse de Christine Thouzellier (E.U, 1995). Certaines affirmations de l'auteur doivent être nuancées. Son point de vue sur l'endoura, que l'on retrouve généralement dans les milieux de la recherche universitaire et des opposants aux cathares, trahit une méconnaissance de la nature spirituelle de ce processus de « mort au monde », classique chez les gnostiques (le détachement intérieur ne peut en aucun cas être confondu avec la pratique de la mortification chère aux religieux et aux mystiques. L'évangile de Thomas et la tradition manichéenne parle à ce propos de « jeûner au monde »). Voir à ce sujet l'enseignement de Jan van Rijckenborgh dans La Gnose universelle (Rozekruis-Pers, 1984), chapitre XVI).
14:55 Publié dans 03. Gnose cathare | Lien permanent | Envoyer cette note
03.03.2006
Sur le chemin du saint Graal, par A. Gadal
Dans ce petit livre, Antonin Gadal décrit à partir de son expérience visionnaire le chemin de l'initiation du futur parfait cathare et sa quête du Graal suprasensible. La structure et la forme du récit rappellent fortement Edouard Schuré, l'auteur des Grands Initiés (voir en particulier sa magistrale notice sur Pythagore et son école des Mystères, où s'annonce la gnose moderne, à la fois sacrée et profane, mystérique et laïque).
11:10 Publié dans 03. Gnose cathare | Lien permanent | Envoyer cette note
10.01.2006
Antonin Gadal et le catharisme
Ce site a trait à l’œuvre d’Antonin Gadal, qui a consacré à sa vie à la conservation et la rédécouverte du patrimoine cathare. Il explore en particulier les liens entre catharisme, Graal, et rose-croix, et approfondit la vision du monde dualiste des Albigeois. A découvrir…
http://www.gadal-catharisme.org
Voir aussi : http://www.rose-croix-d-or.org
11:15 Publié dans 03. Gnose cathare | Lien permanent | Envoyer cette note



