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        <title>Sur le Manichéisme et autres gnoses - 02._gnose_manicheenne</title>
        <description>« Au Commencement, il y eut deux Substances essentiellement distinctes. » (MANI)</description>
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                <title>Henri-Charles PUECH (1902-1986), par M. TARDIEU</title>
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                <author>noreply@blogspirit.com (Pourquoi je suis gnostique et manichéen)</author>
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                                                <pubDate>Fri, 13 Jul 2007 10:35:00 +0200</pubDate>
                <description>
                    &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Né à Montpellier, Henri-Charles Puech entre, après sa licence ès lettres, à l’École normale supérieure, où il passe la licence (1922), puis l’agrégation de philosophie (1924). Après son service militaire –&amp;nbsp;il fut sous-lieutenant au 81e régiment d’infanterie&amp;nbsp;–, il devient pensionnaire de la fondation Thiers jusqu’en 1929. Il fréquente les cercles surréalistes avec celui qui restera son compagnon de toujours, Raymond Queneau, d’un an son cadet. En 1927 paraissent ses Notes sur Hamelin, écrites sur le fond de sa rupture avec André Breton. &lt;b&gt;Il occupera sa dissidence surréaliste en rédigeant un mémoire sur la dissidence gnostique dans l’école de Plotin, la seule thèse qu’il ait jamais écrite et qui sera déposée à la Ve&amp;nbsp;section (sciences religieuses) de l’École pratique des hautes études&lt;/b&gt;. Quant à Raymond Queneau, lui aussi en rupture avec André Breton dans les mêmes années, il occupera sa dissidence surréaliste en écrivant Le Chiendent.&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;En 1929 Puech est élu directeur d’études à la Ve&amp;nbsp;section de l’E.P.H.E., où il enseignera quarante-deux ans (jusqu’en juin 1972), avec une seule interruption&amp;nbsp;: il fut mobilisé en 1939-1940 dans un régiment de zouaves, comme Queneau&amp;nbsp;! À la rentrée universitaire de novembre 1940, nos deux zouaves, venus du surréalisme et de la drôle de guerre, se retrouvent l’un en face de l’autre, Queneau écoutant Puech disserter sur les théologies trinitaires à Alexandrie, d’Origène à Arius.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;C’est là, en effet, à l’E.P.H.E., que Raymond Queneau était devenu, depuis 1933 (date de la parution du Chiendent), l’élève assidu de Puech, à l’époque où ce dernier y étudiait les fondements métaphysiques de la théologie irénéenne du temps.&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;L’influence de Puech ne se mesure pas au poids de ses publications. &lt;b&gt;Les articles qu’il a publiés sont les produits de quelques cours, ses livres des recueils d’articles, de conférences ou de résumés de cours. Il n’aimait guère écrire et s’empêtrait dans les béquilles et superfluidités du discours, qui devaient finir par le paralyser. Il ressentait péniblement cette difficulté d’écrire et se morfondait en voyant certains de ses cours repris dans les productions d’élèves peu scrupuleux. Puech était un enseignant, non un écrivain&lt;/b&gt;. Le dernier cours qu’il fit marqua pour lui la rupture définitive avec son très long passé de parole. «&amp;nbsp;Il ne me reste plus, déclara-t-il alors, qu’à m’appliquer la brève exhortation du logion 42 de l’Évangile selon Thomas&amp;nbsp;: Soyez passant.&amp;nbsp;»&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;b&gt;Ses années d’enseignement sont une sorte de commentaire perpétuel de son mémoire sur la dissidence gnostique dans l’école de Plotin. Il n’était pas le premier à s’occuper des gnostiques, mais il modifiait de fond en comble les perspectives reçues&lt;/b&gt;. Les théologiens qui les étudiaient, ou les étudient encore, les considèrent comme un phénomène interne à l’histoire de l’Église et de la patristique. &lt;b&gt;Philosophe de formation, Puech mit les gnostiques à la charnière de l’histoire doctrinale de l’Occident. Ces chrétiens fascinés par l’hellénisme qu’étaient les gnostiques n’inspiraient que dégoût aux Hellènes qu’ils fréquentaient. Ce jeu des fascinations et répulsions plaisait beaucoup à Puech. Il en fit sa vie. Il en fit son œuvre&lt;/b&gt;. Jeu grave, où vont se nouer pour des siècles les points de jonction du christianisme et de l’hellénisme, mais jeu toujours, que Puech mena avec la malice rigolarde d’un paysan du Midi, dans la proximité de l’auteur du Chiendent, son compagnon d’échappée des cercles surréalistes. Syzygie, rétro et moderne, de la pensée et du verbe.&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;b&gt;T&lt;/b&gt;&lt;b&gt;rois grandes découvertes vont marquer de façon décisive les recherches et l’enseignement de Puech. En 1930, des paysans égyptiens trouvent dans les ruines d’une maison, à Medinet Madi (Fayoum), une caisse en bois contenant une grande quantité de papyrus manichéens écrits en dialecte lycolipolitain (aujourd’hui conservés à Dublin, Berlin et Vienne). En 1941, des ouvriers travaillant à l’aménagement d’une carrière de la falaise de Tura, au sud du Caire, mettent la main sur des papyrus grecs contenant des œuvres d’Origène et de Didyme d’Alexandrie (aujourd’hui au Musée égyptien et dans les collections privées). En décembre 1945, une jarre contenant treize codices gnostiques coptes est trouvée par hasard dans une grotte de la falaise du Gabal al-Tarif, dans la région de Nag Hammadi (aujourd’hui au Musée copte du Vieux-Caire). Par la connaissance de première main qu’il avait de la littérature ancienne –&amp;nbsp;religieuse et philosophique&amp;nbsp;–, par sa capacité à relier fragments et témoignages par son expérience de lecture critique des textes, Puech put immédiatement tirer profit de ces découvertes et en mesurer l’importance. Grâce à elles, il fut le pionnier et l’artisan du renouveau des études manichéennes, origéniennes et gnostiques&lt;/b&gt;.&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Le 21 mai 1952, il fait sa leçon inaugurale au Collège de France, dans la chaire d’histoire des religions. Il est docteur honoris causa de l’université d’Utrecht en 1956 et élu à 1’Académie des inscriptions et belles-lettres, le 2&amp;nbsp;mars 1962. Sa carrière d’enseignant au Collège comme à l’École pratique prendra fin en juin 1972. Deux ans plus tard, ses élèves lui offriront un recueil de Mélanges d’histoire des religions (P.U.F., 1974). En 1978, les éditions Gallimard publieront deux volumes d’Enquête de la gnose, recueil d’articles et de résumés de cours sur les gnostiques, et l’Évangile selon Thomas. Un recueil semblable relatif au manichéisme paraît en 1979 chez Flammarion (Sur le manichéisme et autres essais).&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Avec A. Guillaumont, G.&amp;nbsp;Quispel, W.&amp;nbsp;Till et Y. Abd al-Masih, Puech a participé à l’édition princeps de l’Évangile selon Thomas, parue simultanément en français, en anglais et en hollandais à Paris, Londres et Leyde (1959). Avec M.&amp;nbsp;Malinine, G.&amp;nbsp;Quispel, W.&amp;nbsp;Till et autres, il collabore à l’édition princeps des écrits du Codex Jung (aujourd’hui Codex I) dont les volumes paraissent de 1956 à 1975. &lt;b&gt;Son petit livre, Le Manichéisme, son fondateur, sa doctrine (Paris, 1949), qui reproduit le texte de deux conférences faites à Rome les 5 et 7&amp;nbsp;novembre 1946, a dominé toute la recherche sur le manichéisme jusqu’à nos jours&lt;/b&gt;. Les plus grands spécialistes des études patristiques contemporaines ont été les élèves de Puech. Il est au point de départ de l’engouement actuel pour Philon d’Alexandrie, Irénée, Clément d’Alexandrie et Origène. Le renouveau des études dionysiennes lui doit beaucoup aussi.&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;br /&gt; Les recherches d’aujourd’hui en histoire des idées ont été marquées, de façon décisive, par quelques grands articles de Puech, telle sa contribution sur «&amp;nbsp;Numénius d’Apamée et les théologies orientales au second siècle&amp;nbsp;», parue en 1934 dans les Mélanges Bidez. Il y montrait le rôle déterminant joué par le milieu religieux de la Syrie du IIe&amp;nbsp;siècle dans l’élaboration et la constitution d’une métaphysique systématique articulée sur l’opposition entre un premier dieu, Père et Roi, inconnu et oisif, et un second dieu, Fils et démiurge. Les études actuelles sur le platonisme moyen et tardif doivent beaucoup à cette vision, tout à fait remarquable, d’un monde global dans lequel une doctrine philosophique prend ses racines à l’intérieur du syncrétisme religieux.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Dès 1933, dans ses cours de 1’E.P.H.E., Puech remarquait que le thème nourricier des conceptions sotériologiques des gnostiques était celui de l’illusion du temps. Il parvint, par ce biais, à montrer tout ce que la «&amp;nbsp;théologie chrétienne de l’histoire&amp;nbsp;» qui est à l’œuvre chez Irénée de Lyon devait au traitement gnostique du temps. Puech rassembla ses vues sur cette question dans deux communications de 1951 («&amp;nbsp;Temps, histoire et mythe dans le christianisme des premiers siècles&amp;nbsp;») et de 1952 («&amp;nbsp;La Gnose et le temps&amp;nbsp;»). Ses «&amp;nbsp;Fragments retrouvés de l’Apocalypse d’Allogène&amp;nbsp;», publiés en 1936 dans les Mélanges Franz Cumont, mettaient en lumière le rôle joué par les apocryphes dans l’histoire du monachisme syrien de tendance audienne. Il observait alors, bien avant la découverte de Nag Hammadi le succès de l’Apokryphon de Jean dans la Syrie du IVe&amp;nbsp;siècle.&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;br /&gt; Les études actuelles sur les textes et les doctrines que livrent les manuscrits coptes de Nag Hammadi ont leur point de départ dans la grande contribution de Puech aux Mélanges Crum, parus en 1950 («&amp;nbsp;Les Nouveaux Écrits gnostiques découverts en Haute-Égypte. Premier inventaire et essai d’identification&amp;nbsp;»). La meilleure étude d’ensemble des évangiles en usage chez les gnostiques ou fabriqués par eux&amp;nbsp; reste, aujourd’hui encore, celle qu’il publia en allemand dans la troisième édition des Neutestamentliche Apocrkyphen d’Edgar Hennecke (1959).&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
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                <title>Manichéen, manichéenne...</title>
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                <author>noreply@blogspirit.com (Pourquoi je suis gnostique et manichéen)</author>
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                                                <pubDate>Wed, 04 Jul 2007 10:23:14 +0200</pubDate>
                <description>
                    &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;Venus d'Iran au IIIe siècle, les manichéens sont perçus comme des Perses, vieux ennemis des Romains. Leurs détracteurs jouent sur le nom de leur prophète, Mani, pour le rapprocher du terme méprisant de folie (mania, en grec). La langue française a intégré depuis longtemps le terme « manichéen ». Une « perspective manichéenne », par exemple, est qualifiée telle parce qu'on la trouve simpliste ou schématique ; l'emploi de l'adjectif « manichéen » est fréquent dans un contexte où l'on oppose une vision des choses à une autre, une position politique à une autre, une religion du bien à une religion du mal. Cet usage de la langue remonte à plusieurs siècles, à une période où l'adjectif « manichéen » servait à désigner n'importe quelle sorte d'hérétiques au Moyen Age : cathares et albigeois, et déjà, avant eux, bogomiles et pauliciens... (d'après J. D. DUBOIS)&lt;/p&gt;
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                <title>Manichéisme</title>
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                <author>noreply@blogspirit.com (Pourquoi je suis gnostique et manichéen)</author>
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                                                <pubDate>Sat, 30 Jun 2007 14:30:00 +0200</pubDate>
                <description>
                    &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Doctrine religieuse prêchée par le perse Mani ou Manès (216-276), peintre, calligraphe et poète qui, s'identifiant au Paraclet annoncé par Jésus, se prétendit porteur d'une nouvelle révélation.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Encouragée en Iran par le roi Châhpuhr&amp;nbsp;Ier, cette doctrine fut prêchée jusqu'en Inde à la faveur des expéditions de ce dernier et dans de nombreuses régions à l'occasion des voyages de son fondateur.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Combinant des éléments chrétiens, mazdéens, zoroastriens et bouddhistes, cette forme de gnose reposait sur un dualisme radical développé dans le cadre d'une «&amp;nbsp;histoire du salut&amp;nbsp;» : la coexistence et la lutte éternelles des deux principes fondamentaux égaux et antagonistes : le Bien, symbolisé par la lumière, et le Mal, figuré par les ténèbres et identifié à la matière. Enfermé dans la matière, l'homme doit s'en libérer par la connaissance.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Se voulant une religion universelle, le manichéisme se répandit effectivement entre le IIIe&amp;nbsp;et le XIe&amp;nbsp;siècle dans l'empire romain et, ultérieurement, dans le monde musulman. Mani demandait d'ailleurs à ses adeptes d'«&amp;nbsp;errer perpétuellement dans le monde, prêchant la doctrine et guidant les hommes dans la Vérité&amp;nbsp;». Des fragments de textes rédigés en différents dialectes persans, en chinois et en vieux turc (ouïgour), ont été retrouvés au nord-ouest du Turkestan chinois. Cette diversité témoigne de la fabuleuse extension de la doctrine de Mani. Après la mort de son fondateur, le manichéisme, persécuté, ne tarda pas à disparaître en Iran, mais subsista en Orient jusqu'au XIVe&amp;nbsp;siècle. En Occident, malgré la lutte énergique que menèrent contre cette doctrine les empereurs à partir de Dioclétien, elle réapparut çà et là, au Moyen Âge, chez les Bulgares, les Serbes Bogomiles et enfin chez les Cathares du Midi de la France, où elle ne fut éradiquée qu'au terme de la sanglante croisade menée contre les Albigeois.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;L'étude du manichéisme repose essentiellement sur la réfutation qu'en fit saint Augustin dans ses &lt;i&gt;Confessions&lt;/i&gt;, ainsi que sur des sources syriaques, arabes, persanes, pahlavies ou arméniennes.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-top: 0.21cm; margin-bottom: 0cm&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;© 2004, Hachette Multimédia / Hachette Livre&lt;/p&gt;
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                <guid isPermaLink="true">http://mani.blogspirit.com/archive/2007/06/30/ouigours.html</guid>
                <title>Ouïgours</title>
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                <author>noreply@blogspirit.com (Pourquoi je suis gnostique et manichéen)</author>
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                                                <pubDate>Sat, 30 Jun 2007 11:00:00 +0200</pubDate>
                <description>
                    &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;(ou Ouïghours, ou Uigurs).&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Tribu turque primitivement établie dans le bassin de la Selenga, en Asie centrale. D'abord vassaux des Tou-kine, ils profitèrent de la dislocation de leur empire (741) pour conquérir l'hégémonie en Mongolie, qu'ils dominèrent de 745 à 840 (invasion des Kirghiz). Les Ouïgours s'établirent alors en Chine centrale où ils créèrent un État dont la civilisation fut des plus brillantes jusqu'à ce que les Mongols y missent fin (XIIIe&amp;nbsp;s.)&amp;nbsp;: adoption du manichéisme comme religion d'État, invention d'une écriture tirée de l'alphabet sogdien (lui-même dérivé du syriaque) ce qui leur permit de créer la plus ancienne des littératures d'expression turque et de contribuer puissamment au progrès de la civilisation chez les peuples turcs et mongols.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Aujourd'hui, les Ouïgours sont majoritaires (7,2&amp;nbsp;millions sur 16,9&amp;nbsp;millions d'habitants en 1990) dans la région autonome ouïgour du Xinjiang. Musulmans sunnites, ils revendiquent leur indépendance vis-à-vis de la Chine.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;© 2004, Hachette Multimédia / Hachette Livre&lt;/p&gt;
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                <title>Mani, le Christ d'Orient</title>
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                <author>noreply@blogspirit.com (Pourquoi je suis gnostique et manichéen)</author>
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                                                <pubDate>Fri, 16 Mar 2007 16:30:00 +0100</pubDate>
                <description>
                    &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://manicheism.free.fr/maniblog/maniarticlelemonde.pdf&quot;&gt;Article paru dans Le Monde des religions n° 21 (janvier/février 2007)&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;i&gt;Né en Perse au 111e siècle, mort en martyr, Mani établit une religion universelle, l'Église de la Justice, qui prêche la lutte entre la Lumière et les Ténèbres. Persécutée, elle a disparu au XVe siècle.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;br /&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Tôt ce matin de février 274, après un long voyage à travers le royaume de l'ancienne Perse des rois sassanides, les voyageurs s'approchaient de la ville de Gundishapur, l'orgueilleuse cité impériale, dont les portes étaient encore fermées. Un frisson leur parcourut l'échine, non pas dû à la rigueur du climat, mais au spectacle qui se dévoilait à leurs yeux. Celui d'un corps coupé en deux, cloué sur les battants de l'énorme porte. Car, même à une époque où les châtiments atroces étaient courants, pareille mise en scène horrifiait. Parmi ces voyageurs venus de tous les coins de l'Empire, beaucoup reconnaissaient à la jambe torse la dépouille de Mani ou Manès, le prédicateur infatigable qui avait parcouru le royaume pendant presque quarante ans pour annoncer « la bonne nouvelle » et prêcher l'évangile dualiste de la lutte entre la Lumière et les Ténèbres. Certains se souvenaient de lui comme d'un peintre sans égal, d'un poète au souffle épique, d'un musicien de talent ou d'un médecin remarquable. Trois jours après sa mort, sa dépouille démembrée, empaillée et nue, était encore là. Son martyre, pour Mani, attestait de la victoire du mal sur le bien, et son destin tragique prouvait le bien fondé de sa doctrine. Ses restes furent jetés aux chiens, de peur que sa sépulture ne devienne un lieu de pèlerinage.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Lorsqu'il naît soixante ans plus tôt, en 216, en Irak, de grands changements géopolitiques bouleversent l'ordre du monde. L'Empire romain décadent est assailli par ses ennemis. La Perse, son éternel rival, est alors dirigée par les Arsacides. Neuf ans plus tard, profitant de la désagrégation de la monarchie, Ardashir, originaire de Perside, prend le pouvoir et se lance dans de nouvelles conquêtes. Sous son impulsion, la Perse retrouve la place prépondérante qui était la sienne dans la région au temps de Cyrus et de Darius. Il fonde la dynastie des Sassanides, qui ne prendra fin qu'avec l'arrivée des Arabes en 636.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;La légende veut que Mani appartienne par sa mère, Maryam, à une famille princière proche des Arsacides, et qu'il ait été abandonné à sa naissance par son père, Patteg, suite à une révélation. Une voix lui enjoignit par trois fois de changer de vie et de se retirer hors du monde. Patteg adhéra à la foi des Elkhasaïtes, un syncrétisme gnostique judéo-chrétien, et vint vivre parmi eux en basse Mésopotamie. Lorsque Mani eut quatre ans, Patteg l'arracha à sa mère et le prit avec lui afin de poursuivre son éducation au sein de la communauté elkhasaïte. Ce traumatisme exercera une influence durable sur l'enfant, suscitant chez lui colère, révolte et désir d'affranchissement.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;En 228, Mani, alors âgé de douze ans, reçoit une première révélation de l'ange At-Taum, c'est-à-dire le « compagnon inséparable », le « jumeau » : « Sépare-toi de cette communauté car tu n'appartiens pas à ses adeptes... Toutefois, en raison de ton jeune âge, le temps n'est pas encore venu pour toi de te manifester. »&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Dès lors, Mani prend la mesure de la mission qui lui est confiée, soutenu en cela par son double spirituel qui l'instruit, répond à ses questions, lui redonne force et confiance au milieu des épreuves, en particulier quand il lui faut affronter les docteurs de la secte lors de controverses. Son attitude sème trouble et discorde dans la communauté. On l'accuse de rejeter les rites de purification, les commandements du Sauveur, les interdits alimentaires et le travail agricole. Mani explique à ses coreligionnaires que Jésus, leur maître à tous, ne souffle mot de ces pratiques dans ses enseignements et que la seule pureté, « c'est celle qui est atteinte par le moyen de la Gnose ». Ses convictions hérétiques mettant en danger la communauté, les responsables elkhasaïtes excommunient le prophète récalcitrant.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;L'ange At-Taum lui apparaît alors une seconde fois et le confirme dans sa vocation prophétique. Mani vient d'avoir vingt-quatre ans. Accompagné de son père et de deux disciples, il dirige ses pas vers l'Inde pour suivre l'itinéraire emprunté deux siècles plus tôt par l'apôtre Thomas, considéré comme le « jumeau » de Jésus. Au cours de ce premier voyage missionnaire, Mani tente d'implanter son message dans les communautés chrétiennes disséminées entre Caucase et Inde, et se familiarise avec la culture bouddhique et la riche pensée indienne. Deux ans plus tard, de retour en Iran, il reçoit l'autorisation du roi Shapur 1er, successeur d'Ardashir, d'enseigner librement sa doctrine dans l'Empire perse.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Protégé par le pouvoir royal, Mani parcourt inlassablement le royaume, à pied malgré son infirmité, prêchant la « bonne nouvelle » du Salut, implantant des communautés et édifiant des temples. Son projet est de fondre en une seule tradition spirituelle les enseignements du Bouddha, de Zoroastre et de Jésus. Cette religion nouvelle, sans équivalent, doit changer le monde par la non-violence et la non-lutte. Son message sera enseigné dans toutes les langues, proclamé dans chaque ville et se répandra plus loin que toutes les religions qui le précédèrent.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Afin d'assurer la conservation et la transmission de son enseignement, Mani en fixe lui-même par écrit le contenu et l'illustre par des calligraphies et des peintures, dont le souvenir est vivace, aujourd'hui encore, dans la mémoire des peuples orientaux. La religion manichéenne ayant pour vocation d'être « entendue dans toutes les langues », Mani réforme radicalement l'écriture perse, afin que tous puissent lire ses ouvrages. Son alphabet, plus riche en caractères que l'arabe, est aussi adopté par des non-manichéens pour transcrire et traduire les Écritures indiennes et bouddhiques.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;En quelques années, le manichéisme connaît un essor foudroyant, mais il s'attire l'inimitié des mages mazdéens, qui avaient porté Ardashir et les Sassanides au pouvoir. Il leur faudra toutefois attendre la mort de Shapur pour mettre à exécution leur sinistre projet : établir le mazdéisme en religion d'État et éliminer par tous les moyens leurs opposants, manichéens, juifs, bouddhistes, brahmanes, nazaréens, chrétiens. Mani est arrêté et condamné à mort pour « crimes contre Dieu ». Jeté en prison et couvert de chaînes, son agonie sera lente. Ses derniers moments sont consacrés à son Église : il enjoint ses compagnons à poursuivre « la guerre sainte » des fils de la Lumière contre ceux des Ténèbres, qui ne finira que lorsque la dernière âme aura été sauvée de « l'abîme du monde ». Le martyre du Prophète (sa Passion ou sa Crucifixion, diront plus tard ses disciples), qui dura vingt-six jours, s'achève par cette sublime prière : « Ô Christ, ô Anges glorieux et lumineux /J'invoque vos noms / Libérez mon esprit de sa prison / Ôtez de moi ce manteau de douleur / Et conduisez-moi hors de ce monde ». Et, dit une homélie manichéenne, « les messagers de la Lumière s'approchèrent en une ronde pour conduire sa grande Âme dans les Hauteurs. La Parole protège la tête du Juste. Elle le conduit dans les sphères de la Lumière. L'envoyé de la Lumière est de retour chez lui. Ainsi s'élève la perle de Lumière. » Au jour de son Ascension, Mani « le Vivant » avait, dit-on, environ soixante ans.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;right&quot;&gt;&lt;b&gt;François FAVRE&lt;/b&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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                <title>Mani, réincarnation de Lao-Tseu</title>
                <link>http://mani.blogspirit.com/archive/2007/02/16/mani-reincarnation-de-lao-tseu.html</link>
                <author>noreply@blogspirit.com (Pourquoi je suis gnostique et manichéen)</author>
                                                <category>02. Gnose manichéenne</category>
                                                <pubDate>Fri, 16 Feb 2007 23:40:00 +0100</pubDate>
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                    &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Une légende chinoise veut que Lao-Tseu, après avoir quitté la Chine pour l’Occident, se soit métamorphosé en une grenade qu’avala, alors, la mère de Mani, Maryam. Celle-ci se retrouva enceinte et engendra le « Bouddha de Lumière », Mani. Le récit relate aussi que l’enfant « sortit en fendant la poitrine de sa mère » (ce fait est confirmé par le &lt;i&gt;Compendium&lt;/i&gt;, où il est dit que Mani est né du sein de sa mère et non de son ventre). Ces différentes indications, d’ordre symbolique, permettent d’établir un lien organique et une « continuité » spirituelle entre les deux textes du &lt;i&gt;Compendium&lt;/i&gt; et du &lt;i&gt;Traité&lt;/i&gt; et corroborent notre hypothèse selon laquelle les légendes et les mythes manichéens ont principalement trait à la seconde naissance, à la genèse de l’Homme nouveau chrétien, de l’Homme intérieur, selon la méthode initiatique de l’Appel et de la Réponse (l’« Appel de l’Esprit » et la « Réponse de l’homme », ou inversement, l’« Appel de l’homme » et la « Réponse de l’Esprit »).&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;right&quot;&gt;&amp;nbsp;François Favre&amp;nbsp;&lt;/div&gt;
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                <title>Mani, le Christ d'Orient</title>
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                <author>noreply@blogspirit.com (Pourquoi je suis gnostique et manichéen)</author>
                                                <category>02. Gnose manichéenne</category>
                                                <pubDate>Sat, 13 Jan 2007 22:50:00 +0100</pubDate>
                <description>
                    &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://manicheism.free.fr/maniblog/maniarticlelemonde.pdf&quot;&gt;Article&lt;/a&gt; de l'auteur paru dans &lt;i&gt;Le Monde des religions&lt;/i&gt; n° 21 (janvier/février 2007), rubrique Histoire/Personnage, p. 48/49.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Un autre article paraitra dans le numéro 22 de mars/avril, sous le titre : &lt;i&gt;Krishnamurti, le Voyant qui marchait seul&lt;/i&gt;.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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                <title>Mani, messager de lumière</title>
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                <author>noreply@blogspirit.com (Pourquoi je suis gnostique et manichéen)</author>
                                                <category>02. Gnose manichéenne</category>
                                                <pubDate>Mon, 30 Oct 2006 09:39:27 +0100</pubDate>
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                    &lt;p&gt;Texte issu de &lt;i&gt;Mani, Christ d'Orient, Bouddha d'Occident&lt;/i&gt;, sur la vie de Mani.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://mani.blogspirit.com/archive/2006/09/14/f-favre-textes.html&quot; onclick=&quot;return top.js.OpenExtLink(window,event,this)&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;http://mani.blogspirit.com&lt;wbr /&gt;/archive/2006/09/14/f-favre&lt;wbr /&gt;-textes.html&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;a href=&quot;http://mani.blogspirit.com/archive/2006/09/14/f-favre-textes.html&quot; onclick=&quot;return top.js.OpenExtLink(window,event,this)&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;/a&gt;
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                <title>Commander</title>
                <link>http://mani.blogspirit.com/archive/2006/10/16/mani-christ-d-orient-commander-ce-livre.html</link>
                <author>noreply@blogspirit.com (Pourquoi je suis gnostique et manichéen)</author>
                                                <category>02. Gnose manichéenne</category>
                                                <pubDate>Mon, 16 Oct 2006 15:00:00 +0200</pubDate>
                <description>
                    &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial&quot;&gt;Le livre « Mani Christ d'Orient, Bouddha d'Occident » est édité par les Éditions du Septénaire.&lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial&quot;&gt;Le livre « Les mystères de Jésus » est édité par les Éditions Aléthèia et distribué par les&lt;/font&gt; &lt;font face=&quot;Arial&quot;&gt;Éditions du Septénaire.&lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;table&gt;&lt;!-- Tableau pour encadrer --&gt; &lt;tbody&gt; &lt;tr&gt; &lt;td&gt;&lt;a href=&quot;http://www.septenaire.com/&quot; target=&quot;_new&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.mani-christ-orient.com/septenaire.gif&quot; alt=&quot;Les Éditions du Septénaire&quot; align=&quot;left&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.septenaire.com/&quot; target=&quot;_new&quot;&gt;Les Éditions du Septénaire - &lt;b&gt;www.septenaire.com&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt; « La littérature gnostique à l'ère actuelle »&lt;/div&gt; &lt;/td&gt; &lt;/tr&gt; &lt;/tbody&gt; &lt;/table&gt; &lt;br /&gt; Les deux livres peuvent être commandés sur les sites suivants: &lt;ul&gt; &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://www.amazon.fr/Mani-Christ-dOrient-Bouddha-dOccident/dp/2915172005&quot; target=&quot;_new&quot;&gt;Amazon&lt;/a&gt; (vendeur: francois2734)&lt;/li&gt; &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://www.priceminister.com/offer/buy/1410477/Favre-Francois-Mani-Christ-D-orient-Et-Bouddha-D-occident-Livre.html&quot; target=&quot;_new&quot;&gt;Price Minister&lt;/a&gt; (vendeur: Marcion)&lt;/li&gt; &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://www.septenaire.com/livre_bdd.php?code_article=EDS01&quot; target=&quot;_new&quot;&gt;Editions du Septenaire&lt;/a&gt;&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Nota: Pour le moment (12/09/2007), le livre de Timothy FREKE et Peter GANDY, &lt;i&gt;Les Mystères de Jésus&lt;/i&gt;, n'est disponible que sur le site PRICEMINISTER, à l'adresse suivante:&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.priceminister.com/offer/buy/57735747&quot;&gt;http://www.priceminister.com/offer/buy/57735747&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify&quot; class=&quot;MsoPlainText&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify&quot; class=&quot;MsoPlainText&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify&quot; class=&quot;MsoPlainText&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify&quot; class=&quot;MsoPlainText&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify&quot; class=&quot;MsoPlainText&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify&quot; class=&quot;MsoPlainText&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;br /&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify&quot; class=&quot;MsoPlainText&quot;&gt;&lt;br /&gt; &lt;b&gt;&lt;u&gt;&lt;br /&gt;&lt;/u&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;br /&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify&quot; class=&quot;MsoPlainText&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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                <guid isPermaLink="true">http://mani.blogspirit.com/archive/2006/10/04/le-signe-du-paraclet.html</guid>
                <title>Le signe du Paraclet</title>
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                <author>noreply@blogspirit.com (Pourquoi je suis gnostique et manichéen)</author>
                                                <category>02. Gnose manichéenne</category>
                                                <pubDate>Wed, 04 Oct 2006 12:45:00 +0200</pubDate>
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                    &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot; align=&quot;justify&quot; lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;«Jésus, premier Né, sauve-moi, s’écrie le psalmiste manichéen. Je veux ôter ce (vêtement) terrestre: ... l’ancien... je l’abandonnerai. Le feu du... de la ruse, et le camp des ennemis, je les soumettrai par l’armure du Paraclet. J’ai renoncé à toi, ô Satan. Les anges de (la lumière m’ont aidé à vaincre les)… des démons. Je m’extrairai de (la gangue) de ce monde et (je me détournerai) de la fausse lumière émanant de la quintuple étoile. Je détruirai la ruse des Archontes que je porte en moi et je rayonnerai dans le signe du Paraclet.»&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot; align=&quot;justify&quot; lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;Quand le moment est venu, quand les six phases du mystère chrétien d’initiation ont été réalisées par le candidat à la vie libérée, les deux corps, le corps matériel et le corps vital porteur de l’Âme nouvelle, peuvent être séparés l’un de l’autre. Cette rupture et ce détachement du vêtement de lumière s’accomplissent en six endroits: la tête (1), le cœur (2), les deux mains (3 et 4) et les deux pieds (5 et 6). Ces six aspects correspondent aux fameux stigmates du Christ crucifié et aux six points d’attaches du corps vital avec le corps physique. Le cœur est le siège de la rose; la tête, le siège du pouvoir mental, donc de l’esprit; les centres des deux mains sont les organes du pouvoir d’action; les centres des deux pieds sont les organes de l’activité motrice.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot; align=&quot;justify&quot; lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;Chez les cathares ce processus de «détachement de la croix» s’accomplissait au cours de la cérémonie du consolamentum qui avait lieu dans la grotte de Bethléem, à Ussat-les-Bains dans le sud de la France, près de Tarascon sur Ariège.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot; align=&quot;justify&quot; lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;Lors de cette puissante célébration, le futur parfait recevait le baptême du feu par imposition des mains, puis prenait place dans le Pentacle gravé dans la roche, avant d’être revêtu de la robe noire de l’Ordre, symbole de son nouvel état d’Âme vivante reliée au champ de l’Esprit.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot; align=&quot;justify&quot; lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;Le rite manichéen de «la main droite», qui s’accomplissait de plusieurs manières à l’intérieur de l’Église manichéenne, remplissait probablement la même fonction que la cérémonie du consolamentum: le baptême de l’Esprit «consolateur» était conféré par les Anciens à celui qui était parvenu au terme de son processus d’endoura (la dissolution du moi et du Soi supérieur), celui en qui les «trois jours» (de douze heures) avaient triomphé des «deux nuits» et des «cinq sortes de grands combats».&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot; align=&quot;justify&quot; lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;Ce «saint baptême de Jésus-Christ» consacre ou confirme dans le candidat la séparation définitive des deux Principes, Lumière et Ténèbres, Matière et Esprit. «Va-t-en ainsi, joyeuse, est-il dit de l’âme victorieuse, entraînée vers la terre de lumière, scellée de ton sceau, avec tes couronnes [= chakras, roues de feu] qui ne se fanent point; Ceux qui portent la couronne reçoivent un saint baptême. Ils entrent dans le repos parfait [libération]».&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot; align=&quot;justify&quot; lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;Pour la «créature nouvelle», pour l’Homme parfait, la fin des temps, le «temps postérieur» s’est accompli. Il a intérieurement rétabli la tri-unité Esprit, Âme et Corps, symbolisée dans les textes manichéens par le vêtement de l’Ame, la couronne de l’Esprit et le sceptre de la nouvelle conscience, attributs du véritable prêtre-roi. Du cœur de l’homme pneumatique jaillit alors cet antique chant de louange, dédié au Mani de tous les temps: «Tu nous as délivrés de la douleur, ô Seigneur. O Paraclet, tu as répandu sur nous la joie. Toutes les églises célèbrent ton Mystère. Nous donnons aujourd’hui notre rose, comme les arbres donnent leur fruit, afin qu’elle devienne une couronne que tu poseras sur notre tête.» À cette invocation et ce témoignage spirituel il était ainsi répondu:&lt;/p&gt; &lt;p xml:lang=&quot;fr-FR&quot; align=&quot;justify&quot; lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;Salut à toi, ô Âme, qui a mis fin à la lutte en jubilant. Tu t’es échappée de la tanière du lion, de la demeure des voleurs, du corps de la mort, pleuré de tous. La mer et les vagues, tu les as vaincues par la foi. Les monstres qui voulaient envahir ton bateau, tu les as vaincus sur ta route. Ils ne t’ont ni reconnue ni comprise. La force du péché gémit, parce que tu lui as échappé soudainement. Car tu n’as pas suivi l’erreur et par ta Vertu grandissante, tu as éteint le feu de ses démons. Tu as confondu les chasseurs qui voulaient te capturer. Tu as déroulé leurs filets. Maintenant, ils s’étonnent de la beauté de tes ailes, parce que tu t’élèves avec la force de l’aigle jusqu’au colombier de la liberté.&lt;/p&gt; &lt;p xml:lang=&quot;fr-FR&quot; align=&quot;justify&quot; lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p xml:lang=&quot;fr-FR&quot; align=&quot;justify&quot; lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;b&gt;François Favre&lt;/b&gt;, &lt;i&gt;Mani Christ d'Orient, Bouddha d'Occident&lt;/i&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot; align=&quot;justify&quot; lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
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