12.09.2007

Les Mystères de Jésus (vente sur Internet)

Désormais (12/09/2007), le livre de Timothy FREKE et Peter GANDY, Les Mystères de Jésus, est disponible à l'achat sur Internet sur le site AMAZON (cliquer sur le lien) ou sur celui de la FNAC. 
 

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10.09.2007

Les débuts du christianisme (documentaire)

Précédemment, j'ai mentionné la sortie en juillet de la traduction française du livre Les mystères de Jésus de Timothy FREKE  et Peter GANDY, publié par les éditions ALETHEIA. Les personnes intéressées par le sujet pourront trouver ci-dessous les liens permettant de visualiser un formidable documentaire sur les origines du Christianisme, diffusé à l'origine sur la chaîne Planète en février/mars 2006, où nos deux auteurs apparaissent régulièrement. La totalité du reportage (deux parties: Les débuts du Christianisme et Qui était Jésus Christ?) est diffusée sur Internet via Dailymotion (plate-forme ouverte de publications). Pour permettre sa diffusion, le documentaire a été découpé en quatre parties:

http://www.dailymotion.com/video/xtpzs_mythes-de-lhumanit...

http://www.dailymotion.com/video/xtqxj_mythes-de-lhumanit...

http://www.dailymotion.com/video/xv5sm_mythe-de-lhumanite...

http://www.dailymotion.com/video/xv5sm_mythe-de-lhumanite...

Si vous estimez que la taille de chaque vidéo est trop petite, il suffit de cliquer sur ZOOM dans la barre située juste sous la vidéo pour que cette dernière s'affiche en plein écran.

 
François FAVRE

  

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23.07.2007

Le livre du jour... (Joël de ROSNAY)

La révolte du Pronétariat (livre à télécharger en PDF)

Site du livre: une initiative intéressante (à plusieurs titres)...

Voir aussi : Révolution : 100 mots pour changer le monde (Olivier BESANCENOT)

Nota : Si je ne partage pas les convictions politiques et le programme d'un mouvement comme la LCR, loin s'en faut, j'apprécie nombre de leurs analyses de la situation actuelle (entre autres, le fait que le capitalisme dérègle le climat, perturbe la nature, et menace l'humanité). Certains affirment que le marxisme en tant que grille de lecture du monde et des événements est dépassé; sincérement, je ne le pense pas... Plus la mondialisation capitaliste (l'horreur économique) se développe et progresse, plus la pensée marxiste (et anarchiste) devient actuelle... Malheureusement, celui qui n'apprend pas du passé est puni dans l'avenir ! C'est pourquoi je crois que si les époques qui font l'objet de ma recherche sont bien passées, elles ne sont pas pour autant dépassées, le passé, le présent et le futur n'étant qu'une seule et même dimension.

 
François FAVRE 

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La phrase du jour... (Alioune SALL)

Le pire n'est jamais certain.

 
Alioune SALL 

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La phrase du jour... (Edgar MORIN)

Je crois en l'improbable...

 
Edgar MORIN 

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22.07.2007

Qui est terroriste?

Concernant la question du terrorisme islamique, voici ce que j'écrivais dans l'introduction de mon livre consacré à Mani...

[Henry Corbin] fut […] l’un des rares penseurs occidentaux modernes capable d’entrevoir que l’herméneutique du « sens caché » du Coran, telle que la pratiquaient les ésotéristes musulmans, avait non seulement la puissance de nous ouvrir « le secret des âges et des espaces de l’Iran, mais aussi celui de notre tradition spirituelle, à nous occidentaux ». « Lisez le Livre avec extase du cœur, émotion intérieure et réflexion subtile. Lisez le Coran comme s’il n’avait été révélé que pour votre propre cas », écrira Sohravardi à ses disciples.

En faisant largement appel aux travaux novateurs de Corbin, nous voulons aussi restituer à la civilisation arabo-musulmane son véritable visage en rappelant qu’elle fut pendant mille ans « la Lumière de l’Occident » et qu’il a toujours existé, des origines jusqu’à nos jours, un « autre islam », spirituel et gnostique, devant être considéré comme la source de ce qui fut l’une des plus brillantes civilisations que le monde ait connu : l’islamisme.

Le terme d’ « islamisme » a hélas pris en Occident (chrétien), depuis vingt ou trente ans, un sens spécialisé, politique, généralement péjoratif, qui tend à assimiler l’islam à la violence, à l’intégrisme et au terrorisme (Islam = islamisme = intégrisme = terrorisme).

Ce dangereux glissement de sens est essentiellement le fruit d’une diabolisation du monde musulman dans son ensemble, orchestrée par les grands médias occidentaux qui, selon des stratégies déjà largement éprouvées, attisent la peur et la haine de l’« étranger » en s’appuyant sur des réflexes nationalistes et racistes hérités d’un passé récent, celui de la décolonisation en Afrique du Nord, ou plus lointain, celui des guerres de religions et des croisades qui virent s’affronter de manière sanglante, pour la domination du monde et des esprits, Chrétienté et Islam. 

Les discours et les prises de position, qui visent à construire une image négative et menaçante de l’islam, font oublier que la violence des islamistes est avant tout une réponse, une réaction, à celle des grands États européens et en particulier des Etats-Unis (il s’agit ici d’une contre-violence politique).

Ceux-ci  estiment légitime et logique la domination sans partage qu’ils exercent depuis la fin de l’Empire soviétique sur l’économie et la politique mondiale et tendent à oublier le fait que l’Occident « a vaincu le monde non parce que ses idées, ses valeurs, sa religion étaient supérieures – rares ont été les membres d’autres civilisations à se convertir –, mais plutôt par sa supériorité à utiliser la violence organisée. Les Occidentaux l’oublient souvent, mais les non-Occidentaux jamais » (Huntington).

Les événements les plus tragiques de l’Histoire récente montrent qu’il est vain de croire que la violence politique et religieuse est le seul fait de l’islam : le génocide du Rwanda a été organisé par des factions catholiques et soutenu par des Etats modernes comme la France ou la Belgique, et la purification ethnique à l’encontre des musulmans bosniaques fut principalement le fait de serbes, chrétiens orthodoxes, aidés par la Russie.

Il est donc impossible de parler de « frontières sanglantes de l’islam » (Huntington) sans évoquer simultanément les « frontières sanglantes de la chrétienté » orthodoxe et catholique au cœur de l’Europe, ou les « frontières sanglantes de l’hindouisme » au Cachemire et au Sri Lanka, ou encore les « frontières sanglantes des intérêts des grands Etats européens ou américains » dans les lignes de frontière entre le Nord et le Sud (Ramonet).

La question qui se pose maintenant est la suivante : menacé par la puissance grandissante de la Chine confucéenne et de l’islam, qui ne cesse de progresser en France, en Europe et dans le monde, l’Occident chrétien parviendra-t-il à conjurer son déclin, amorcé au début de ce siècle ? Dans un monde désormais « multipolaire et multicivilisationnel », saurons-nous apprendre à coexister pacifiquement, comme l’indiquèrent Bouddha, Jésus ou Mani en leur temps, ou bien nos différences nous pousseront-elles vers un nouveau type de conflit plus violent que ceux que nous avons connu depuis un siècle ? C’est aussi à cette question « cruciale » que ce livre tente de répondre, en proposant un point de vue différent, « autre », sur de nombreux problèmes ou  énigmes  qui résistent aux méthodes d’investigation traditionnelles.

 

François FAVRE 

Mani Christ d'Orient Bouddha d'Occident, pp. 51-56

02:20 Publié dans 05. Autres gnoses | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

21.07.2007

La phrase du jour (B. ETIENNE)...

[Aujourd'hui,] un attentat fait beaucoup plus de spectateurs que de victimes!
 
Bruno ETIENNE 

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20.07.2007

Le terrorisme, cause première des désordres du monde?

[Concernant le problème du terrorisme,] quelques remarques de bon sens s'imposent ici. Il est d'abord très salutaire de faire la comparaison entre le nombre annuel de victimes produit par le terrorisme depuis le 11 septembre 2001 et celui des accidents de la route survenus dans le monde chaque année, ou celui des typhons de natures diverses qui affectent l’Asie ou le continent américain, celui des victimes des épidémies, tel le sida, ou encore les victimes des famines ou de la malnutrition qui affectent encore de vastes régions du monde (voir note précédente). Cette comparaison montre bien que si le terrorisme est certes repoussant, le nombre de victimes qu'il produit annuellement est d'une ampleur tout à fait réduite par rapport aux autres causes de décès de victimes dans le monde. On peut aussi évoquer les très nombreuses guerres récentes, telles que celle du démembrement de la Yougoslavie, ou les guerres destinées à combattre le terrorisme, comme celles d'Afghanistan et d'Irak ou la guerre menée par Israël au Liban durant l'été 2006, sans parler du génocide du Rwanda en 1993-1994 (800 000 victimes) ou des massacres du Congo.

Le terrorisme est donc un phénomène aux conséquences réduites par rapport au nombre de victimes injustifiées dans le monde, dont la mort résulte le plus souvent de l'augmentation des risques de natures diverses (écologie et catastrophes naturelles, moyens de transports sophistiqués à grande vitesse, pandémies, injustices dans la distribution des revenus et des moyens d'accès à une alimentation suffisante, États défaillants à empêcher des massacres internes...).

Il est aussi intéressant de constater que le plus grand nombre d'opérations terroristes spectaculaires a lieu dans le monde musulman lui-même (Égypte, Indonésie, Pakistan, Maroc, Algérie, Arabie Saoudite, Turquie) du fait de groupes dits « jihadistes » ou « takfiristes » qui contestent l'ordre existant du monde, tout comme les anarchistes russes l'ont fait à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle, ou encore comme les groupuscules d'extrême gauche en Europe ou au Japon dans les années 1960-70 ou, plus près de nous, certaines guérillas d'Amérique latine, notamment les mouvements de type Sentier lumineux ou les FARC (Forces armées révolutionnaires de Colombie). Il s'agit du terrorisme exprimant un « malaise de civilisation » particulièrement aigu, accompagné de situations socio-économiques spécifiques, une crise d'institutions politiques et d'autorité légitime, le reliquat de rêves messianiques et millénaristes engendrés par les idéologies de source religieuse ou laïque. Ce terrorisme ne peut être combattu que par des moyens renforcés de police, en attendant des évolutions et réformes sociales qui suppriment progressivement les causes du phénomène.

Ce terrorisme de nature très spécifique est à distinguer d'une autre forme d'action violente très répandue dans l'histoire récente de l'humanité, qui conteste une occupation de territoires par une armée étrangère. Ce terrorisme était, jusqu'à récemment, qualifié de « résistance» à caractère légitime, quelle que soit de la nature la bannière idéologique, religieuse, ethnique, nationale, ou même transnationale lorsqu'elle se réclame d'une idéologie de type universel (communisme). C'est bien le cas de la résistance opposée en Palestine par Hamas et au Liban par le Hezbollah. Le seul traitement efficace et rapide de ce type de résistance légitime consiste à supprimer l'occupation étrangère, et à restaurer l'indépendance et la dignité des populations qui continuent de subir de longues années d'occupation.

Ce terrorisme / résistance n'est non plus à confondre avec le terrorisme qui veut lutter contre ce qui est perçu comme une domination insupportable d'un groupe hégémonique qui gère un territoire, comme dan cas de la résistance tamoule au Sri Lanka, du terrorisme corse, de celui de l'Armée républicaine irlandaise (IRA) ou du mouvement kurde PKK (parti des travailleurs du Kurdistan) de résistance en Turquie, ainsi que l'Armée secrète arménienne de libération de l'Arménie (ASALA), de l'ETA (Euskadi ta askatasuna) basque : ces mouvements visent aussi une indépendance ou une autonomisation poussée de la population concernée.

Le discours des décideurs occidentaux et la littérature onusienne sur le terrorisme, en englobant dans un même vocable des violences aux causes totalement différentes, ne facilitent guère l'analyse calme et froide du phénomène, et donc du traitement qu'il faut lui appliquer pour le réduire. Il pousse à l'amalgame permanent entre islam et terrorisme, en dépit des situations diverses et hétéroclites qui ne concernent pas toutes des musulmans ou qui peuvent viser à la subversion des sociétés musulmanes elles-mêmes.

C'est pourquoi, tant que la dissociation n'est pas faite entre les différentes situations engendrant le terrorisme, la confusion ne pourra qu'augmenter dans les deux imaginaires opposés que nous avons décrits. Continuer sur ce chemin mène droit à la guerre généralisée. Combattre le terrorisme de façon aussi abstraite et décontextualisée, en déployant des armées dans plusieurs pays et envahissant certains d'entre eux, accusés sans preuves d'abriter des terroristes pour ce qui est de l'Irak, est une recette pour la catastrophe future. Elle ne produit en tout cas que davantage de terrorisme. L’armée américaine aura perdu plus d'hommes en voulant punir les auteurs des attentats du 11 septembre qu'il y a eu de victimes lors de ces attentats eux-mêmes (note 9). De plus, les États-Unis ont dépensé environ 600 milliards de dollars US pour financer les guerres militaires qu'ils ont menées et qui n'ont en rien résolu le problème du terrorisme.

Georges CORM

« La fracture Orient/Occident », in Futuribles n° 332/Juillet-Août 2007, p. 125-127 

 Site personnel de Georges CORM

Notes :  

7. Rappelons que le terrorisme de toutes origines a fait 5 720 victimes depuis 2001, dont 2997 pour les attaques du 11 septembre 2001. Les accidents de la route, rien qu'en Europe, ont causé la mort de plus de 214 000 personnes entre 2001 et 2005. En 2002, selon un rapport des Nations unies cité dans un article de la très sérieuse revue médicale The Lancet (n° 9521, 6-12 mai 2006), le nombre de morts dues aux accidents de la route dans le monde s'est élevé à 1,2 million de personnes, cependant que le nombre de blessés a atteint le chiffre monstrueux de 50 millions. Le coût de ces accidents est estimé à 518 milliards de dollars US. Le tsunami de décembre 2005 a causé la mort ou la disparition de près de 300 000 personnes.

9. Rappelons, par ailleurs, que le nombre de victimes irakiennes de l'invasion américaine et des violences généralisées qu'elle a déclenchées est estimé à 600 000 à la fin de l'année 2006 - voir la revue médicale britannique The Lancet (11 octobre 2006) qui publie une étude basée sur les travaux de chercheurs américains, réalisés en Irak.

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La fracture Orient-Occident est-elle devenue irréparable ?

 
Georges Corm, Economiste, ancien ministre des Finances du Liban, ce chrétien libanais, anticommunautariste et ardent défenseur de la laïcité, vit à Beyrouth. Consultant auprès d'organismes internationaux et de banques centrales, il est notamment l'auteur d'un ouvrage de référence, Le Proche-Orient éclaté (éditions Gallimard, Folio/Histoire, 2002), d'un essai décapant, Orient-Occident, la fracture imaginaire (2005) et d'une histoire du Liban, Le Liban contemporain (éditions La Découverte, Poche, à paraître).

13:45 Publié dans 08. Vu... Lu... Entendu... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

A propos du terrorisme...

La médiatisation à outrance de certains événements (dont le 11 septembre 2001), dans le but d'accréditer une « guerre des civilisations », en particulier sous la forme d'un conflit Islam/Occident, nous fait oublier certaines réalités (ainsi que la nécessité de mettre en perspective et toujours relativiser)... 

Rappelons que le terrorisme de toutes origines a fait 5 720 victimes depuis 2001, dont 2 997 pour les attaques du 11 septembre 2001. Les accidents de la route, rien qu'en Europe, ont causé la mort de plus de 214 000 personnes entre 2001 et 2005. En 2002, selon un rapport des Nations unies cité dans un article de la très sérieuse revue médicale The Lancet (n° 9521, 6-12 mai 2006), le nombre de morts dues aux accidents de la route dans le monde s'est élevé à 1,2 million de personnes, cependant que le nombre de blessés a atteint le chiffre monstrueux de 50 millions. Le coût de ces accidents est estimé à 518 milliards de dollars US. Le tsunami de décembre 2005 a causé la mort ou la disparition de près de 300 000 personnes.

Georges CORM

« La fracture Orient/Occident », in Futuribles n° 332/Juillet-Août 2007, p. 126, note 7 

 Site personnel de Georges CORM

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